Haute Ecole Libre Mosane

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Gramme : un grand nom pour une grande école

La mobilité à HELMo Gramme : stages OUT en 2017

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Chaque année, des étudiants en 2ième année de Master à HELMo Gramme réalisent leur stage à l'étranger et vivent ainsi une expérience riche tant sur le plan professionnel qu'humain. Retour sur expériences...

Les stages ont lieu en dernière année du master lors du second quadrimestre. Ils durent 16 semaines minimum et sont liés à la rédaction d'un mémoire de fin d'études. Bon an mal an, entre 25 et 30% des étudiants concernés partent à l'étranger, en Europe mais aussi sur les autres continents (Etats-Unis, Asie, Afrique principalement). La philosophie de HELMo Gramme est de promouvoir l'esprit d'initiative et la responsabilisation des étudiants vis-à-vis de leur projet professionnalisant. En clair, ce sont eux qui démarchent et trouvent une entreprise dans leur domaine de prédilection scientifique tel qu'il a été défini lors du premier quadrimestre via leur choix d'orientation. Le suivi et l'évaluation du stagiaire (savoir-faire mais aussi savoir-être en entreprise) sont assurés par un tuteur entreprise et un membre du corps professoral de HELMo Gramme tout au long du stage. Les étudiants ont en outre la possibilité de briguer une bourse Erasmus pour financer leur mobilité.

Les tuteurs entreprise sont également invités lors de la défense du mémoire en juin afin d'évaluer également cette partie du projet.
HELMo Gramme encourage vivement ce genre d'expériences et peut notamment s'appuyer sur son réseau d'alumni très actif ainsi que sur celui des industriels ayant déjà accueilli l'un(e) de nos étudiant(e)s par le passé. De manière unanime, ceux-ci soulignent la qualité et les compétences tant professionnelles que personnelles des Grammoux dont la polyvalence est un atout indéniable.

Le dynamisme des professeurs ainsi que leur réseau de contacts est une plus-value non-négligeable qui a maintes fois démontré son efficacité. La collaboration avec l'advisory board de HELMo Gramme récemment constitué permet à l'institut de suivre les évolutions de l'environnement industriel mais également devrait permettre d'ouvrir d'autres horizons à l'international dans les prochaines années.

Il faut également insister sur le souci permanent inscrit dans la devise de HELMo Gramme - "Savoir pour servir" - de développer des projets avec le Sud en collaboration étroite avec des acteurs locaux. Ce type de stages amène indéniablement une  plus-value aux étudiants qui y participent en les sensibilisant in concreto aux dimensions éthiques de la justice sociale et d'une économie compatible avec les plus hautes aspirations de l'homme (soutenabilité, créativité et solidarité).

Retour sur expériences

  • Nicolas Zimmermann : Travail de fin d’études au Burkina Faso : production de biogaz

"(...) L’objectif de ce travail de fin d’étude était de contribuer au développement d’une unité pilote produisant du biogaz afin de fournir ce type d’installation aux populations rurales du Burkina Faso qui cuisinent principalement au bois (dont la surconsommation entraine la déforestation, l’appauvrissement des terres, par ailleurs, sa collecte représente charge de travail importante). Il serait également possible d’utiliser le biogaz dans des établissements, par exemple des cliniques afin de stériliser les outils. Cette technologie existe déjà depuis longtemps et plusieurs travaux ont été réalisés entre autres à HELMo Gramme dès 2014 par des étudiants de Master 2 de l’orientation Génie Energétique Durable dans le cadre du projet de chimie de M. Charlier.
La population burkinabée étant majoritairement rurale (plus de 70% de la population active), il n’est pas rare qu’une famille ait plusieurs animaux et/ou cultive des fruits et légumes. L’apport en déchets organiques est donc quasi quotidien et représente un potentiel à exploiter. Ainsi, à l’aide d’une unité de biométhanisation, ces déchets pourraient être valorisés en énergie et en fertilisant. Le coût de l’installation a bien évidemment une importance cruciale pour ces populations, c’est pourquoi il faut réaliser un système très simple mais efficace. Nous nous sommes donc orientés vers des digesteurs sous forme de barriques de 200 litres quelque peu modifiées et avons obtenus des résultats plutôt satisfaisants : notre biogaz est utilisable et de bonne qualité. Il reste tout de même à adapter ce système afin d’avoir une quantité de biogaz suffisante pour cuisiner un repas par jour au moins. (...)
A l’heure du bilan, je ne peux être que ravi de mes quatre mois passés au Burkina Faso et ce tant du point de vue technique que du point de vue humain. J’ai découvert grâce à mon tuteur, Monsieur Charlier, les richesses et la chaleur de l’Afrique tout en participant à un projet qui, je l’espère, se concrétisera dans les prochains mois sur le terrain."

  • Raphaël Poncelet : J’ai fait mon stage de fin d’étude à l’autre bout du monde : aquaponie en Inde

"(...) Il est clair que c’est très différent de ce que l’on peut vivre en allant faire son stage au Luxembourg ou en restant en Belgique. Bien que les ONG soient des environnements intéressants et diversifiés, votre intégration au sein de ces dernières peut représenter un challenge. À titre d’exemple, Swechha, l'ONG où j'ai réalisé mon stage, n’était pas vraiment au courant de mon type d’études et ils n’avaient pas prévu de travail spécifique à mon égard. Heureusement, je suis arrivé là-bas avec un projet bien défini en tête. J’ai donc, dès le premier jour, proposé de faire de la recherche sur l’aquaponie et de construire un système sur leur terrasse. L’idée fut directement acceptée et j’ai pu m’y mettre dès le lendemain. (...)
J’ai tout d’abord fait énormément de recherches pour bien comprendre la technique et les choix de dimensionnement. Ensuite, voulant construire cela à base d’upcycling, c’est-à-dire en ayant recours à la récupération, j’ai essayé de récolter les divers éléments nécessaires à la construction. Ceci étant pour mieux coller à la vision de l’ONG, qui est active dans le recyclage. Finalement, après presque deux mois sur place, le prototype était fini. J’ai donc pu lancer le cycle et démarrer la plantation des graines.
L’idéal dans ce projet, c’était que j’étais mon propre chef. J’avançais comme je le pouvais, tout en restant free lance. J’ai donc pris toute les initiatives nécessaires, fait tous les choix et contourné les différents problèmes rencontrés de par moi-même. On apprend donc vraiment à devenir autonome et à s’en sortir."


Contact: Olivier Praz
Publié le : 29/06/2017