HEMES ESAS
Quelle méthodologie derrière les projets ?
Dans le cadre des séminaires de méthodologie professionnelle du projet, les étudiants de 2ème année de HEMES ESAS, ont eu, comme chaque année, l'occasion d'expérimenter cette méthode pédagogique particulière et originale à plus d'un titre.
Réfléchissant au départ d'une définition commune du projet (une tâche, définie et réalisée en groupe, impliquant une mobilisation et une adhésion de celui-ci, résultant d'une volonté collective basée sur des désirs, aboutissant à un résultat concret, matérialisable et communicable et présentant une utilité par rapport à l'extérieur), ils ont consacré temps, réflexion et énergie pour l'expérimenter.
Au-delà de l'expérience vécue lors de la réalisation des projets développés (cfr ci-dessous), il s'agit bien avant tout d'apprendre les tenants et les aboutissants d'une méthodologie d'intervention dans le but de pouvoir l'utiliser dans le milieu professionnel avec des populations ciblées. Il s'agit donc bien de développer des savoirs, des savoir-faire et des attitudes en terme de travail social.
Le 7 mars dernier, tous les étudiants se sont rassemblés pour se présenter mutuellement leurs réalisations. L'occasion d'une brève présentation en auditoire des objectifs de chaque projet, avant de proposer des aperçus plus concrets par une visite des différents séminaires. L'occasion aussi de retrouver, pour un groupe, les élèves de l'école primaire avec lesquels ils avaient travaillé. Rien que du bonheur à voir les sourires affichés par tous…
Cette année, les projets ont abordé des problématiques très diverses :
- La toxicomanie et sa prise en charge différenciée dans l'Eurégion Meuse-Rhin ;
- L'écologie, la préservation, l'amélioration et la conscientisation par rapport à notre environnement ;
- La solidarité et les formes qu'elle peut prendre dans une grande ville comme Lille ;
- L'essai de compréhension de l'impact que pourrait avoir une scission de la Belgique sur le bien-être des populations en analysant l'expérience de la Tchéquie et de la Slovaquie ;
- Comment pouvoir reconstruire la vie après avoir vécu l'expérience de la destruction totale (la résilience) au niveau d'une société, dans un pays fraîchement entré dans l'Union (la Pologne) ;
- L'approche d'une réalité économique, sociale et culturelle très différente de la nôtre avec un intérêt particulier pour la situation de la femme et des jeunes grâce des rencontres d'acteurs sociaux à Tanger (Maroc).
En ces temps de mondialisation, de globalisation, de fusion…, comprendre le monde dans lequel nous vivons n'est certes pas un luxe.
Se doter des outils pour rendre les individus acteurs de leur vie non plus. Modestement, grâce à ces projets et à cette méthodologie, nous avons fait le pari d'avancer dans la bonne direction. Gagné !
François ISTASSE