Les News de la section Psychomotricien(ne)
Grimper, courir, sauter, s'enrouler, s'exprimer… Tant de vécus personnels à expérimenter pour devenir psychomotricien!
Après la visite de Madame Ponton, thérapeute en psychomotricité à Pau (France), venue partager ses compétences à propos de son travail avec "les aînés" en gériatrie, expérimenter la "peur de la chute", la perception du vide… nous semblait incontournable!
C'est ainsi que toute la classe, accompagnée par Judith Kazmierczak et moi-même, s'est rendue ce jeudi 8 mars à Forestia pour une aventure peu commune pour certaines : vivre un "accro-branches"!
Suspendues à quelques mètres dans les arbres, braver l'inconnu, les sensations d'équilibre, de déséquilibres, sentir son corps dans les transferts de poids, les mouvements controlatéraux, l'horizontalité, la verticalité, la régulation tonique… tant d'expériences réelles à vivre dans le plaisir de la découverte mais aussi des peurs ou des angoisses profondes surgissant là où ne les attend pas!
Se contenir, se lâcher… dans la sensation et le mouvement… se dépasser, …s'arrêter face à ses limites… Que d'expériences…!
Certaines ont vécu la chute ; "pendues dans vide" et retenues par le matériel de sécurité, elles ont été secourues par "l'homme des bois" grimpant aux arbres plus vite que son ombre! Ouf! Que d'émotions…!
Comment pourrions-nous intégrer tout cela assis sur nos bancs d'école!?
Puissent ces riches vécus psychomoteurs ancrés en nous, faire résonance avec de futurs
Eliane DESMIDT (enseignante)
Journée de travail avec Geneviève PONTON
Le lundi 27 février, juste après le congé de carnaval, la section psychomotricité de HELMo CFEL a rencontré toute la journée une psychomotricienne hors pair : Geneviève PONTON, venue de Pau pour nous initier à la compréhension du vécu de perte de verticalité de nombreuses personnes âgées.
Spécialiste dans ce domaine de la gériatrie, mais oeuvrant aussi dans des crèches, cette française a une connaissance très fine du développement psychomoteur. Durant la journée de travail, les étudiantes de la section psychomotricité (ainsi que quelques enseignants et même le président de l’Union belge des psychomotriciens !) ont expérimenté corporellement le vécu des personnes âgées ralenties dans leurs déplacements, éprouvant de nombreux déséquilibres et souvent emmenées trop hâtivement d’un lieu à l’autre sans en avoir été informées, etc. D’autres mises en situation ont permis de vivre non seulement ce qu’est l’angoisse de chute, mais aussi les techniques pour aider une personne à se relever du sol.
La psychomotricienne s’est révélée pleine de vie et d’humour, très variée dans ses propositions pédagogiques alternant travail corporel avec mises en mots des exercices, et a aussi présenté de nombreux documents vidéos. Le soir, Geneviève PONTON a synthétisé tout son savoir en une passionnante conférence traitant de la restauration de la verticalité chez les personnes âgées. Avec le support de nombreuses photos, elle a mis en évidence le lien entre les acquisitions du bébé de la maîtrise de son redressement jusqu’à la station debout et a établi un parallèle avec les positions à favoriser chez les aînés pour leur permettre de conserver le plus longtemps possible une autonomie et une capacité à se relever en cas de chutes.
Tant les étudiantes que le public venu écouter la conférence se sont montrés enchantés de la découverte de cette grande dame, véritable mine de savoir et d’humanité !
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Rencontres avec des professionnels et bourse aux formations corporelles
Les jeudi 17 et vendredi 18 mars 2011, la section psychomotricité de HELMo CFEL vivra une 1/2 semaine spéciale, avec nombre d'invités. "Il y aura tout d'abord une rencontre avec des professionnels de la psychomotricité, explique Francisca GEMIS, enseignante.
Le matin, trois psychomotriciens vont nous parler de leur expérience professionnelle avec des publics bien différents: Béatrice Boyens s'exprimera sur son expérience en néonatologie, Alain Delvaux sur son travail thérapeutique avec des enfants souffrant de troubles du lien et Anne Van den Bril sur ses interventions avec des personnes handicapées adultes. L'après-midi, les étudiantes rencontreront les professionnels et échangeront avec eux sur base d'écrits qu'elles leur ont transmis, ce qui constitue aussi une préparation à la journée mémoire".
Le lendemain se tiendra une bourse aux formations corporelles. Les étudiantes et les membres de l'équipe participeront à trois séances de travail corporel : massage, avec Marie Buchet; technique Alexander, avec Hazel Carrie; et danse africaine, avec Anastasie. "Les autres moments de la journée seront consacrés à la présentation de différentes techniques corporelles et à une réflexion critique sur ce domaine. Il sera aussi question de la formation continuée du psychomotricien".
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Visite de Helle BROK, psychomotricienne danoise, dans le cadre de "la semaine spéciale"
Le jeudi 17 décembre, la section Psychomotricité a reçu Madame Helle BROK, thérapeute en psychomotricité et directrice de l’Ecole de relaxation et de thérapie psychomotrice à la VIA University College de Randers, au Danemark. Cette école avait reçu un groupe d’étudiantes et un formateur du CFEL à deux reprises déjà ces dernières années. Helle Brok a animé des activités théoriques et pratiques autour du « toucher en Psychiatrie » et « Le mouvement dans les interventions de groupe et individuelles ».
"Le matin, entre 11h et 13 heures, étudiants et professeurs de la spécialisation en psychomotricité de HELMo CFEL ont fait connaissance avec Helle BROK, qui a donné une première formation théorique, explique Françoise GEMIS, enseignante à HELMo CFEL. L’après-midi, entre 14 et 16 heures, nous avons effectué un important travail corporel. Ce qui était particulièrement intéressant, c'est de faire ces exercices entre étudiants et professeurs. Le partage d'expérience avec nos étudiants mais aussi avec nos collègues était très chouette,s'enthousiasme Françoise GEMIS."
Le lendemain, l’équipe des enseignants en psychomotricité a pris un petit déjeûner avec des plats régionaux avec Hell BROK. "Nous avons eu l'occasion d'échanger à propos de la situation de la psychomotricité dans nos pays respectifs, poursuit Françoise GEMIS. Ensuite, notre invitée rencontré Benoît RENARD, notre « monsieur international » à HELMo CFEL, pour mettre en place des modalités d’approfondissement des échanges entre nos institutions et permettre à des étudiants de partir en stage au Danemark".
Cet événement s'inscrit dans ce que la spécialisation en psychomotricité nomme « la semaine spéciale » au cours de laquelle les étudiants ont l’occasion de rencontrer de nombreux praticiens de la psychomotricité soit à travers des pratiques corporelles diverses (Snoezelen, activités psycho-corporelles, hippiothérapie…) soit à travers des exposés cliniques et des réflexions menées avec ces experts sur leur pratique professionnelle. "C'est un moment-clé dans la formation, explique Françoise GEMIS. Cela permet aux étudiants de rencontrer des professionnels de terrain et de se rendre compte de la réalité du métier et des pratiques".
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Voyage au Danemark
Lors de la seconde semaine des vacances de Pâques, 6 étudiants de la spécialisation en psychomotricité de l'HELMo CFEL se sont rendus à la Danske Afspaendings Paedagoger, à Randers, au Danemark. L'occasion pour Guy JANS, professeur, de permettre à ses étudiants d'appréhender une autre conception de la psychomotricité : "Le Danemark est très en avance sur nous en cette matière, explique-t-il. Là-bas, la psychomotricité accompagne de la naissance à la mort. Lors de ce voyage, j'ai demandé à nos hôtes la possibilité de suivre des cours pratiques et d'aller visiter une institution".
Au Danemark, les études de psychomotricité se font en 3 ans (tandis que la spécialisation de l'HELMo CFEL se fait en 1 an). "Les cours ressemblent cependant à ceux d'ici, explique Régine PAULS, étudiante. Le rythme y est moins soutenu car ils s'étalent sur une plus longue période mais la qualité de l'enseignement y est primordiale. En première année, les cours d'expression corporelle sont très poussés. Tout est fait pour que l'on se sente bien dans son corps. Quant à la vie à l'école, elle est très conviviale. Les étudiants se sentent véritablement chez eux. Il y a une ambiance très particulière, notamment dans la salle de séjour et dans la cuisine commune. Les moments de convivialité sont très nombreux".
En plus de leur participation à des cours, essentiellement pratiques afin de dépasser la barrière de la langue, les étudiants de l'HELMo CFEL ont également eu l'occasion d'aller visiter une institution de jour pour adultes. "La différence par rapport à la Belgique est grande, explique Guy JANS. Au niveau du matériel, de l'encadrement, du confort, le Danemark est à la pointe. C'est intéressant que nos étudiants voient cela. Mais ce qui est intéressant aussi, c'est que les Danois sont demandeurs d'une visite chez nous. Et je crois que, sans fausse modestie, nous pouvons leur faire découvrir notre manière d'enseigner la psychomotricité sans rougir! D'ailleurs, là-bas, lors du dernier jour, pour les remercier de leur accueil, nos étudiants ont proposé leurs exercices pratiques".
A cheval les yeux bandés
Lors de leur formation, les étudiants de la section psychomotricité participent chaque année à une séance d'hippothérapie. Il s'agit de mettre les étudiants en contact avec les mondes du cheval et de la cécité. « L'hippothérapie est très courante dans l'univers des personnes handicapées. Ce stage permet aux étudiants d'appréhender et de connaître cette activité assez particulière qui offre des perceptions très différentes, explique Guy Jans, professeur».
Outre l'hippothérapie, la formation propose aussi de suivre des activités « masques » et une sensibilisation à l'approche « snoezelen ». Ces activités se déroulent début février. "Dans les centres qui accueillent des personnes handicapées, il y a des parties dites "snoezelen", explique Guy Jans. Ce sont des espaces qui permettent de développer les aspects sensoriels et relaxants. Je propose donc aux étudiants d'expérimenter eux-mêmes ces perceptions".
Une autre partie du travail se fait à travers la création d'un masque. "Il y a là un moment de création et d'expression très émotionnel, poursuit Guy Jans. Cela permet aux étudiants de faire ressortir et d'exprimer un ressenti corporel et verbal. Bien souvent, lors de ces journées, nous vivons, tous ensemble, des moments très intenses et très forts émotionnellement!".
