Historique

LES RACINES DE GRAMME

UN GRAND NOM POUR UNE GRANDE ECOLE…

1906, le monde moderne accentue les traits de son visage technique. Un homme d’esprit ouvert à l’évolution des idées, le Père Adolphe RENARD, S.J., pressent pour la jeunesse l’importance d’une formation supérieure à la fois scientifique, technique et humaine.

Le Père Adolphe RENARD, S.J., pressent pour la jeunesse l’importance d’une formation supérieure à la fois scientifique, technique et humaine

Se tournant vers les pays voisins, il étudie leurs réalisations. Bientôt, à l’image des Ecoles d’Arts et Métiers françaises, il ouvre, rue Grétry, dans les locaux du Collège Saint Louis organisé à l’époque par les jésuites, l’Ecole des Arts et Métiers de Liège. En 1912, celle-ci prend le nom d’Ecole Technique de Liège ; en 1932 celui d’Institut Gramme, en 1977 celui de Institut Supérieur Industriel Gramme et en 1996 celui de HELMo GRAMME, Institut Supérieur Industriel.

Au début, les études avaient une durée de deux ans, spécialisées en deux sections différentes, celle de Mécanique-Electricité et celle de Chimie-Métallurgie.

La formation scientifique de base est accentuée et la durée des études est portée à trois années entières

A la fin de la première guerre mondiale, un autre jésuite, le Père Henri GOFFART, aidé par un groupe d’industriels, mit au point une nouvelle formule. La formation scientifique de base est accentuée et la durée des études est portée à trois années entières, complétées par deux mois de stage en entreprise et par la rédaction d’un mémoire.

Le Père Henri GOFFART commença alors à réaliser sa vocation de véritable fondateur : tracer les lignes de programmes de cours, s’entourer de professeurs hautement qualifiés, construire des bâtiments, administrer, diriger et développer l’institution nouvelle. Dans ses multiples préoccupations, il trouva toujours un collaborateur fidèle en la personne de son frère, le Père Fernand GOFFART.

L’Etat regardait avec bienveillance cet effort qu’il jugeait utile au développement des entreprises industrielles. En 1919 l’institut reçu l’autorisation de délivrer le diplôme d’Ingénieur technicien. Ce diplôme recevait une consécration légale par un Arrêté Royal fixant le statut des écoles autorisées à le décerner et par la loi du 11 septembre 1933 définissant la hiérarchie des grades d’enseignement.

Sous l’impulsion du Père Francis LAUWERS, les études sont portées à quatre ans et il est décidé de proposer la formation aux jeunes filles qui le souhaitent

L’élévation du niveau des études ne fit qu’attirer un nombre plus considérable d’étudiants. Le succès fut tel que de nouveaux locaux devinrent indispensables. Le Père GOFFART entreprit alors la construction à Angleur des locaux que nous connaissons aujourd’hui. C’est en 1934 que les deux bâtiments, celui de l’Institut et celui du « Home Saint Jean Berchmans » furent terminés.

Durant la guerre 40-45, les locaux furent occupés en partie par les armées allemandes, jusqu’au jour de mai 1944 où ils furent partiellement détruits par les bombardements. Dès 1948, sous l’énergique impulsion du Père Maurice VAN DER MEERSCHEN commençait la reconstruction. Six ans plus tard, elle était accomplie. L’Institut Gramme a rejailli de ses cendres, plus beau qu’avant et doté d’installations scientifiques et techniques plus modernes.

Durant ces années d’après guerre, l’Institut Gramme, en accord avec les industriels, confirme de plus en plus sa vocation de former des ingénieurs très polyvalents et dotés d’une bonne formation générale sociale et économique. Sous l’impulsion du Père Francis LAUWERS, les études sont portées à quatre ans et il est décidé de proposer la formation aux jeunes filles qui le souhaitent. C’est en 1969 que sort la première promotion en quatre ans et que sont diplômées les quatre premières filles.

En 1970, le législateur structure l’enseignement supérieur et précise qu’il peut être dispensé en type court et type long. Elle précise que le type long est de niveau universitaire et se compose de deux cycles de deux ans au moins. Si certaines études sont reconnues d’emblée de type long, ce n’est qu’en 1977 que sortira la loi organisant l’enseignement supérieur technique et créant le grade et le diplôme d’ingénieur industriel au terme d’études de type long. Cette loi reconnaît pour la partie francophone du pays onze établissements dénommés « Instituts Supérieurs Industriels » qui peuvent organiser cette formation. L’Institut Gramme en est et est autorisé à délivrer le diplôme d’ingénieur industriel section « industrie », intitulé officiel de la formation largement polyvalente souhaitée par l’Institut Gramme en continuité de la formation dispensée à l’Institut.

Monsieur Omer DAUBY, premier directeur laïc de l’Institut depuis 1970

La loi «Ingénieur Industriel » autorisait les porteurs du diplôme d’ingénieur technicien à solliciter l’assimilation de leur diplôme à celui d’ingénieur industriel sur base d’un dossier à présenter devant une Commission d’assimilation instituée pour une durée de quinze ans. Monsieur Omer DAUBY, premier directeur laïc de l’Institut depuis 1970, est alors détaché et devient secrétaire de cette Commission et secrétaire du Conseil supérieur technique. Il va en collaboration avec l’Union Gramme mettre en place des procédures pour aider les Grammistes à présenter leurs dossiers. Plus de …..ingénieurs techniciens de GRAMME deviendront ainsi des Ing. IGLg . Dans la logique du niveau universitaire reconnu aux études, le Père GRIFFÉ crée et anime le Centre de Recherche de l’Institut Gramme, en abrégé le C.R.I.G.

En 1977, Jules DUBOIS remplace Monsieur DAUBY à la direction. Il ne quittera cette fonction qu’à sa retraite en février 2001. Les premières années de son mandat sont axées sur la mise en place de la nouvelle formation et la définition des différents programmes. En 1981 la section «Energie nucléaire » est créée. Un programme de transformation et de rénovation du bâtiment de l’institut est mis en œuvre avec la collaboration de la Compagnie de Jésus. Les nouvelles installations sont inaugurées en avril 1987.

HEMES GRAMME vient de réussir un fameux tour de force, en inscrivant sa formation dans le décret dit de Bologne

La construction de l’Europe va progressivement peser sur l’organisation de l’enseignement supérieur. Différents projets de restructuration vont être envisagés, tous visant à regrouper les établissements entre eux pour atteindre une taille dite critique. Finalement, c’est le projet de création des Hautes Ecoles qui est voté en 1995. Le 1° septembre 1996 l’Institut Gramme devient un département de la Haute Ecole Mosane d’Enseignement Supérieur, HELMo. Il est le seul département de type long et doit à ce titre relever le double défi de maintenir sa spécificité dans un contexte de minorité numérique et mettre ses meilleurs atouts à la disposition de HELMo pour en faire une véritable Haute Ecole européenne.

Au moment de fêter son 100° anniversaire, HELMo GRAMME a réussit un fameux tour de force, en inscrivant sa formation dans le décret dit de Bologne et en délivrant dorénavant un titre de Master au terme d’études portées à 5 ans.