Les news de la section Assistant Social à HELMo ESAS

Développement durable : Etudiants et engagement ?

La campagne ENGAGE est une manière ludique et citoyenne de participer sérieusement à la lutte contre les changements climatiques.Dans le cadre du cours d’ « approche des techniques en travail social » , des groupes d’étudiants de BAC1 futurs assistants sociaux de HELMo ESAS ont travaillé sur la thématique « Trajets d’amour / amour des trajets ». Voici en avant-première, avant les abris-bus et les panneaux publicitaires de liège, leurs posters. Marianne Block / Voir tous les posters

Les Agoras étudiantes : "Participer, ça ne s'improvise pas!"

Dans la Grèce antique, l’Agora était un lieu central de la vie sociale ! Lieu de rassemblement, lieu d’expression et d’échanges accessible à tous les citoyens, lieu de confrontation des idées, bref un lieu où s’exerçait la démocratie !

Le Décret instituant les Hautes Ecoles a voulu instaurer la participation de tous les acteurs qui les composent. Des lieux ont été institués pour cela, où étudiants, enseignants, personnel administratif et direction se rencontrent  pour débattre de la vie de l’organisation.  Le Conseil de Catégorie est sans doute celui qui devrait pouvoir intéresser et mobiliser le plus d’acteurs, car il semble être le plus proche de leur réalité quotidienne. Devrait… Je prends des précautions pour m’exprimer, car l’expérience démontre qu’il peut y avoir un monde entre le souhait et la réalité. Chacun sait que la participation ne se décrète pas. Une école sociale a comme slogan «Travailler le social, ça ne s’improvise pas… ». Pour paraphraser, on pourrait aussi affirmer que « Participer, ça ne s’improvise pas ! ». 

Depuis longtemps, les représentants des enseignants de l’ESAS au Conseil de Catégorie ont le souci de faire de cet organe un véritable lieu de participation et d’échanges, au sein duquel chaque composante puisse s’exprimer. Les mêmes font pourtant le constat que ce lieu n’est peut-être pas suffisamment investi. Et pas seulement par les étudiants d’ailleurs... Se pose naturellement la question du pourquoi ? Et logiquement celle du «que faire pour améliorer la situation?».

Pourquoi ?   Le temps est une denrée rare. Les étudiants en ont peu, entre les cours, les stages, les travaux individuels ou de groupes, l’étude… sans parler de leur vie en dehors de la formation. Le peu d’intérêt, réel ou supposé, pour une implication dans la vie de l’école. Le peu de visibilité du Conseil, du travail qui s’y accomplit, des retombées concrètes de ce travail sur la vie de l’organisation et de ses membres dans le quotidien… L’ignorance, peut-être, de l’existence même de ce lieu de participation et des possibilités qu’il offre, dans différents domaines, de s’exprimer, de se faire entendre, d’avoir un impact sur le cours des choses, etc. Les raisons sont nombreuses.

En y réfléchissant, en Conseil de Catégorie, en Collège de Catégorie ou en Conseil de Formation, nous nous sommes demandé comment faire pour susciter davantage d’intérêt et de participation de la part des étudiants. Notre réflexion nous a amenés à informer l’ensemble des étudiants, et particulièrement ceux de Bac 1, en leur proposant, dès la rentrée académique, d’assister à un jeu de rôle. Ils ont l’occasion d’assister en « live » à un Conseil de Catégorie, « joué » par les vrais représentants des différents groupes composant le Conseil, et lors duquel  ils débattent sur base d’un ordre du jour réel. Différents points sont abordés et débattus en temps réel. Chacun peut alors se rendre compte de l’intérêt qu’il peut y avoir à y être représenté. Se rendre compte aussi que chacun peut s’y exprimer et être entendu. S’ensuit un débat lors duquel chacun peut poser toutes ses questions ou proposer les réflexions que le jeu de rôle a soulevées.

Cela ne nous a toutefois pas semblé suffisant. Si l’on veut que le Conseil soit un lieu où les étudiants puissent vraiment faire valoir leurs points de vue ou leurs préoccupations par la voix de leurs délégués, encore fallait-il qu’ils puissent disposer de temps pour se concerter. C’est pour répondre à  cette préoccupation que nous avons instauré des temps d’ « Agora ». L’idée est toute simple : avant et après chaque Conseil de Catégorie, un temps d’échanges est inscrit à l’horaire. Avant, pour permettre aux délégués de consulter leur base, collecter les sujets qu’ils voudraient voir aborder, débattre de certains points à propos desquels le Conseil aimerait avoir leur avis… Après, pour permettre aux délégués de donner un retour de ce qui s’est dit lors du Conseil, envisager les suites à donner à différents sujets, etc.

La formule n’est sans doute pas parfaite et chacun s’emploie à l’améliorer. Il apparaît pourtant déjà que ce simple dispositif va dans la bonne direction. La dynamique de participation est enclenchée. Les candidatures à la fonction de délégué sont plus nombreuses. Les débats s’organisent et gagnent en intérêt. Les thèmes abordés se diversifient et les préoccupations sont relayées et prises en compte.
Maintenant que la dynamique est lancée du côté des étudiants, il faudrait remotiver les troupes « enseignantes »… Mais c’est un autre débat. A suivre !

François ISTASSE (enseignant)

Une expérience pour prendre conscience

Ce petit article répond à la demande qui m’a été formulée de partager une expérience pédagogique. En tant que professeur de sociologie de la déviance en deuxième BAC à HELMo ESAS, je trouve important que les étudiants puissent faire l’expérience de la déviance. Le cours est principalement axé sur le regard des autres et l’importance des autres dans les phénomènes de déviance et de stigmatisation. Une manière d’aborder ce regard est de pouvoir en faire l’expérience.

Ainsi, dès le début du cours, je demande aux étudiants de créer une petite expérience de déviance en groupe. L’un d’eux adopte un comportement déviant (hors normes), dans un lieu public,  pendant que les autres observent et notent les réactions des autres, de cet autrui qui juge. Ces réactions peuvent être de différents ordres et aller de l’ignorance totale à la demande de cesser immédiatement tout en rappelant les normes en vigueur, en passant par la grimace de désapprobation.

Ainsi, vous verrez des étudiants téléphoner au cinéma, marcher pieds nus dans une galerie commerciale, se disputer intensément dans un lieu public, dépasser dans une file d’attente, commander des sushis dans une friterie, prendre notes au cours avec une vieille machine à écrire, mettre la musique à fond dans un amphi, etc.

Il sera alors important pour eux de noter les réactions des autres d’une part, et ce que la personne qui a adopté le comportement déviant a ressenti, d’autre part. L’un et l’autre aspect sont tout aussi importants à faire émerger dans cet exercice.
Et voici quelques réactions d‘ étudiants ayant adopté le comportement hors normes :
« Je me sentais dévisagée, c’était pas évident. »
« J’avais peur de la sanction. »
« Je me sentais mal à l’aise, j’avais honte. »
« C’était pas facile de voir les gens rire autour de moi, se moquer de moi. »
« C’est difficile d’avoir tous les regards rivés sur soi. »

Revenu au cours, nous analysons ensemble les expériences et nous nous rendons compte qu’il n’est pas évident de faire abstraction du jugement des autres, de leur regard, quand on est porteur d’une différence ou que l’on agit, pas toujours par choix, en sortant des normes (toujours propres à un contexte particulier).

Ainsi, cette expérience leur permet, dans une certaine mesure, de prendre conscience du poids du regard des autres quand on est en situation de déviance et donc, du poids que l’on peut mettre sur les personnes déviantes quand nous leur adressons ce regard, ce jugement.

Audrey LEVEQUE, enseignante de sociologie de la déviance à HELMo ESAS
     

213 étudiants… 10  sous-groupes… 7 Enseignants … 2 semaines en novembre 2011. Ou quand la dynamique de groupe s’empare de l’ESAS…

Comme chaque année, durant 1 semaine de novembre,  les étudiants de 1ère BAC Assistant social ont vécu une semaine intensive d’exercices de dynamique de groupe.
La particularité de cette année réside dans le fait que les sept enseignants chargés de la partie “pratique” du cours, en concertation, en ont modifié les modalités d’évaluation.

Jusqu’alors évalué sur base d’un travail écrit d’articulation théorie/pratique, cette année fut pour nous une année d’innovation, de négociation entre enseignants... pour arriver à un résultat que nous estimons plus que satisfaisant!

Ce cours de 30 heures (10 heures d’approche théorique et 20 heures d’exercices pratiques en groupes restreints de 20 à 25 étudiants) s’inscrit dans une perspective de formation à l’intervention sociale auprès de groupes de bénéficiaires.

Revenons tout d’abord sur les étapes du déroulement de cette formation en dynamique de groupe :

1ère étape : un cours théorique en auditoire
Les 8 premières heures du cours théorique débutent par la projection du film « Douze hommes en colère » produit en 1957 par Henry Fonda et dirigé par Sidney Lumet. On y voit l’évolution d’un groupe de jurés ayant un but commun, celui de prendre la difficile décision de la culpabilité ou non d’un jeune homme. On y observe un processus de décision en groupe. Cette observation introduit les étudiants dans l’étude et l’analyse du fonctionnement et de l’évolution des groupes. Ce cours théorique est dispensé  par Louise Warin.

2ème étape : les exercices en groupe restreint de 20 étudiants pendant 20 heures consécutives
Ces exercices, articulés à la théorie enseignée, ont pour but de permettre aux étudiants d’identifier et de comprendre des phénomènes de groupe en tant que membre d'un groupe, de proposer une analyse des phénomènes  vécus dans le groupe et d’apprendre à se positionner dans les interactions au sein d’un groupe.

Les enseignants utilisent différents types d’exercices pratiques : des exercices de présentation, de résolution de problèmes, de prise de décision, de négociation/médiation, …destinés à faire ressortir et à analyser les éléments constitutifs de leur groupe (tels que les normes, l’ouverture, les types de décision, les phénomènes de leadership, les conflits et leur gestion,…) et son évolution.
Pendant 3 journées bien remplies, les étudiants vivent donc une dynamique de groupe intense, à travers des exercices, dans le même espace, avec le même groupe et le même enseignant. Les exercices en groupes restreints sont assurés par 7 enseignants de l’ESAS : Sylvie Deloyer, Lucie Fanello, Serge Lecoq, Pascale Pereaux, Delphine T’Sterstevens, Mélanie Vandeleene et Louise Warin.

3ème étape : une conclusion théorique
Les 2 heures de conclusion permettent de procéder à un exercice d’analyse théorique-pratique tel que demandé lors de l’examen, de répondre aux différentes questions et enfin, de synthétiser la matière.

4ème étape : l’évaluation des apprentissages (innovation qui porte  sur les modalités de l’épreuve et sur les modalités de correction en 2011-2012)

L’examen  consiste en une épreuve écrite individuelle en deux temps.

  • Dans un premier temps, l’étudiant remplit un QCM à livre fermé.

  • Dans un deuxième temps, un extrait du  film « Little Miss Sunshine» est  projeté. L’extrait choisi met en scène l’évolution d’un groupe familial  et  fournit la « matière » à analyser. Ensuite, l’étudiant prend connaissance des questions et des résumés des extraits. Une seconde projection de la séquence permet à l’étudiant d’avoir un « regard plus ciblé » puisqu’il connait les questions. Enfin, il donne ses réponses aux questions ouvertes, et ce à livre ouvert.

De manière à garantir la plus grande objectivité, les épreuves écrites sont réparties entre les 7 enseignants. Aucun d’eux ne corrige donc la copie d’un étudiant intégré dans le groupe qu’il a accompagné pendant les exercices intensifs. Il s’agit également d’une façon de garantir une certaine cohérence des contenus de la formation en dynamique de groupe et la plus grande équité possible dans l’évaluation.
Cette expérience de répartition aléatoire des copies d’examen est inédite à l’ESAS.
Les 7 enseignants évaluent positivement cette expérience qui sera reconduite d’autant qu’une concertation, inédite elle-aussi, réunissant ces 7 enseignants a permis d’échanger sur des épreuves problématiques et de définir des critères d’évaluation communs.

En conclusion, soulignons que la mise en place de ce processus a demandé réflexion, énergie, concertation et organisation.

Le dispositif mis en place est selon nous innovant à l’ESAS à plus d’un titre : dans son articulation théorie-pratique, dans la mixité de l’épreuve (livre ouvert, livre fermé, restitution théorique, analyse, recours à la vidéo) dans les modalités de correction et dans l’instauration d’une concertation entre enseignants.
Moyennement quelques ajustements, ce dispositif devrait être pérennisé.
Nous sommes très heureux du chemin parcouru et nous souhaitions partager cette expérience pédagogique !

Pascale PEREAUX et Mélanie VANDELEENE,
enseignantes HELMo ESAS

Compte-rendu du séjour à Barcelone

Mercredi 9 novembre 2011
Accueillies à l’aéroport par Silvia CasanovasDanés. nous avons visité sa Galléria De Mediacio de la façon la plus vivante qui soit !
A la suite de notre collègue Lucie Fanniello qui s’était rendue dernièrement à Barcelone, et d’autres collègues qui avaient pu rencontrer Silvia lors d’une journée d’étude, nous avons pu découvrir cette personne, dans ce lieu haut en couleurs, complètement habité de toute une vie si riche que l’on en perd un peu la tête ! Nécessaire, pour qui revendique de mettre la créativité au coeur de sa vie et de son expérience professionnelle comme médiatrice.
Sylvia nous a ensuite fait découvrir sa Barcelone. Celle de la nuit tombante, des bars à tapas et des pêcheurs d’anchois, des artisans, derniers fabriquants de masques de géants au fond d’un labyrinthe souterrain, celle des ruelles où l’ « ombre du vent »  et les ombres des gens se reflètent sur les bâtiments les plus anciens.

Ah, cette petite bande à la Carlos Ruiz Zafon, aura été la nôtre durant ces 4 magnifiques jours.

Jeudi 10 novembre 2011
Tôt, nous traversons la ville dans la belle lumière du matin. Nous franchissons les portes de la FundacionPereTarres à la Faculté de Travail Social de l’Université Ramon Llull.
Nous sommes reçues au Service des Relations Internationales par Anna Rodriguez Casadevall avec laquelle nous étions en communication pour organiser cette rencontre et Rayda Guzman, Vice Doyenne pour les Relations Internationales.
S’en suit un long échange, toute la matinée, avec Rayda Guzman, à propos des possibilités d’échanges entre nos instituts de formation au travail social.
Nous soulignerons, ici, qu’une réelle motivation existe pour qu’une collaboration entre nos écoles commence à s’établir petit à petit et que la prochaine étape pourrait être l’accueil à Liège de Rayda. (*)  Nous avons visité la faculté et rencontré quelques collègues. Nous avons notamment eu l’occasion d’échanger un peu avec le responsable d’une revue éditée par la fondation et l’université sur l’éducation et le travail social, ce qui nous semblait une initiative des plus intéressante.

L’après-midi, nous gambadons au travers de la ville entre Désigual, Gispert et El Ingénio, entre fringues colorées, nougats et farces et attrapes, et glanons par ci par là quelques souvenirs à rapporter à nos familles !

Tôt dans la soirée, nous rejoignons  Enric Canet, responsable de l’ONG Casa Infants, pour une nouvelle ballade contée par un fin connaisseur de l’historique de Barcelone et de ces quartiers populaires. Aujourd’hui, le quartier El Raval, est un joyeux mélange de « gens de la planète entière » et de lieux artistiques et gastronomiques « branchés » . Le centre « Casa Infants »implanté au bon milieu de toutes ces petites ruelles à deux pas des magasins de luxe et des petits vendeurs de toutes sortes de trafics de la Ramblas, grouillent d’enfants animés par de jeunes éducateurs…quelques femmes attendent aussi de pouvoir entré et avoir accès à un service social…Les personnes sont de plus en plus nombreuses, nous dit-on à avoir besoin d’une aide, les moyens sont de plus en plus difficiles à obtenir mais le moral est au rendez-vous. L’on sent bien que ce responsable n’est pas prêt d’abandonner la résistance à la pauvreté et à toutes formes de rejets de l’autre différent, combat qu’il mène calmement avec son équipe depuis si longtemps contre vents et marées…

Nous soupons ce soir là avec Montserrat Feu Closas qui nous a invitées au colloque du lendemain. Nous faisons la connaissance des quelques intervenants et notamment de Margalit Cohen-Emerique, spécialiste de longue date de l’approche interculturelle en intervention sociale.

Vendredi 11 novembre 2011
Très tôt à nouveau, nous descendons la Rambla vers la mer sous un soleil naissant mais qui déjà réchauffe l’athmosphère. Nous atteignons ainsi la Casa del Mar où est organisé le colloque « Compétences interculturelles des professionnels de l’action sociale ». Celui-ci est organisé conjointement par la Fondation PereTarres, l’Université et l’association Atalantida dont Montse Feu est la présidente.
L’ensemble des interventions en séance plénière le matin est d’un plus grand intérêt. Après un temps de midi qui permet les contacts et échanges de cartes de visite, rituel important dans ce genre de journée, nous participons l’après-midi à des tables rondes où des expériences plus concrètes de travail social et de formations  sont présentées. (*)

 Le temps manquera évidemment comme souvent pour approfondir la réflexion. Mais des contacts sont pris et des liens se renouent ainsi de colloques en rencontres et de repas en ballades….

Samedi 12
Le marché matinal pour ramener jambon, mandarines et bonbons tellement meilleurs que chez nous ! Ensuite Silvia, comme pour boucler la boucle, vient nous chercher pour nous montrer la mer. Si proche de la ville, elle nous conduit dans son beau quartier de vie où dès les beaux jours, nous dira-t-elle, avec son livre et sa serviette de bain sous le bras, elle traverse le boulevard pour venir s’installer à la plage le matin et discuter entre voisines et voisins de paliers !

Olé de Marianne BLOCK et Claire WALTHERY, enseignantes nomades à partir de HELMo ESAS.

(*) Tous les détails de notre conversation quant aux possibilités d’échanges peuvent être obtenus en nous contactant directement. Idem, en ce qui concerne les compétences interculturelles !

Accueil de 18 étudiants de Tanger, Maroc

Nous sommes heureux de vous annoncer que 18 étudiants de Tanger seront en visite à Liège, à HELMo ESAS,  entre le 2 et le 12 février 2012. Cet échange trouve sa place dans un partenariat qui se construit depuis quelques années entre les 2 écoles ! Il est soutenu par la cellule Sud-Nord de notre Haute Ecole !

A Liège , en Belgique,

Nous rencontrons au travers de nos stages de + en + de personnes issues d’autres pays, d’autres langues, d’autres cultures. Ces personnes vivent parfois dans des situations qui nous semblent indignes des droits de l’homme (centres fermés, mineurs non accompagnés, discrimination au logement, à l’emploi, racisme au quotidien…)

Des personnes venues d’ailleurs , mais aussi de + en +  nombreuses  personnes de chez nous vivent des situations inacceptables et nous refusons de vivre dans un monde qui accepte de laisser pourrir ses vieux dans des maisons de repos, sans aucun contact avec famille, quartier…
Nous refusons de vivre dans un monde de méfiance du jeune, de l’étranger, du non-conforme, du trop ceci ou pas assez cela…

Nous avons été frappé, lors de nos voyages (pour lesquels, nous, nous obtenons facilement un visa, contrairement à nos amis marocains) combien nous avons perdu les valeurs d’accueil et l’énergie immense de nos collègues de l’autre côté de la mer nous a frappés.
Nous avons été touchés par la révolte des jeunes et nous avons assisté (en février 2011) à plusieurs manifestations au Maroc. Nous avons mieux compris, à travers leurs yeux quelle était le sens du mot « démocratie »
Nous avions oublié quelle richesse pouvait être notre sécurité sociale belge, et quelle énergie il fallait dépenser pour  contribuer et construire nous aussi une Belgique et un monde meilleur !

La semaine que nous avons passé au Maroc nous a fait deviner les ressources  et la force que nous portons en nous, lorsque nous rencontrons des personnes différentes de nous.

Nous avons aussi été surpris nous-même par le plaisir de projet  qui émane de cette rencontre.
Nous voulons accueillir à notre tour ces jeunes car nous voulons les présenter à nos amis, collègues, nous voulons leur montrer notre école, notre façon de vivre, de travailler, nous pensons que nous nous connaîtrons mieux nous-mêmes si nous leur faisons découvrir notre ville et notre vie.
Nous nous sommes rendus compte que nos amis se font eux aussi des illusions sur notre façon de vivre. Nous ne voulons plus d’illusions : nous voulons avec eux concrétiser des rêves.

A Tanger, au Maroc,

De nombreux défis sont à l’ordre du jour :
Précarité, discriminations de diverses sortes, manque d’emplois rémunérés justement, en particulier pour les travailleurs sociaux, difficultés liées à l’éducation, en particulier des femmes et des petites filles, droits humains
Enfances et jeunesses en danger ou en difficultés, revendications démocratiques
Déprimes et rêves d’émigration de nombreux jeunes et adultes dépassés par ces défis et rêvant qu’ailleurs (en Europe) tout est plus simple.

Les futurs travailleurs sociaux en voie d’être diplômés sont trop peu nombreux et trop peu confiants en eux-mêmes pour pouvoir relever seuls tous ces défis.
Le renouveau politique est face à des défis immenses et des peurs et méfiances  des pays étrangers (peur par rapport à la religion par exemple).

Un  partenariat avec d’autres jeunes qui s’orientent vers une formation sociale en Europe pourrait

-Nous donner d’autres idées de méthodes, manières de faire… dans le travail social.
-Nous permettre d’envisager, à notre jeune échelle, des problématiques planétaires de façon solidaire (émigration-immigration…) entre Belgique et Maroc
-nous aider à relativiser nos défis,  et à les inscrire dans une perspective + globale «  (Afrique –Europe)
- comprendre les impasses dans lesquelles se placent les pays dits développés comme la Belgique ( difficulté de gouverner démocratiquement en tenant compte des minorités, difficultés pour continuer à financer une sécurité sociale…) afin de permettre au Maroc de construire sa propre voie, sa propre démocratie et sa propre solidarité.
Mettre en valeur à l’étranger ce que nous aimons au Maroc (culture, tradition d’accueil…)

Marianne BLOCK (enseignante)

Colloque  « Les dessous des cartes » : retrouver le  sens premier du travail social.

Politiques sociales actives et contractualisation de l’aide sociale teintent de plus en plus la relation d’aide et ce, dans de multiples secteurs.
Coincé entre institution, politique et bénéficiaire, le travailleur social a chaque jour plus de mal à se situer, à trouver un sens à ses pratiques.   Pour qui, pour quoi et comment ? Des questions qui se bousculent.

S’arrêter et réfléchir sur le « dessous des cartes » (enjeux et dérives) de cette contractualisation de l’aide et au-delà proposer de nouvelles perspectives au travail social, tel était le programme proposé le 21 novembre dernier à des professionnels du terrain, venus, pour un jour, se joindre aux étudiants assistants sociaux de dernière année à HELMo ESAS.
Quatre orateurs étaient présents pour nous guider dans cette réflexion. Chacun, avec son bagage, son expérience, son angle d’analyse et son humour, a véritablement captivé l’auditoire.
Inutile de dire que résumer en moins de trois pages une journée aussi riche était un défi quasi impossible à tenir. Le lecteur ne trouvera donc que quelques étincelles susceptibles d’allumer, grâce à de nouvelles grilles de décodage, les indispensables remises en question sur notre manière de travailler.

  Jacques FIERENS Avocat, professeur à l’université de Namur, à l’ULG et UCL , débute la partie et décline en 13 cartes «  toujours le contrat ET j’insiste sur  « con ».
S’appuyant sur de nombreuses références philosophiques, il définit ainsi le sens de mots-clefs, tels qu’exclusion, société, contrat, travail et dignité,….
Il remarque que si le contrat a su clairement se faire une place - notre société prônant l’utilité réciproque et l’échange intéressé - il n’en va pas de même pour la dignité de celui avec qui le contrat est passé.
Car, vu le statut primordial de la valeur « travail », c’est d’abord par le travail que doit se faire l’insertion. Voilà pourquoi nos lois d’aide sociale contiennent l’obligation de travailler.
Si l’on doit bien constater que la dignité perd du terrain ces derniers temps, elle n’en devient pas pour autant vaine  car elle a déjà permis des lois ou des jugements positifs pour la vie des personnes précarisées. .
L’orateur sort une dernière carte, pleine d’espoir et d’optimisme. A l’exclusion, il ne propose pas d’opposer l’inclusion mais l’éclosion, celle qui permet à chacun  «d’éclore,  de se dévoiler, de s’épanouir». Sortir l’être humain fragile du cercle fermé pour faire éclore l’amitié, dans une approche prudente et respectueuse.

 Jean MAISONDIEU psychiatre et essayiste,  a publié la « Fabrique des exclus » (Bayard 2010). A travers son intervention  « Comment ne pas inclure des exclus dans l’exclusion, sous prétexte d’insertion. »,  il dénonce la  tendance à  lier la souffrance des exclus à la maladie mentale.  Or, cette souffrance est d’abord d’ordre social, inhérente aux dysfonctionnements de la société et à son incapacité à résoudre des problèmes d’ordre structurel (crise de l’emploi et du logement notamment).
Il pointe le mépris que nous inspirent ces « nouveaux  pauvres », mépris parfois inconscient qui s’appelle alors la pitié, mais aussi la peur qu’ils suscitent comme reflet d’une précarité qui pourrait bien nous toucher.
Le travailleur social doit être capable de donner une autre définition à leur comportement en s’emparant de la dimension de pathologie sociale et en voyant dans les problèmes mentaux des conséquences de ces désordres sociaux.
On le voit, par son attitude, il peut  favoriser aussi bien la réinsertion que l’exclusion.
Jean  MAISONDIEU nous invite, chacun dans nos métiers, à retrouver de la fraternité dans nos relations à autrui, ce qui implique de créer du lien dans le respect et la compréhension de l’autre.

 Manu GONCALVEZ,  est assistant social  au centre de santé mentale «  le Méridien » à Bruxelles .  Son intervention, fruit  de rencontres entre  travailleurs  psycho-médo-sociaux du secteur de la santé mentale, repose sur deux axes : celui du malaise, vécu tant par le TS que par les bénéficiaires et celui de la contestation du TS envers l’Institution.
Il témoigne du malaise  que vivent les professionnels du secteur et de la nécessité de pouvoir le  dire. Malaise ancré dans le fossé d’incompréhension qui se crée entre travailleurs et bénéficiaires, de la difficulté de faire la part des choses entre la  souffrance individuelle du bénéficiaire ou d’une souffrance dépendant d’un contexte social. Il évoque aussi le malaise du bénéficiaire qui ne reçoit pas ce qu’il est venu chercher et interpelle le TS « à quoi sers-tu si tu ne m’aides pas ? »
Tout comme Jean MAISONDIEU, il relève que la fragilité fait peur ainsi que la vulnérabilité des conditions même de nos existences.
Il relève tout l’intérêt d’une transversalité entre les métiers pour comprendre la souffrance et ne pas la limiter à un seul angle d’approche.
L’axe de la contestation s’inscrit dans le cadre de nos pratiques professionnelles. Elle se construit  dans la fidélité à l’engagement dont on a fait profession, celui de se soucier de l’autre en se situant dans  le champ de la fraternité.

 Guy HARDY, formateur et superviseur en Belgique, France, Suisse et Canada, qui a écrit notamment  « L’enfant des autres » se montre délibérément percutant dans son intervention.
Ce qu’il dénonce et met en avant, c’est l’ingérence de la société dans la vie des bénéficiaires qui, pour près de 80% d’entre eux n’ont pourtant rien demandé.
 « Je veux que tu veuilles changer, je veux que tu veuilles de l’aide et que tu reconnaisses le problème que je veux que tu reconnaisses. » Un programme qui suppose que non seulement le bénéficiaire fasse ce qu’on lui demande mais qu’il fasse sienne notre demande, bref qu’il change ses désirs, voire ses valeurs. On comprend quebeaucoup de familles vivent l’intervention des services sociaux comme une violence.  La bienveillance imposée, dit G.Hardy, est presqu’une forme de maltraitance que doivent dénoncer les travailleurs sociaux.
Pour sortir de ce paradoxe de l’aide contrainte, Guy HARHY propose de réinventer les pratiques pour aller vers les gens les plus précarisés. La rencontre vers l’autre sur base de valeurs de fraternité, de respect et de vulnérabilité.

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Le cours de gestion et comptabilité des ASBL

Reprenant cette année le cours de gestion et comptabilité des ASBL et convaincue de l’intérêt de cette matière pour de futurs assistants sociaux, je me suis demandée comment je pouvais rendre mon cours attractif et vivant pour des élèves a priori (a priori !) peu attirés par ces matières.

C’est alors que j’ai eu connaissance d’un projet coordonné par l’ASBL ‘les mini-entreprises’ : Le Yep (Young entrepreneur Project). Il s’agit d’un projet spécifique à destination des étudiants de l'Enseignement supérieur, qui vise à insuffler l'esprit d'initiative et de créativité, le goût d'entreprendre et le sens du travail d'équipe. En ce qui me concerne, il me permettait de créer un pont entre cours théoriques et démarche pratique.

Le fil conducteur du projet est l'élaboration d’un plan d'affaires : les étudiants définissent un produit ou un service, calculent les coûts, étudient le marché et la concurrence. Ce plan d’affaires, de plus en plus élaboré au fur et à mesure de l’avancée des cours théoriques, a été présenté par les étudiants (réunis en groupe pour ce travail) à des jurys d’experts. Ces présentations ont eu lieu à deux reprises : une fois en classe et une autre lors d’une journée organisée dans le cadre du YEP (cette année, elle a eu lieu le 9 novembre au EPH Condorcet de Mons).

Le projet YEP a donc été une expérience enrichissante, même s’il a exigé énormément de travail, tant pour moi que pour les étudiants. Outre l’intérêt pédagogique évident que cette expérience a eu pour moi, je pense que les étudiants en ont également beaucoup retiré. Elle leur a notamment permis de construire/d’affiner des compétences dans des domaines de nature plus transversale: construire un projet, le présenter et le défendre, travailler en équipe, confronter le rêve et la réalité –notamment économique, rencontrer des professionnels du monde associatif et du secteur privé, pouvoir entendre les suggestions et les critiques…

Catherine VANDELEENE

Dominique WARIN, enseignante, présente une communication au quatrième congrès de l'AIFRIS, à Genève

A l’occasion du quatrième congrès de l’AIFRIS (Association Internationale pour la Formation, la Recherche et l'Intervention Sociale) organisé à Genève du 5 au 8 juillet 2011 sur le thème : « Crises, gouvernances, développement durable : quelles articulations avec l’intervention sociale ? » une enseignante de l’ESAS, Dominique Louise WARIN a présenté une communication réalisée conjointement avec une enseignante de l’UQAM (Université de Montréal).

Le travail conjoint  porte sur les enjeux de l’enseignement de l’intervention sociale de groupe auprès des futurs assistants sociaux. Peu d’étudiants  choisissent de se former pratiquement à l’intervention de groupe via les stages.

Si l’on considère que le le groupe peut être un réel catalyseur de changement personnel et social  pour les personnes en souffrance, en rupture de liens personnels et/ou sociaux, interroger  la question du « Comment intéresser les étudiants l’intervention sociale auprès des groupes » apparait comme un enjeu comportant une dimension pédagogique, une dimension institutionnelle et  une dimension politique.

Titre de la communication:
Former à l'intervention sociale auprès des groupes : une responsabilité collective pour contrer la fragilisation des liens sociaux.
Sous-titre :
Du Québec et de Wallonie,  réflexions à deux voix,  sur les stratégies de formation visant à intéresser les étudiants en travail social à la pratique de groupe

cliquez ici pour lire l'entièreté de la communication

"Ceci n'est pas une conférence"... Silvia CASANOVAS, de Barcelone partage autour du thème "Médiation et Créativité"

Silvia CASANOVAS, médiatrice de Barcelone, est venue le 19 octobre à HELMo ESAS, partager avec nous ses outils autour du thème « Médiation et Créativité ». Parmi les 75 personnes présentes, venues d’ici et d’ailleurs, dix professeurs de HELMo ESAS participaient à cette rencontre. Extraits de leurs impressions :

« Un peu de frustration par le manque d’exemples plus élaborés. C’est un patchwork pas évident. Je me sens déroutée, bousculée (positivement). Vivement intéressée. » MW

« Ceci n’est pas une conférence, ou alors au sens étymologique ‘porter ensemble au même point’. Par le biais de ses objets qu’on aurait voulu plus encore toucher.  Silvia a relevé ce défi de nous ouvrir les portes d’un territoire qui vaut la peine d’être découvert.
En vrai, avec ses odeurs, ses fantômes et ses multiples significations…
 » MB

« L’utilisation de supports a permis parfois de sortir du registre des mots et d’entrer dans le registre des maux. Telle que présentée, sa créativité et l’utilisation de la métaphore et de l’humour, ont permis de débloquer, dénouer les nœuds d’une situation. » MV

« J’ai été interpellée par l’ensemble des objets qu’elle a apportés et dont elle a expliqué le sens.  J’en retire, en tant qu’enseignante, une incitation à utiliser davantage les objets durant mes cours pour faire passer des messages, susciter des prises de conscience, marquer les esprits et introduire intelligemment de l’humour. J’ai également été interpellée par l’idée d’être constamment à l’affût de toute image, slogan,… Ce qu’il y a derrière tout cela me semble à la fois simple et complexe.  Bref génial. Ce qui transparaît vraiment dans sa démarche, c’est de la créativité et de la générosité, ainsi qu’une dose revitalisante d’humanisme à la portée de tout qui veut s’en inspirer et croître… » TT

« Etonnant, bousculant, simple et spontané ! Le juste ton avec un profond regard. » CV

Y’aura-t-il une suite ?
Bien sûr ! A priori, la collaboration Liège–Barcelone va se poursuivre.  Au sein de ce partenariat, une réflexion est menée pour y conduire un projet plus élaboré, toujours autour du thème de la médiation et la créativité.  Ceci n’est donc pas une fin….

Lucie FANELLO (enseignante HELMo ESAS)

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De la "Moving Audio and Video Box" aux "Parapluies de Sherbrooke"

Lors du XIIIème congrès de l'Association Internationale pour la recherche interculturelle "Les diversités au coeur de la recherche interculturelle: harmonies et dissonances", qui se tenait du 19 au 23 juin, à Sherbrooke, Québec, au Canada, deux enseignantes de HELMo ESAS, Elisabeth NEUFORGE et Claire WALTHERY, ont présenté une intervention artistique et interactive intitulée de la « MOVING AUDIO AND VIDEO BOX » aux « PARAPLUIES DE SHERBROOKE ».

Comment faire voyager les histoires de mobilité des étudiants en travail social ? Comment recueillir la parole, garder des traces, transmettre, partager et échanger, questionner ces histoires et promouvoir leur diversité ? Présentations de quelques réalisations au départ de mots, paroles, sons, images et émotions. En quoi la multiplicité des rencontres et des cultures diverses ouvre à des possibles scénarios de projets de vie et de développement pour chacun d’entre nous et pour notre planète ?

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Barcelone : une « caverne d’Ali Baba » de la médiation

Entre le 24 mai et 28 mai dernier, Lucie FANELLO, enseignante à HELMo ESAS, s’est rendue à Barcelone pour enrichir ses outils de médiation, sur le thème de la créativité. Récit d’un voyage plein de découvertes.

Le décor :
Un cours à choix en BAC 3 à HELMo ESAS : Travail Social et Médiation.

Le but de l’aventure :
Aller à Barcelone pour rencontrer une praticienne en médiation et sa fabuleuse bibliothèque d’outils de médiation, idée soufflée par Mme Renée BROCAL, directrice de HELMo ESAS.
Et aussi faire d’une pierre deux coups : créer un accord bilatéral entre HELMo ESAS et l’Université de Barcelone.

Les personnages :
À Barcelone :
Silvia CASANOVAS DANES : psychologue, pédagogue, éducatrice spécialisée, logopède, thérapeute familiale et médiatrice (depuis 1995), directrice de la « Galeria de Mediacio ».
En Belgique :
Lucie FANELLO : enseignante à HELMo Esas. Elle a obtenu un diplôme d’assistante sociale,  de médiatrice, et est également formatrice en communication interpersonnelle (Thomas Gordon). Elle vient d’entamer un master à la FOPES (UCL). Son moteur actuel : la passion.
Jeannine JULLIEN-VAN DE WEERDT : a suivi un post-graduat en médiation, une formation en P.N.L. et un  C.A.P. Elle a centré ses différentes activités professionnelles autour de la médiation. Enseignante dans un post-graduat en médiation et dans un graduat en communication et GRH, et médiatrice au sein du Service de Médiation du CRM asbl, elle est spécialement intéressée par la supervision et l'intervision de professionnels.
Caroline JENNES : assistante sociale d’un service d’accueil de jour et résidentiel pour personnes adultes déficientes intellectuelles. Elle termine sa formation en médiation et prépare son travail de fin d’études sur la médiation et la créativité.

Le Voyage :
L’accueil par Mme Casanovas nous a laissées sans voix et la découverte de ‘La Galeria de Mediacio’ fut extraordinaire.
Caroline raconte : « Silvia a aménagé un ‘Espace médiation’ pour sa clientèle privée, et réservé une pièce pour classer ses archives en un ‘Centre de documentation’ qui est en même temps un lieu de création et de diffusion d’outils pour la résolution de conflits. Les documents rassemblés reprennent les thèmes comme : la communication, l’estime de soi, les arts, l’écoute active, les émotions, les métaphores…  Et, dans la dernière pièce, elle organise son ‘Laboratoire d’idées’. Il s’agit d’un lieu d’exposition d’objets divers où l’on joue, notamment avec les mots, les images, les idées, les symboles… Bref, un lieu de créativité où l’on développe de nouvelles manières de faire et de dire. »

Pour Jeannine, « la Galeria de Mediació est bien plus qu’une ‘mystérieuse armoire’, c’est une véritable ‘caverne d’Ali Baba’ de la médiation. »

Prémices d’un accord bilatéral
Et Lucie termine : « Nous avons rencontré Mme Josefina Fernandez Barrera, Directrice de la Faculté de Pédagogie, Département de Travail Social et Service Social de d’Université de Barcelone. Le but de ce rendez-vous était d’envisager un accord bilatéral entre HELMo ESAS et l’Université de Barcelone.
A l’ordre du jour : les présentations institutionnelles, un échange des programmes scolaires, des méthodologies, des processus d’apprentissage...  Nous avons senti une accroche, une motivation commune au sein de notre discussion et sommes allées plus loin en partageant nos questionnements à propos par exemple des compétences de savoir-être à acquérir et de la place de la médiation au sein de l’enseignement des travailleurs sociaux.
A ce niveau-ci de la discussion, il nous a semblé clair que nous avons jeté les premiers ponts d’une future collaboration. Les personnes de contact des relations internationales ont été identifiées, nos cartes de visites ont circulé pour finalement repartir, bien classées, dans nos agendas respectifs. Cette rencontre a été très positive et nous a permis d’envisager un partenariat actif HELMo Esas – Université de Barcelone. »

Le Dénouement :
Nous sommes revenues avec des idées plein la tête, des images, des objets, des références qui vont permettre à chacune de poursuivre ses objectifs.
Et une chose est sûre : les échanges avec Barcelone ne font que commencer…

Cela vous donne envie d’en apprendre plus ?

Mme Silvia Casanovas Danés nous rendra visite à Liège le 19 octobre 2011.
Pour recevoir une invitation adressez-vous à l.fanello@helmo.be

BAC1 AS et TC relèvent le défi "When Harry met Sally".

Vous vous souvenez ? Mais non, ces étudiants de Bac1 n’étaient pas nés en 1989… ! Et donc, rappel : « Quand Harry rencontre Sally » de Rob Reiner. Le pitch : Un gars rencontre une fille… Est-il possible d’être ami ? Avec la chute, certaine, dans les 3 dernières minutes du film… C’était une comédie romantique, drôle, … Quand les « TC » rencontrent les « AS » ou quand des futurs  « Technico-commerciaux » rencontrent des futurs « Assistants Sociaux » … Basique de faire se rencontrer 2 mondes, à travers 2 professions,  mais est-il possible d’aller au-delà des préjugés ? Apprendre, de part et d’autre, à se connaître, et à, mais oui !,  identifier des points communs et ainsi, mieux construire son « identité professionnelle ». C’était là le défi que nous avons relevé ce 12 mai, à l’ESAS…

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Les BAC2 présentent leurs projets


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Les étudiants de BAC2 de la section Assistant Social de la Haute Ecole HELMo ESAS, à Liège, présentent leurs projets.

Les "agoras" des étudiants de HELMo ESAS


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Les étudiants de HELMo ESAS organisent des "agoras" afin de discuter, entre eux, des manières d'améliorer la formation. Les résultats de ces discussions permettent ensuite aux délégués des étudiants d'enrichir les débats au sein du conseil de catégorie.

« Développement durable et liberté de se terre » : manifestation festive du 22 mars 2011 dans le quartier « Longdoz »

Start : Moving Audio and Video Box La bougeotte, ça te dit quelque chose ?
Tu es…
Entre 2 rendez-vous, 2 voyages, 2 courses, 2 cours, 2 portes, 2 chaises, 2 idées, 2casquettes ou 2 oreilles… ?
-entre- juste – entre-
Alors, entre dans « la moving audio and video box »
Pour une pause de 30 secondes, une pose de 30 secondes.
Et entre-y, s’il te plaît, une goutte de mémoire dans l’espace et le temps.

À l’entrée de l’école, était installée une cabane en toile colorée à l’intérieur de laquelle chacun avait l’occasion d’exprimer son avis à propos de la thématique de la journée.
Une question était posée : « La bougeotte, ça te dit quelque chose ? » Cette moving audio and video box est un espace pour  correspondre  entre  étudiants, enseignants… de Liège et  d’ailleurs. Chacun y est filmé et enregistré pour faire trace. Dans le quartier, nous pouvions découvrir, sous un soleil printanier,  6 installations artistiques, ludiques et interactives, pour le plus grand plaisir des nombreux participants, habitants, passants, invités d’associations du quartier…

Une soixantaine d’étudiants de 1ère BAC assistant social les ont préparées depuis le début de l’année.
Nous avons ainsi  découvert :

Ennemis publics (Rue Libotte à l’entrée de la Médiacité) : Sensibilisation au tri des déchets et plus généralement au développement durable par le biais de l’art.

Au delà des frontières (Place Henriette Brenu - entrée de la Médiacité) : Diverses animations et jeux Nord-Sud

TEC tous en cœur (Rue Basse-Wez, au Pôle Image) : Vidéo, expo, parcours vélo

Les 100 Blancs A la Zone (rue de Méan) : Vidéo, slam, textes lus de Liège et de Tanger à propos du développement durable.

La Green Team Mobility (Rue Grétry, sous les arcades le long de la Médiacité) : Animations, jeux à propos de la mobilité

La Green Team Ennemis Publics (Rue Gretry, sous les arcades le long de la Médiacité) : Trucs et astuces récupérations et produits ménagers

La démarche de notre  cours « Approches des Techniques en Travail Social », est la suivante :
1) la découverte du quartier Longdoz, de ses habitants et de la ville.
2) les processus interactifs et d’animation découverts avec  différents partenaires avec lesquels les étudiants travaillent depuis le début de l’année.
3) la construction de leurs  propres installations et actions diverses.
4) la diffusion de celles-ci dans le quartier lors de la manifestation du 22/3/11.

Les objectifs sont ceux-ci :

  • 1) l’évolution de leurs perceptions et représentations de ce quartier et  de la façon dont les passants et habitants, etc…vivent ensemble. (ceci à propos du quartier Longdoz mais aussi plus largement à propos des villes aujourd’hui)
    2) la réflexion à propos des thématiques « Liberté de se terre » et « Le développement durable »
    3) l’acquisition de  méthodes d’observation, de rencontres et d’expressions, l’apprentissage à la  participation avec des habitants et divers partenaires. Plus largement, apprendre les « façons les plus diverses de communiquer » afin d’évoluer dans leur compréhension de ce que les habitants vivent dans ce quartier et de les préparer ainsi à leur futur métier.
    4) la prise de conscience du rôle que  chacun a joué pour parvenir à mener un projet avec son groupe et avec les partenaires extérieurs (artistes, associations, administration publique, habitants, étudiants de Tanger et partenaires divers).

Le bilan de cette aventure est actuellement préparé par les étudiants et nous-mêmes. Chaque sous-groupe devait tenir un carnet de bord dans lequel il devait conserver les traces et réflexions autour des activités organisées.
Nous pouvons déjà mettre en évidence l’implication importante des étudiants dans ce processus d’apprentissage concret de leur métier.
Ils ont relevé le défi de l’organisation d’une journée d’une certaine ampleur dans le quartier.
Ils ont réussi à obtenir, non seulement les accords de tous les partenaires de terrain (autorité communale, police, responsables économiques de la Médiacité et du pôle Images, commerçants et responsables d’associations).
Se confronter aux acteurs du quartier qui sont dans des logiques les plus diverses font que progressivement, un certain nombre d’étudiants ont pris de l’assurance et de la confiance en eux et dans le groupe.
Le détour par la réalisation d’un projet de longue durée dans le quartier a permis aux étudiants d’expérimenter avec essais et erreurs les techniques de base du travail social. Notre travail d’enseignants est centré sur un dialogue continuel avec les étudiants et les nombreux partenaires. Cela garantit l’éthique et la bienveillance indispensable aux apprentissages dans l’optique d’un développement humain et durable. Ceci d’autant plus vrai que notre projet s’inscrit dans une correspondance intense avec notre partenaire Institut National d’Action Sociale  de Tanger au Maroc.
L’option de travailler au sein d’un quartier vivant et en mutations depuis 15 ans donne à notre pédagogie une crédibilité qui renforce la construction de  l‘identité professionnelle de futurs travailleurs sociaux.

Claire Walthéry et Marianne Block (enseignantes)

Projet slam ESAS (Liège) - INAS (Tanger) : Tout le monde a une montre… Mais personne n'a le temps…

C'est pourquoi nous vous offrons gracieusement ce bon pour un clic et un clip de trois minutes ?

Trois minutes de slam, impulsions audio-visuelles d'une actualité troublante, en deux temps mais trois mouvements, réalisé par des étudiants de l'Institut National d'Action Sociale (INAS) de Tanger, au Maroc, avec Sara HOUMAIR, étudiante et poète, pour la partie sonore,

et des étudiants de l'Ecole Supérieure d'Action Sociale de Liège , pour les images, captées lors d'un récent voyage –projet d'étudiants de l'ESAS à Tanger.

Le montage est réalisé, sur place, avec les moyens du bord, par un de nos étudiants, Boris PETROV, étudiant de l'ESAS avec l'aide de Jonas LUYCKX, de La Film Fabrique.

Il a été projeté à la fin de la semaine de voyage, le 4 mars, à la cinémathèque de Tanger, devant une salle enthousiaste et multiculturelle.

Pour nous, ces quelques minutes sont l'emblème de véritables échanges entre jeunes issus de deux mondes, du Sud et du Nord de la Méditerranée, mondes traversés aujourd'hui encore par des ondes de choc qui ne peuvent laisser les futurs assistants sociaux indifférents, pas plus que les citoyens du monde de l'Helmo, et d'ailleurs, sans doute… !

Voyager, rencontrer, être ému, surpris, dépaysé, apprendre, (re) venir et raconter… Mais…

Qu'attendons-nous pour agir ? C'est ce qu'hurle Sara…

« Les jeunes d'aujourd'hui » ont beaucoup à nous dire et à nous proposer.

Ils peuvent être vifs, pertinents et efficaces !

Un de nos défis pédagogiques est de leur ouvrir notre scène scolaire.

Depuis plusieurs années, un chantier est ouvert à l'ESAS, pour intensifier les échanges équilibrés entre professeurs, étudiants, futurs stagiaires des deux écoles.

Nous finalisons actuellement une convention entre l'ESAS et l'INAS, à la mode « bolognaise », en vue d'un Visa durable pour un monde plus développé!

Marianne BLOCK et Simone CREMER
enseignantes à HELMo ESAS

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Projet Ecriture

Ecrire, c'est prendre de la distance par rapport à des vécus, des pratiques,
Ecrire, c'est mettre en mots des vécus, des pratiques,
Ecrire, c'est partager avec d'autres ces vécus, ces pratiques,
Ecrire, c'est se confronter à soi-même et aux autres,
Ecrire, c'est prendre le risque de se donner à lire,
Ecrire, c'est prendre le risque de la critique, dans un contexte professionnel exigeant,

C'est dans cette voie que se sont engagé-e-s et s'engageront encore à l'avenir des enseignant-e-s de l'ESAS, soutenu-e-s institutionnellement dans cette démarche vitale et fondamentale en vue de leur développement professionnel et celui de notre formation.

Renée Brocal
directrice de HELMo ESAS

Abstract de l'article "CONTES ET METAPHORES EN TRAVAIL SOCIAL", de Nicole GOUBILLE

Il était une fois…des histoires, les histoires de nos vies.

Voici une invitation à susciter le langage métaphorique dans la relation d'aide et à nous questionner…

Dans un cadre psycho-socio-culturel, comment favoriser l'expression, la compréhension empathique et l'évolution de ses représentations afin d'envisager d'autres possibles ?

Une première partie de cet article est consacrée à l'art narratif ; une seconde aborde la transformation des représentations sociales et la troisième partie évoque le processus d'application et/ou de création des contes et des métaphores.

Et si les contes et les métaphores nous conviaient à devenir des explorateurs de sens et à élargir nos horizons…

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Abstract pour l'article de Dominique Warin

L'objectif du texte, rédigé dans le cadre du symposium international en travail social organisé à Montréal en juin 2010, est d'interroger un processus pédagogique dynamique et interactif mis en place dans le cadre du cours de « Méthodologie professionnelle du travail social auprès des groupes ». Ce cours de 30 heures, obligatoire, s'adresse aux étudiants de deuxième année en baccalauréat assistant social de l'ESAS.

L'auteure y enseigne  un modèle d'intervention de groupe axée sur  l'aide mutuelle. Elle s'interroge sur le « comment » enseigner ce modèle pour intéresser les étudiants à la pratique de l'intervention de groupe en vue de transformer une pratique de groupe minoritaire en une pratique de travail social généralisée.

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En Conseil de Formation

Le Projet Ecriture a été abordé en Conseil de Formation (réunion d'échanges pour les enseignants). Le débat n'a pas porté sur le contenu des articles, mais plutôt sur le vécu des auteures dans le cadre de cette démarche : apports ou difficultés ?

Les enseignantes concernées ont souligné l'intérêt pour l'institution de formaliser cette possibilité, via une reconnaissance en termes d'attributions (0.025 ETP), tant au plan personnel que professionnel : pour elles, cette impulsion est essentielle pour entrer dans la démarche d'écriture. Elles soulignent également l'intérêt de la « carte blanche » institutionnelle quant à la thématique abordée dans l'article, tout en soulignant également, en corollaire, la difficulté de choix pour l'auteur d'un thème qui soit communicable en interne, mais aussi à l'extérieur de l'implantation. C'est une étape qui, de façon un peu inattendue, leur a pris un temps significatif.

Pour le reste, même un peu insatisfaites du résultat, elles sont heureuses d'avoir pu expérimenter la consigne donnée aux étudiants de l'importance d'écrire et d'avoir pu prendre le temps de s'arrêter et de cadrer leur réflexion en bénéficiant d'un espace pour le faire. C'est un travail chronophage, qui a largement débordé le temps imparti dans le cadre des attributions, mais c'est aussi un exercice intéressant, notamment via les feedbacks des lecteurs, et qui s'inscrit dans un processus de prolongement et d'échanges avec les personnes intéressées… Sans oublier, bien sûr - last but not least ! -, le plaisir d'écrire…

Présentation des projets par le 2ème bac Assistant Social

Ce vendredi 25 février, les étudiants de 2ème bac de la section Assistant Social de HELMo ESAS présentaient leurs différents projets. L'occasion d'une belle effervescence dans les couloirs et les locaux où étaient dévoilés les résultats de plusieurs mois de travail et d'aventures sociales en Belgique et à l'étranger. "En 2ème année, les étudiants ont l'occasion de développer eux-mêmes un projet du début jusqu'à la fin, explique François ISTASSE. Pendant 30 heures durant le 1er semestre ils construisent ce projet et après la session de janvier ils disposent d'une semaine pendant laquelle ils peuvent leconcrétiser". Un de ces projets s'est déroulé à dans la Médina de Marrakech, au Maroc. "On voulait découvrir comment se débrouillaient les associations là-bas et voir la problématique des enfants de la rue, raconte Clara MONSEU, étudiante".

Pour les étudiants de 2-ème bac, c'est le résultat d'un cheminement qu'ils ont entamé dès la première année et qui consiste a découvrir la méthodologie professionnelle du projet, poursuit François ISTASSE, enseignant. En tant qu'assistants sociaux, ils vont en effet être amenés, un jour ou l'autre, à travailler avec des groupes, à créer et monter des projets avec ces groupes. En 1er bac, ils reçoivent un cours avec une information théorique sur la méthodologie; en 2 ème année ils ont l'occasion de développer eux-mêmes un projet du début jusqu'à la fin. Pendant 30 heures durant le 1 er semestre ils construisent ce projet semaines après semaines et puis après la session de janvier ils disposent d'une semaine pendant laquelle ils peuvent concrétiser leur projet".

"L'ensemble des étudiants de 2 ème bac sont répartis en groupes d'une vingtaine d'étudiants. Globalement, ce sont les étudiants qui choisissent leurs projets. Alors, c'est clair qu'on fonctionne dans un cadre académique et qu'il y a des contraintes. Il y a des enseignants qui ne souhaitent pas partir à l'étranger et il y en a d'autres pour qui c'est égal. Il y a aussi les moyens financiers dont disposes les étudiants qui entrent en ligne de compte. Ce cours et ces projets réalisés donnent lieu à une évaluation qui est double. Puisque c'est un projet de groupe, il y a une évaluation qui émane du groupe lui-même. Bien entendu, le professeur conserve un droit de regard sur la manière dont cette évaluation se déroule et lui-même peut, s'il le souhaite, intervenir dans cette évaluation".

"On voulait découvrir comment se débrouillaient les associations là-bas et voir la problématique des enfants de la rue, raconte Clara MONSEU, étudiante. On a préparé le voyage en faisant plusieurs réunions. On a d'abord essayé de savoir dans quelle ville nous allions partir, ce que nous allions rechercher, quelles associations nous voulions rencontrer… Le projet s'est construit petit à petit. Nous avons eu quelques contacts avec des associations là-bas mais ce n'était pas toujours facile car parfois elles ne répondaient pas toujours. Au départ, nous devions aller dans une association baptisée Al Karam et qui s'occupe des enfants de la rue. Nous avons visité un centre de garçons et un centre de filles situés en dehors de la ville. Et aussi, dans la Médina de Marrakech, où il y a un centre d'écoute où les enfants viennent pour faire leurs devoirs et apprendre le français. Dans notre présentation, nous avons souhaité faire revivre une ambiance marocaine avec des tapis, de gros coussins, du thé, des accessoires et des instruments de musiques. Nous avons aussi présenté une corde à linge où sont épinglées les étapes principales de notre projet et tout le chemin parcouru. Nous avons été très autonomes. On s'est débrouillées pour s'orienter dans la Médina, prendre le bus, etc… Cela nous a beaucoup appris ! "


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Voyages d'histoires : paroles d'étudiants

Depuis maintenant une quinzaine d'années, les hautes écoles ont pour mission officielle de promouvoir la formation des étudiants dans d'autres régions et pays. Il a toujours existé des expériences singulières de stages à « l'étranger » mais avec l'institution et l'organisation de cette pratique, les retombées sur la formation de base et sur la profession en géné­ral méritent d'être examinées. Il s'agit ici d'une approche narrative qui donne la parole à des étudiants et propose quelques pistes pour ten­ter d'enrichir le travail social de ces diverses expériences d'échanges interculturels, de ces voyages d'histoires. Voici les paroles de trois étudiants, Marine de Lamotte, Aurélie Collignon et Gilles Ramponi, qui ont respectivement effectué leur stage au Canada en 2010, au Rwanda en 2008 et au Maroc en 2009.

cliquez ici pourlLire tout l'article (fichier .PDF)

Partenariat entre formateurs de terrain, formateurs-enseignants et étudiants stagiaires

Depuis quelques années, diverses initiatives ont été prises à L’ESAS pour continuer à travailler à la construction du partenariat entre formateurs de terrain et formateurs-enseignants. L’accompagnement des stagiaires, l’élaboration du projet de stage, son évaluation… autant de thèmes qui ont déjà été abordés.

Dans cette perspective, nous avons proposé, le 13 décembre dernier une matinée de travail réunissant les 135 étudiants de troisième année, leur référent de stage, et les enseignants de méthodologie chargés de l’accompagnement et de l’analyse de leur expérience.

Thème : " l'identité professionnelle", questionnée à partir des compétences importantes  à acquérir pour être Assistant social
Selon "l'acteur", la question se formule comme suit :
- le plus important pour moi, dans mon métier d'as, et ce que je voudrais que l'étudiant apprenne, c'est :"...."
- le plus important pour moi, étudiant, c'est d'apprendre :"..."
- le plus important pour moi, prof, c'est que l'étudiant apprenne: "...."

L’eau à la bouche ?

Vous trouverez les conclusions des ateliers sur le site de l’Helmo, esp’AS pro en suivant le lien suivant : http://elearning.helmo.be/course/view.php?id=805

Simone CREMER et Marianne BLOCK (enseignantes)

L'ESAS accueille la pièce de théâtre "Entre nos mains"

L’approche théâtrale comme outil de sensibilisation pour questionner les rapports humains induits par l’économie de marché et promouvoir des alternatives.

Le mercredi 20 octobre 2010, l’ESAS a accueilli dans son plus grand auditoire deux représentations du spectacle théâtral «  Entre nos mains. Et si on pensait l’économie mondiale autrement ».

Mise en scène : Noemi Tiberghien,
Jeu : Cinzia Carta, Hortense Yameogo, Thiénouma DIOP

Ce spectacle a la particularité d’être le résultat d’une collaboration artistique transcontinentale entre quatre partenaires : le Théâtre de la Guimbarde (Théâtre jeune public et engagé de Charleroi), Autre Terre (ONG liégeoise de solidarité du Groupe Terre…) le Théâtre du Baobab (Burkina Faso) et l’Association Sénégalaise pour un Développement Equitable et Solidaire (ASDES).

La pièce est conçue comme une revue de saynètes qui évoquent dans notre contexte d’économie de marché une multiplicité de thèmes tels que : le rapport à l’argent, au travail, à l’autre venu d’ailleurs, à la consommation, à la préservation de la nature, à l’éducation des enfants, aux médias, à la relation homme-femme dans un couple, etc.….

Beaucoup d’étudiants de Bac1, Bac2 et Bac3 se sont sentis concernés par le spectacle. Ils ont notamment apprécié le jeu des acteurs, leur humour, la concrétisation sous une forme vivante de certains contenus de cours, la puissance des stéréotypes évoqués, la démarche de théâtre action. Lors de l’échange avec les acteurs et la réalisatrice à la fin du spectacle, ils se sont intéressés à l’origine du projet, aux valeurs alternatives qu’il promeut, à l’économie sociale comme alternative, à une autre manière de concevoir les rapports Nord/Sud, à l’engagement citoyen des acteurs-travailleurs dont deux sont venus d’Afrique de l’Ouest pour jouer cette pièce en Belgique durant deux mois, etc…

Nous avons eu envie par ce message dans Nuances de contribuer à la promotion de ce spectacle qui pourrait être de retour en Belgique l’année prochaine. Tous les bénéfices de la tournée servent aux associations partenaires pour financer leurs projets respectifs. Par exemple, le Théâtre du Baobab et l’ONG Autre Terre ont déjà en commun trois créations théâtrales. A partir des bénéfices générés lors des tournées de ces pièces, le Baobab a créé une entreprise de tri de vêtements, fonctionnant sur le modèle de l’économie sociale et lui permettant de soutenir ses programmes d’alphabétisation et de sensibilisation dans les communautés rurales et les quartiers défavorisés de Ouagadougou.

Nous signalons également qu’un guide d’accompagnement pédagogique de la pièce relève une série de questions pertinentes afin d’approfondir la réflexion à la suite du spectacle.

Vous pouvez visionner différentes parties du spectacle et des séquences d’échange avec les partenaires afin de mieux comprendre ce projet en vous connectant sur http://www.autreterre.org/fr/news/79-entre-nos-mains-les-dates-de-la-tournee.aspx

Avis aux amateurs !

Virginie LEMOINE et Mathieu MONFILS (étudiants BAC1), Thérèse THONON (enseignante).

Cliquez ici pour télécharger le cahier pédagogique de la pièce.

Le voyage à l’envers des assistants sociaux…

De Tanger à Liège
De Liège à Tanger
De l’Ecole Supérieure d’Action Sociale à l’Institut National d’Action Sociale, et vice-versa

Février a beau être le mois le plus court de l’année, passer par février, dans le calendrier 2010, c’était comme traverser le miroir…

A bâbord, accueillir des étudiants  étrangers dans notre école, c’est voyager chez soi, découvrir, parce qu’on se découvre.

Se découvrir, oser ôter la couverture. Qui étions-nous, sous la couverture ?

A tribord, partir à Tanger, comme étrangers à notre tour, à l’aventure, être accueillis dans un internat d’une école chaleureuse, soulever à notre tour quelques unes des couches qui couvrent une réalité de là-bas.

De notre sécurité sociale - Eldorado imaginaire, peut-on revenir indemnes ?

De nos immigrés qui se disent émigrés, quels étaient les pays de départ ?

Et si douanier est un métier en voie de disparition, qui est au juste bienvenu dans l’espace Schengen ? Et qui sont les gardes-barrières de la pensée unique ?

D’où vient l’énergie de construire, de chercher sans relâche à relever les immenses défis qui se posent aux vieillards dans les homes, avec ou sans la télévision, aux jeunes dans les rues, avec ou sans « bonne conduite », aux femmes, avec ou sans voiles, avec ou sans enfants, avec ou sans homme…et aux hommes, avec ou (sans) cent humanités…ici et là-bas ?

Racontez-moi encore, où donc est née Lucy, la première dame ?

Comment était-elle reliée aux autres hommes ? Aux autres continents ? A d’autres Dieux ?

Rappelez-moi où j’habite ? Sur quelle planète ? Dans quel continent dérivant ?

Qui peut bien dériver avec nous ?

Il faut partir, ailleurs et chez soi, pour chercher à comprendre :

De quoi meurt-on ici et ailleurs ? D’ennui, de solitude, de découragements, de bugs de réseaux ou de coordination manquée, de certitudes et d’expertises médicales, techniques, commerciales, sociales… ?

De quoi vit-on ailleurs et ici ? De projets, de fêtes, de rencontres, d’essais, d’à peu près… ?

Voici Mars, et il faut rentrer … Et nous entrons enfin chez nous.

Sens dessus-dessous,

Pieds par-dessus tête,

A revers, à l’envers, les valises plus lourdes et la tête plus légère et plus proche de notre corps…

Nous entrons chez nous, que nous ne connaissions pas et que nous découvrons, parfois. Mais c’est plus « en faim » que « enfin »…

Marianne BLOCK

"D’un monde à l’autre : passages". Comment vivre ensemble ?

D’Anderlecht au Longdoz, cette énigme se pose à tous, et aussi, aux futurs assistants sociaux ! Comment passe-t-on d’un monde à l’autre ? Quels passages entre : moi/l’autre, nous/les autres, nature/culture, ville/campagne, école/quartier, jeunes/vieux, ordre/désordre, Europe/Afrique, virtuel/réel, théorie/pratique, avoir/être, toi/moi…

Tout est (out of) control !  

Durant l’année, les étudiants, sages ou pas sages, sont partis à la rencontre d’habitants, ils ont tenté d’observer les mouvements de la ville et de réfléchir sur les significations, utilisations et passages dans les espaces publics et parfois privés. Le mardi 16 mars, entre 10h et 16h, les étudiants ont essayé de communiquer ce qu’ils ont compris de ces passages de monde à d’autres, par des installations légères, ludiques et mobiles dans le quartier du Longdoz, autour de la Haute Ecole. Plusieurs groupes d'étudiants étaient formés : "Les messagers urbains", "La douande du Longdoz", "Les Malymamachasteva", "Les Médiacitadins", "Les Lynx" et "Les Etalons noirs".

"Nous avons travaillé sur le thème du portrait, explique une des étudiantes membre du groupe "Les Etalons noirs". Nous avons dressé un tente à l'entrée du centre commercial Médiacité et nous avons proposé plusieurs activités aux passants. Nous les avons pris en photo en fonction de leur humeur du jour, nous avons organisé une roue de la fortune... Nous avions envie de savoir ce qui les touchaient dans leur quotidien".

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Renseignements : Claire WALTHERY et Marianne BLOCK
tél : 04/344.59.79 - courriel : c.walthery@helmo.be - m.block@helmo.be

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Agressions à la foire de Liège

Il n’est pas impossible qu’un article de La Meuse, du mois d’octobre dernier ait attiré votre regard …et, en exclusivité, pour les lecteurs de La Meuse et ceux de Nuances, nous ne pouvons nous empêcher de livrer la suite de ce feuilleton….

Juste un petit résumé, pour ceux qui n’utiliseraient la presse liégeoise que pour éplucher les pommes de terre…

L’histoire se passe à la foire de Liège… Des étudiants (les vilains) dans le cadre d’un cours (les profs : les très vilains, ouh ! les affreux) auraient agressé et blessé une malheureuse tenancière (la bonne) d’un manège de poneys (les très bons) sous prétexte d’une manifestation commanditée par l’école, pour la cause animale (les gentils, on l’a déjà dit). Sur ce, la police (les bons) corrobore la version du journaliste (lequel est au dessus de tout soupçons, cela va sans dire…)

Nulle part, dans le foie gras de ce canard, la parole n’est cédée aux méchants présumés…(les étudiants, par exemple…)

Nulle part, il n’est dit que les badauds présents assistent à la scène sans rien dire… et que demain, peut-être, ils liront la Meuse, ou Nuances, cela aussi, va sans dire…

Pour vous, qui faites dans la nuance, puisque vous la lisez, nous vous proposons de lever un coin du voile, certes bien subjectif, devant le stuc des trains fantômes, dans le palais des glaces des questions sans réponses…

Qui donc a commencé et a allumé ce feu « d’artifices » ? Un étudiant souriant qui aurait, sans doute, dû demander la permission de se faire tirer le portrait par ses camarades en goguette, dans un milieu bien sensible… ? 30 forains en colère, et ce, pour 1000 raisons? Des profs illuminés qui travaillent bon an mal an à former de leur mieux des assistants sociaux ?

Ou encore une estafette policière, brillante par son absence au moment le plus crucial de la bagarre générale ?

Qui avait son billet pour ce violent stand de tir ou de boxe? Les 5 étudiants (2 garçons et 3 filles) (bilan : des lunettes cassées, un nez en compote, un billet de parterre et plus que 36 chandelles pour quelques arbres de Noël à venir) ? Une bande de forains aussi furieux que solidaires ? des policiers en mal de coupables, coupables- obéissants si possibles ? (que vaut une nuit au poste de police, chacun dans sa cellule, contre une migraine et la peur de l’injustice aveugle ?)

Que se passe-t- il au juste derrière les enseignes des Grandes Roulottes, repères de notre société que sont la Police, l’Ecole, la Presse… ?

Que valent au luna-park, ces concepts de « l’indépendance entre les pouvoirs », « la présomption d’innocence », « la liberté d’expression », « le droit à l’image » « le droit des victimes », et ne parlons pas du « prêt à rire », beaucoup trop risqué en ces temps troublés : le rire est un bien si précieux… et si on ne nous le rendait pas ?…

Parlons plutôt du « droit à l’erreur » Quelle erreur ? celle des étudiants ? de leurs professeurs ? pédagogie oblige ? l’erreur judiciaire ? et de la responsabilité de ses actes … que l’on soit étudiant, enseignant, policier, journaliste, ou tenancier d’un manège de poneys …

Comme quoi, faire la foire, c’est encore s’occuper des choses les plus sérieuses du monde…

Mais laissons cela, je vous laisse : j’ai mis des lacquements à réchauffer…

La barbe à Mama !

Les étudiants soutiennent les sinistrés du quartier Léopold

La solidarité ne diminue pas à Liège quelques jours après le drame qui s’est produit Rue Léopold.

Afin de faire appel à la générosité des citoyens, un groupe d’étudiants de HELMo ESAS, en collaboration avec l’ASBL “La Cour Des Miracles”, a décidé de lancer l’opération “1000 bouteilles à la terre”, ce samedi 6 février dans le quartier de la Madeleine.

Les étudiants distribueront des bouteilles vides sur lesquels seront collées les coordonnées du numéro de compte auquel envoyer vos dons pour les sinistrés. Vous êtes conviés à laisser des messages de soutien pour les victimes à l’intérieur des bouteilles, mais pas de dons en espèce.

Afin d’en avoir le plus possible, vous êtes invités à amener votre propre bouteille sur laquelle seront collées les informations.

Cette opération va permettre de faire circuler les bouteilles pendant plusieurs jours et amener ainsi plus de monde à offrir une somme d’argent pour les sinistrés.

Les étudiants dévoués à cette opération seront donc sur place samedi dès 10h jusqu’à 17h voire plus tard, pour contribuer à ce nouvel élan de solidarité.

Rencontre en 3 dimensions… « ASatar »

Ce n’était pas sur vos écrans, mais dans nos murs !

Décembre, et ses reflets…, c’était aussi une journée de travail et de partage de points de vue entre partenaires : des assistants sociaux-référents de stage, des profs, et des étudiants de 3ème année.

La question cruciale, vous en conviendrez, « comment apprendre, et comment apprendre à apprendre à « faire » assistant social » ?

Mais… qu’est ce qu’on apprend à l’école ?

Entre les théories, les « facile à dire », les « la critique est aisée mais l’art est difficile », les « le nez dans le guidon », les « extra et intra muros », les pédagogues, les gens de terrain, et les étudiants, tiraillés entre ces pôles, entre les livres, les urgences, les diplômes à encadrer et … les gens, les écarts se prêtent et ne se ressemblent pas toujours!

A travers la piste du « projet de stage », nous avons donc tenté de continuer à inventer l’histoire dont nous sommes (parfois) le héros : celle de l’apprentissage (dans tous les sens du terme « apprendre » ) du métier de l’assistant social.

Métier qu’on apprend, partiellement seulement, entre soi, mais aussi, grâce aux clins d’œil d’autres, différents, comme nous l’ont montré ces 3 étudiants de 2 ème année, à saint Laurent option « technico-commerciaux » en nous proposant un beau support « power point » de synthèse pour les débats matinaux des différents sous-groupes !

Marianne BLOCK et Simone CREMER

Echanges fructueux entre l'ESAS de Liège et l'INAS de Tanger

Les grands navigateurs du XVI ème siècle avaient-ils parfois peur de tomber dans le vide?

Les géographes du temps de Mercator avaient-ils simplement dans le confort de leur bureau, le monde sur le bout de la plume?

Et aujourd'hui, plus de 5 siècles plus tard, comment nous imaginons nous, le monde et ses bords, et comment nous représentons-nous que les hommes vivent, entre les bords, et à travers les bords?

Depuis plusieurs années 2 écoles construisent, maille par maille, un pont et des échanges, sur les eaux du Détroit...entre “ La Porte de L'Afrique” et “Le Carrefour de l'Europe”: Maroc-Belgique, Tanger-Liège, INAS-ESAS...

Echanges de profs, construction commune de cours, “colloque à 2 voix, et...voyages d'étudiants belges, stages d'étudiants belges... magnifiques aventures, dont ces colonnes ont déjà largement fait écho...mais, jusqu'à aujourd'hui, pour les jeunes, les tickets d'avion ne revêtent que la mention “Belgique” pour pays d'origine.

Les réalités socio-politiques belgo-marocaines de la mobilité, les différents “sens de l'organisation”, le temps, l'argent, les autorisations (en de nombreux exemplaires), les assurances, les cachets, les signatures, les légalisations de signatures, le passage entre la tradition orale à la tradition écrite,... la peur de l'imprévu, ne sont que quelques exemples des obstacles que Ulysse, citoyen du monde, du XXI ème siècle a du surmonter pour rejoindre... Pénélope...! Couple audacieux?

Nous sommes très heureux de vous annoncer l'arrivée à Liège de 16 étudiants marocains, et leur professeur, Monsieur Habbib Checcour, en voyage d'études, cette première semaine de février.

Nous sommes aussi très heureux de vous annoncer que 18 étudiants de Belgique arriveront à Tanger la dernière semaine de février!

Promis, on vous racontera, et, si , cette semaine, vous passez du côté de l'ESAS, soyez le bienvenu, comme ils disent!

Simone Cremer, Marianne Block, 2 groupes “projets” de 2ème année, et, beaucoup d'étudiants, profs pionniers, direction... de l'ESAS, sans qui, selon l'expression consacrée, “rien n'aurait été possible”!

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Journée d'accompagnement de stages

En mars 2009, HELMo ESAS organisait une journée consacrée à « l’accompagnement des stagiaires : des partenaires en démarche réflexive. L’histoire dont nous sommes (parfois) le héros ». Vu la réussite de cette événement, une autre journée de travail a été organisée le 14 décembre 2009. "Il s'agit de réunir quelques groupes d'étudiants de troisième année, leurs référents de stage et les enseignants de méthodologies chargée de l'accompagnement et de l'analyse de leurs expériences de stage", explique Marianne BLOCK, enseignante à HELMo ESAS. Les débats furent animés et le partage d'expériences diverses particulièrement riche.

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Jeunes diplômés et enseignants fêtent Noël au Centre fermé de Vottem

Près de 300 personnes se sont réunies, le soir du réveillon de Noël, devant le centre fermé pour étrangers de Vottem. Les manifestants ont déposé des bougies tout autour du centre pour "éclairer la face la plus honteuse de la politique d'asile belge: les centres fermés et les expulsions". Une fanfare bien de chez nous a pu porter au-delà des grilles notre solidarité et notre chaleur humaine.

Des cartes téléphoniques à code ont été récoltées afin de permettre aux prisonniers de maintenir un contact avec l'extérieur. Helmo était présent ce soir-là à Vottem avec trois enseignants et quelques jeunes diplômés..."

Quelques liens vidéos :
http://www.youtube.com/watch?v=imogiVYOeQ4
http://www.youtube.com/watch?v=vjDTFnLQe9I
http://www.youtube.com/watch?v=nn1VIO

Petit déjeûner dans le cadre du projet Phototype mené par le 2ème bac assistant social

Dans le cadre du cours "séminaires et projets" en 2ème année, un groupe de 19 étudiants menera dans les mois à venir le projet "Phototype" dont le point culminant sera un voyage à Marrakech, au Maroc : "Nous allons d'abord faire des photos ici, à Liège et puis à Marrakech, expliquent les étudiants. Il s'agit d'un projet social sur le thème des stéréotypes au sein de la population. Nous travaillons sur la thèmatique des enfants et des loisirs ici et là-bas".

Encadrés par Pascale PEREAUX, enseignante à HELMo ESAS, les étudiants ont organisé un petit déjeûner dont les bénéfices serviront à financer une partie de leur voyage : "Nous avions plein d'idées, poursuivent les étudiants. Nous avons retenu le petit déjeûner car on avait envie d'une activité d'ouverture".

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Noël de résistance et de solidarité ce 24 décembre à Vottem

Ce jeudi 24 décembre 2009, rendez-vous autour du centre fermé de Vottem, entre 16h30 et 18h00. Avec nos bougies éclairons la face la plus honteuse de la politique belge en matière d’asile et d’immigration : les centres fermés pour étrangers où sont détenues des personnes qui n’ont commis aucun délit.

Les expulsions violentes qui se poursuivent quotidiennement. Rappelons que l’accord gouvernemental de mars 2008, mis en œuvre en juillet 2009, s’il organise une régularisation partielle, prévoit également l’expulsion de ceux qui ne seront pas régularisés...

infos : Didier SOMZE (professeur à HELMo ESAS) - d.somze@helmo.be

Le CPAS n'a pas bonne presse dans le public et parmi nos étudiants non plus !

Cours de législation CPAS – 2 ème bac AS

Puisque les CPAS restent de grands pourvoyeurs d’emplois pour nos futurs diplômés, il nous semble important que nos étudiants aillent à la rencontre des AS de 1ère ligne en CPAS, ceux-là même qui reçoivent en vis-à-vis les personnes en détresse avec des émotions exprimées à l’état « brut ».

Comment œuvrent-ils au respect de la dignité humaine qui est la mission des CPAS ?

Comment concilient-ils l’aide et le contrôle ?

Quels sont les difficultés du métier ? Leurs satisfactions aussi ?

C’est autour de toutes ces questions que les étudiants de 2ème bac ont franchi la porte de 24 CPAS de la région. Ils ont tous été très bien accueillis par des professionnels sociaux surchargés.

Au dernier cours de ce 20 novembre, nous leur avons ouvert l’auditoire pour poursuivre l’échange.

Seuls 4 professionnels ont pu se déplacer, mais qu’importe, le débat fut très intéressant entre des représentations bien différentes : d’une part, celles d’étudiants toujours un peu « idéalistes » (et heureusement) qui n’ont pas encore pu aller exercer les compétences acquises aux cours sur le terrain de la réalité, et d’autre part des professionnels baignés dans un « réel » souvent extrêmement difficile et exigeant qui fait « déchanter ».

Chaque sous-groupe a pu exprimer devant l’auditoire ses ressentis par rapport à la visite et son questionnement.

Par exemple :
- Comment gérer la violence dans les permanences sociales ?
- Le secret professionnel est-il respecté lorsque les AS n’ont pas leur propre bureau ?
- Qu’en est-il du travail d’accompagnement des personnes quand un AS doit gérer 120 dossiers ?
- Est-ce que l’augmentation des jeunes bénéficiaires du revenu d’intégration est un phénomène transgénérationnel ?
- Avez-vous des difficultés à prendre du recul par rapport aux situations qui vous touchent ?

Les AS des CPAS présents ont pu alors répondre aux questions des étudiants.

Tout cela pour faciliter l’intégration d’une matière législative parfois rébarbative parce que -oh combien - procédurière, exigeante et rigoureuse. Mais faire exercer les droits des personnes, c’est aussi une facette du métier d’assistant social.

Excellent stage à tous ces jeunes dès mars prochain, qu’ils soient en CPAS ou ailleurs  !

Monique WAUTELET,
en charge du cours et AS en CPAS.

Accueil dans le cadre du projet de coopération Maroc-Wallonie/Bruxelles

Dans le cadre d’un projet de coopération Maroc- Wallonie/Bruxelles intitulé « Formation de formateurs et de cadres dans le domaine du travail social » auquel sont associés l’ULB et le FOREM, notre Haute Ecole a eu pour mission d’accueillir Mmes ALAKALI et QALBI, cadres au Ministère marocain du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité.

Ce projet a comme visée à l’échéance 2012 de former 10.000 travailleurs sociaux au Maroc. C’est dire l’ampleur d’une telle entreprise ! Parmi les axes du projet, l’un concerne « la formation de cadres du ministère ». Il s’agit de présenter la manière dont certaines problématiques sociales sont prises en charge en Région wallonne. Nos partenaires ont choisis pour ce premier accueil d’aborder la problématique de la pauvreté, de la précarité et de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes précarisés.

L’ESAS avait concocté un programme intensif de visites. Malheureusement, nos hôtes n’ont pu obtenir leur visa à temps et ne sont arrivées que le mercredi soir ! C’est dire notre déception et celle des personnes contactées qui avaient préparés leur accueil au sein de leur service respectif (CPAS de Liège, de Rochefort, association privée d’aide aux plus démunis, EFT, OISP)

Présenter en 2 jours le traitement de la pauvreté en Belgique, tel que organisé au niveau public et associatif, devenait tâche impossible. Malgré tout, Mmes ALAKALI et QALBI ont pu rencontrer le Délégué aux droits de l’enfant, Mr DEVOS, ainsi qu’un groupe d’étudiants de 3 ème bac qui ont comme projet l’accueil d’étudiants marocains. Elles ont aussi rencontré les travailleurs sociaux d’une AMO, du service insertion sociale du CPAS de Marche et de l’IFAPME.

Après leur séjour en terre liégeoise, les deux cadres marocains étaient accueillies par nos collègues de l’ULB à Charleroi. Elles ont eu l’occasion de découvrir d’autres organisations, parmi lesquelles notamment le FOREM et des régies de quartier.

Notre coopération ne s’arrête pas là. Dès le printemps nous accueillerons d’autres partenaires pour envisager cette fois la problématique du handicap et la question du genre. Nous vous en reparlerons dans un prochain numéro.

F.ISTASSE, L.FANELLO et M.WAUTELET.

Pascale PEREAUX est professeure de communication à HELMo ESAS, HELMo Gramme et HELMo Saint-Laurent

Pascale PEREAUX a plusieurs vies… Entre trois instituts (HELMo ESAS, HELMo Gramme et HELMo Saint-Laurent), une petite dizaine de cours (tous en communication et dynamique de groupe) et des tâches administratives (relais e-learning et coordination de l’aide à la réussite), ses jours et ses semaine sont bien chargées. « Mais j’aime tellement mon métier ! » s’exclame-t-elle. Rencontre :

Tu utilises la vidéo ? Pourquoi ?
P.P. : Après des exercices, lors d’une mise en commun dans l’auditoire, où les différents groupes présentent leurs travaux, on a eu l’idée de filmer ces exposés. Certains ont présenté une petite chorégraphie, avec des costumes et un grimage. Le tout, après seulement 2 heures de temps. C’était vraiment très chouette, notamment pour la cohésion du groupe. C’est important parce que ces étudiants seront amenés à travailler ensemble durant toute l’année.

cliquez ici pour voir la vidéo de l'exercice de dynamique de groupe (fichier .avi de 12 Mo)

Création d'un site internet sur le quartier du Longdoz

Thérèse JAMIN, professeure à HELMo ESAS, est à l’origine d’un site internet consacré au quartier du Longdoz, à Liège. Ce site est aussi l’occasion de relayer les activités menées par certains étudiants dans le cadre de leur formation. « Il y a quelques années, raconte Thérèse JAMIN, j’ai commencé un site internet sur le Longdoz, ceci afin de donner des infos aux étudiants qui font souvent des projets en lien avec le quartier et qui ne sont pas tous de Liège ». Aujourd’hui, le site en question regroupe toute une série d’informations, dont le compte-rendu des réalisations d’étudiants de HELMo ESAS. Exemple : l’organisation « Un éléphant dans la ville ». Ce projet voulait rassembler pendant une année - de septembre 08 à septembre 09 - toute une série d'acteurs culturels - associations, maisons de jeunes et de quartiers, ateliers créatifs, formateurs - pour créer des réseaux et rendre visibles et partageables les productions .
Ce thème, riche métaphore permettant de nombreuses interprétations, a été relayé à l'ESAS par une groupe de professeurs habitués à travailler "hors les murs" sous la coordination de l'un d'entre eux, Marianne BLOCK. L'éléphant qui se déplace sans tenir compte des frontières, l'éléphant qui participe à notre inconscient, de Babar à Dumbo, l'éléphant qui piétine, écrase, domine ou arrose..
Un éléphant, ça trompe un peu, beaucoup, passionnément ! Le mardi 10 mars 2009, les étudiants de l'ESAS "paradaient" dans les rues du quartier avec beaucoup de pluie mais aussi de bonne humeur pour montrer leurs réalisations et découvrir celles des autres. Ci-dessous quelques gouttes... de créativité collective.

Cliquez ici pour accéder au site

Méthodologies : le 3ème bac innove

Dans le cadre du cours "Méthodologies : approche intégrée et pratiques innovantes" les étudiants de 3e bac ESAS ont été invités par leurs professeurs Mesdames Anne ANCIA et Simone CREMER, à interroger leur formation en développant des projets professionnels inédits et en se confrontant à des "acteurs sociaux innovants".

Durant 4 jours, ces futurs assistants sociaux ont construit en groupe une série d'activités à plus value humanitaire, associative ou sociétale.

Se fondant sur les expériences professionnelles déjà engrangées, certains projets se distinguent par leur capacité à associer travail social et activité économique : crèche « immersion » bilingue, permis de conduire pratique pour public fragilisé en formation, alternative à la « malbouffe » étudiante, kit de soins et d'assistance pour des publics en difficulté ou encore intégration de l'ESAS dans le complexe de la Médiacité.

Au préalable, des consultants extérieurs (« Habitat & Participation », « Alter Eco » et « Solidarités Nouvelles ») ont dessiné les contours théoriques de l'innovation sociale et insisté sur ses dimensions créatrices, critiques et participatives.
Avec l'aide de ces spécialistes, chaque groupe a ensuite questionné la pertinence de ses objectifs, s'obligeant ainsi à argumenter et à redéfinir sa problématique pour rendre son projet réellement innovant et démontrer sa pertinence.

Par ailleurs, les étudiants ont aussi consulté des professionnels actifs dans les secteurs investis : l'ONE pour le projet de crèche, les régies de quartier pour le permis de conduire, Wallonie Design pour le sac d'urgence ou encore le CPAS pour un centre d'accueil pour SDF « animaux admis ».

L'ASE a permis à des jeunes animés d'une fibre sociale de se frotter aux réalités extérieures et de vivre une expérience différente, qui les met en situation d'entreprendre.
Au final, la preuve est faite que l'Esprit d'Entreprendre peut se décliner de multiples manières et n'est pas réservé au public en formation économique. Quel que soit son parcours scolaire, chaque jeune possède en lui des ressources et la créativité suffisante pour tracer un projet de vie qui enrichira la société.

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infos : a.ancia@helmo.be - s.cremer@helmo.be