Les News de la section primaire de HELMo Saint-Roch

Les étudiants de BAC1 découvrent les joies d'être instit' au grand air!

« Chaumont »… Tel était le lieu de la rencontre…le bois de Chaumont ! C’est là, entourés d’arbres divers, que nos étudiants de première année ont pu une nouvelle fois découvrir les joies du métier d’instituteur au grand air. C’est à Mme Carbonnelle que nous devons cette expérience enrichissante. En effet, Mme Carbonnelle est membre de la SRFB (Société Royale Forestière Belge) et, dans le cadre du projet « Du tien, du mien, du lien » initié par la commune de Theux, elle a eu la bonne idée de contacter le CRIE de Spa, l’école normale HELMo Saint-Roch et les écoles primaires de la commune afin de « créer le lien ». Son objectif : en exploitant ou développant les compétences des uns, sensibiliser les autres à la gestion forestière. Pari tenu ! Tous les intervenants étaient bien motivés à faire de leur mieux pour atteindre l’objectif. Ainsi, dans un premier temps, les animatrices du CRIE de Spa faisaient vivre différentes activités aux futurs instituteurs. Ces derniers devaient ensuite se les approprier pour les proposer une semaine après, aux élèves de 3e et 4e années primaire des écoles communales.

C’est par une belle journée ensoleillée et au cœur d’une forêt resplendissante que nos étudiants ont rencontré les enfants afin de leur faire découvrir la diversité des arbres et les tâches nécessaires à une bonne gestion forestière (martelage, plantation, élagage, coupe, débardage...). Au travers d'activités ludiques et variées, les enfants se sont mis dans la peau d'un arbre, ont exploré la forêt un miroir sous les yeux, ont identifié des arbres, mesuré leur circonférence ou leur hauteur et surtout … ils ont planté un jeune arbre ! Geste symbolique mais pas seulement… Chaque enfant a eu l’occasion de planter « son » arbre ! Il ne s'agissait pas de le placer n’importe comment ! Les enfants se retrouvaient face à une parcelle vierge, tendue de fils balisant la future plantation. La rigueur y était de mise. Cela valorisait évidemment la tâche des enfants qui s’investissaient d’autant plus dans cette action collective.

Quel plaisir alors de voir ces enfants s’émerveiller face à cette mission qu’on leur assignait ; certains s’entraidaient, d'autres s’acharnaient à creuser des trous dans un sol parfois « difficile », certains observaient minutieusement l’arbre à planter, d’autres prenaient le temps de trouver un nom à donner à leur arbre, d’autres testaient les outils disponibles, et enfin quelques curieux posaient des questions au garde forestier venu partager son expérience.

Cette journée fut une vraie réussite; assurément des liens se sont créés. Nous profitons de cet article pour remercier encore une fois Mme Carbonelle et la SRFB pour l’organisation générale ainsi que les animatrices du CRIE de Spa pour le partage de leur expérience. De plus, nous félicitons nos étudiants pour leur investissement dans la mise en oeuvre des activités.

D. BOULANGER, professeur de sciences, et M-P DEFRAITEUR, professeur de géographie, à HELMo St Roch

Formation continuée à HELMo Saint-Roch : « Vivre et interroger des activités fonctionnelles »

Ce samedi 3 mars, HELMo Saint-Roch Theux renouait avec une tradition qui a connu quelques années de traversée du désert : la formation continuée. Quelles spécificités mettre en valeur, que proposer que l’on ne retrouve pas ailleurs afin d’ouvrir ou de rappeler d’autres champs d’action à nos collègues de l’enseignement primaire ?

L’implantation de HELMo Saint-Roch défend l’idée que les activités fonctionnelles, de par leur interdisciplinarité, permettent une intégration des savoirs et développent des compétences de haut niveau. D’autre part, et au risque d’une lapalissade, nous dirons que la réflexivité impose d’interroger ses pratiques. Ainsi, la posture choisie pour construire cette journée de formation continuée était de vivre et d’interroger les activités fonctionnelles proposées à HELMo Saint-Roch dans le cadre de la formation initiale de nos étudiants. Dans l’optique d’ancrer ces pratiques dans la réalité des salles de classes primaires, nous avons choisi la collaboration avec des maitres d’écoles partenaires.

La journée du 3 mars débutait par un moment convivial où nous avons partagé du café et des biscuits. Cette petite demi-heure a permis aux participants de briser rapidement la glace. Le déroulement de la journée était le suivant : un premier atelier le matin, un repas offert vers midi trente, un second atelier l’après-midi et un temps de structuration pour terminer, sans oublier les indispensables pauses. Nous alternions ainsi les moments d’étude et de détente.

L’utilisation d’un tableau interactif faisait l’objet du premier atelier. Notre dépliant (merci à Nicolas Charlier pour cette belle réalisation) précisait : « Ces dernières années, des tableaux blancs interactifs sont venus, dans certaines classes, remplacer leurs prédécesseurs, les tableaux noirs. En quoi ces nouveaux venus sont-ils facilitateurs de pédagogie active ? Par des exemples vécus en classe, nous souhaitons partager nos ressentis et nos expériences face à ce nouvel outil. » Vous l’aurez compris, les personnes qui présentaient cet atelier sont des institutrices primaires, en l’occurrence ici de l’école primaire Notre-Dame de Heusy. Quel engouement chez les participants ! Des questions fusaient de toute part tant sur le côté pratico pratique (tel clic, tel bouton) que sur la place de l’enseignant. Est-il condamné à rester sur sa chaise et à faire défiler sur l’écran une suite d’exercices ? Est-ce un retour en arrière vers la pédagogie frontale ? Bien sûr que non ! Mesdames Pelsser et Schmets nous ont confirmé, leur pratique à l’appui, que le tableau interactif est un outil au service des apprentissages. Le tableau permet de construire avec les élèves et de garder des traces informatisées qui sont l’objet d’échanges entre enseignants. Très rapidement, les traces élaborées dans une classe peuvent être un support au service des apprentissages d’autres élèves.  Un autre gain indirect apparaît donc : celui de la collaboration entre enseignants. Ne pas rester seul dans sa classe mais au contraire partager au quotidien sa compréhension de l’outil, ses richesses et ses limites pour se sentir à l’aise avec celui-ci.

Le temps de midi permettait de reprendre des forces. Un buffet froid et un bol de soupe maison à l’ognon attendaient les participants dans le « Fenil », local récemment aménagé pour accueillir nos étudiants lors des temps de pause. Étienne Sotiaux nous faisait l’amitié de passer cette heure avec nous, pour nous soutenir et montrer l’intérêt qu’il porte à notre implantation malgré sa décentration.

L’atelier de l’après-midi soulevait la question « Le jeu de société en classe, oui mais comment ? » Notre dépliant présentait cet atelier ainsi : « Le maitre réalisera un prototype ciblant une compétence de math (SSE, SMG, SCN) ou de français (savoir parler) du Programme Intégré. Ensuite, il pourra mobiliser ses élèves afin de se mettre en projet. Réaliser un jeu est une activité fonctionnelle qui fait intervenir plusieurs compétences en math, français, mais aussi des compétences d’arts plastiques, ainsi que des compétences relationnelles et d’organisation. La planification des étapes de ce projet sera également abordée. Chaque jeu une fois créé permettra l’exercisation d’une compétence spécifique tout au long de l’année. » Une synergie entre HELMo Saint-Roch et l’école secondaire professionnelle Don Bosco de Verviers existe depuis plusieurs années pour mener ce projet à bien. Aussi, cet atelier était mené conjointement par Mmes Crutzen et Dispas de St Roch et Mme Wintgens et M. Joyeux qui représentaient Don Bosco. Dans cet atelier, nous avons pris le temps de jouer avec des prototypes pour nous plonger dans la démarche vécue par les étudiants. Plusieurs documents didactiques ont été proposés pour argumenter la démarche proposée. Ce travail de qualité nous a permis de percevoir les différentes possibilités d’un même jeu dans le cadre de compétences visées différentes ; le lien avec le programme intégré était donc très explicite. Un schéma didactique nous a permis d’identifier les finalités de la démarche. Les jeux construits cette année dans le cadre de la collaboration entre Don Bosco et HELMo St-Roch illustraient à merveille le travail de qualité réalisé par les jeunes. Cet atelier nous a permis de réfléchir au concept d’activités fonctionnelles et de structuration … C’est bien la construction du jeu, qui nécessite la mobilisation de compétences diverses, qui peut être qualifiée d’activité fonctionnelle. La pratique du jeu au quotidien dans la classe reste une activité de structuration qui a pour objet d’exercer une compétence spécifique.

La structuration finale assurait aux participants de retourner vers la réalité de leur classe avec des pistes de mise en œuvre et, surtout, la possibilité d’installer une dynamique qui, nous l’espérons, deviendra pérenne.

L’an prochain, notre ambition est d’organiser un plus grand nombre d’ateliers pour répondre à une participation que nous désirons plus importante. Ce samedi 3 mars 2012 nous a procuré l’importante satisfaction de quitter des participants heureux de leur journée, désireux de revenir l’an prochain se former à HELMo Saint-Roch et décidés à en faire la publicité autour d’eux.

Pour l’équipe de HELMo St Roch : Alice MUSELLE et Michel RENARD

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 Journée « Verticalité » pour les 3 années de Baccalauréat  
  Instituteur Primaire

            Comme presque chaque année, les étudiants de Theux ont pu participer, le lundi 16 janvier dernier, à une journée durant laquelle ils se sont retrouvés en petits groupes,  indépendamment de leur année d’étude. L’édition 2012 (intitulée Différence, vous avez-dit « différence » ?) avait pour objectif d’ouvrir chacun à la différence en l’aidant à identifier et à dépasser ses préjugés. 

            Après une introduction collective au Fenil (récemment aménagé en cafétéria pour les étudiants), chaque groupe a, alternativement et selon une organisation minutieuse, rencontré des témoins et assisté à une projection de documents audiovisuels ciblés.  Lors des échanges interpersonnels, chacun a eu le loisir de s’exprimer au départ de récits de parcours  personnels et professionnels aussi différents les uns que les autres.  Quant aux deux films « didactiques » présentés, ils ont permis aux étudiants de découvrir différentes pratiques originales d’enseignants (Raconte-moi ta langue et Le carnet de Chico).

            En fin de matinée, un temps de réflexion encadré par les étudiants de troisième année a permis à chacun de commencer à structurer ce qu’il avait vécu en ayant à l’esprit son rôle d’acteur social et de maître-personne (balises données en début de journée). L’après-midi, chaque étudiant a assisté à l’exposé d’un « experts » suivi d’une séance de questions-réponses avec, entres autres, des représentants de l’association « Lire et écrire » et du « Département Accueil des Demandeurs d’Asile de la Croix Rouge de Belgique ».

            En fin de journée, les étudiants ont réalisé un patchwork, production collective sur laquelle ils ont déposé leurs impressions et idées suscitées par cette journée intense dont ils garderont traces dans un travail d’écriture a posteriori.

            Une fois encore, l’investissement et l’engagement de chacun (étudiants, professeurs et personnes extérieures) a créé la magie nécessaire à la réussite de pareille journée. Si tout cela a pu émerger, c’est  aussigrâce à la coordination et la mise en projet réalisées par trois de nos professeurs en particulier : Alice MUSELLE, Marie-Pierre DEFRAITEUR et Arnaud CORNET. Merci à eux !

Marie-France SCHOONBROOD, enseignante. 

Projet "Jeux" avec Don Bosco Verviers

Du 12 au 16 décembre 2011, les acteurs des deux écoles se sont rencontrés pour imaginer et réaliser ensemble des jeux de sociétés en bois et métal afin de réviser les mathématiques et le français autrement. À la clé : de belles rencontres et un enrichissement mutuel ! Après concertation, étudiants, élèves et enseignants ont imaginé, fabriqué et joué. Une opportunité pour les élèves de troisième professionnelle de se resocialiser et d’être valorisé. Pour les étudiants de HELMo Saint-Roch (Theux) il s’agit aussi d’appréhender différemment l’enseignement en milieu professionnel et de, qui-sait, susciter des vocations ! Visionnez le compte-rendu d’un projet original : HELMo Saint-Roch et l’Institut Don Bosco de Verviers collaborent pour créer des jeux ! L’idée : revisiter les examens pour les élèves de 3ème professionnelle de Don Bosco. Un exercice de remédiation et d’apprentissage original !



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Premier stage, premiers pas dans le métier … et quel métier !

L’objectif de la première année de formation est de pouvoir répondre à la question : suis-je fait pour ce métier ? Dès la rentrée, nos étudiants font vivre des activités, préparées à l’école normale dans le cadre des AFP, à des élèves de l’école primaire. Les divers contacts avec le terrain, lors des AFP et des stages, sont des temps privilégiés pour se rendre compte des différentes facettes du métier d’instituteur aujourd’hui. Voilà pourquoi, le temps du premier stage arrive déjà mi-novembre et les activités des stagiaires sont multiples : agir, s’informer et observer.

AGIR ? Les étudiants doivent mener des activités d’apprentissage couvrant environ 1/3 du temps.  Ils sont encadrés durant la de préparation : tous les classeurs de stage sont lus et commentés par des professeurs de l’école normale.  Nous incitons les étudiants à proposer des démarches constructivistes, fonctionnelles et participatives.
S’INFORMER ? Nous invitons nos étudiants à dialoguer avec leur maitre à propos du métier d’enseignant aujourd’hui.
OBSERVER ? Les 2/3 du temps sont consacrés à l’observation. Armer les étudiants dans cette démarche est un des objectifs de la première normale.

La préparation et l’exploitation de ce premier stage ont pour objectif de faire évoluer les représentations du métier d’enseignant par le biais de la construction et l’exploitation de points d’observation communs à l’ensemble du groupe. Lors de la préparation, nous avons construit des grilles d’observation à partir de la théorie du triangle pédagogique de J. Houssaye. Chaque étudiant a choisi plusieurs questions d’observation pour lesquelles il a ramené des traces.

Le jour de l’exploitation du stage, le but de production annoncé est que, par équipe, les étudiants écrivent des articles de fond sur des thématiques qui proviennent du traitement des données reçues (observations) et de lectures de divers textes provenant du magazine des professionnels de l’enseignement « PROF » (une autre manière d’entrer en contact avec le milieu professionnel). Ces articles sont présentés sous le format d’une Une de journal. Les étudiants ont suivi les quatre étapes d’écriture (planification, mise en œuvre, révision au cours de MLE et publication) pour la réalisation de leur Une.

Ci-après, voici une production aboutie : la Une de Charline, Angélique, Alysson et Estelle. Leur écrit met en exergue la vision du métier après (seulement) trois mois de formation.

Pour l’équipe, Alice MUSELLE (enseignante)

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Un stage en banlieue parisienne pour le BAC3

Deux classes de futurs instituteurs (de troisième année) de HELMo Saint-Roch Theux et leurs profs sont partis une semaine en stage à Paris! Au programme: observation et leçons à donner, découverte du système français grâce à un inspecteur accueillant,  arts et culture avec un conseiller pédagogique français, et, passage obligé, la cité des sciences ainsi que Beaubourg.

Leçons à donner... ou à recevoir?

Quitter la campagne de Theux et environs pour se plonger dans le quotidien d’une grande capitale, de ses banlieues et de ses soucis, voilà une expérience peu commune. Les étudiants de 3ème avaient préparé une leçon d’écriture appelée “dictée à l’adulte” au départ d’une BD... Une idée de Belge en somme.

Se souvenant des Belges qui viennent chaque année, les maîtres français nous accueillent chaleureusement. Mais pour les étudiants, c’est toujours une première. “Comment se fait-il qu’il y ait tant de cultures différentes dans les classes de banlieue?” “Pourquoi ne peut-on pas choisir son école en France?” “Pourquoi n’a-t-on jamais de cours de religion?” “Est-il vrai que les maîtres français sont tous universitaires... et si oui, sont-ils assez formés en pédagogie?” Voilà quelques questions que nos étudiants ont posées à l’inspecteur, M. Duchemin, ainsi qu’aux maîtres qui les ont accueillis en CP (équivalent de la première primaire).

La rencontre d’un autre système scolaire, c’est une façon de comprendre que l’enseignement s’organise toujours en fonction d’une société, de ses valeurs, de son histoire, de sa politique actuelle. Tout à coup, on se met à regarder notre propre système éducatif avec un regard différent, enrichi bien souvent.

Vous avez dit arts et culture?

Un des atouts de ce voyage à Paris, c’est la rencontre avec Emmanuel Pinaut, conseiller pédagogique en arts visuels. Il nous propose une visite pédagogique d’un très beau château de la Renaissance. Pas question de suivre passivement le guide! Nous recevons des photos de morceaux d’édifices ou de pièces exposées. Il s’agit de rechercher activement où se situent ces objets. Pas si facile! On éduque son regard, peu à peu. On se lance dans des croquis. On revient vers lui, on apprend à parler le langage de l’architecture, on se pose des questions, on est actifs! Et dire que les enfants de la banlieue se rendent quatre à sept fois par an dans les musées... quelle chance!

Pour enchaîner, le professeur d’arts plastiques de Theux nous emmène à Beaubourg avec un objectif: observer, se poser des questions, s’indigner parfois. Le rendez-vous avec l’étonnement est pris. Nous nous baladons dans ce musée étonnant en nous laissant interpeller par l’une ou l’autre des oeuvres présentes.

La cité des (grands) enfants

Au tour de la cité des sciences à présent. Plus conviviale et innovante, laissant plus d’autonomie aux enfants, la nouvelle Cité des enfants vaut le détour. Nous avons découvert une centaine d’activités réparties en 6 zones thématiques avec une scénographie particulière, comme autant de mini-expositions : Le corps, Communiquer, Le studio TV, Les jeux d’eau, Le jardin, L’usine. Une heure de visite pour voir combien un musée pouvait se rendre moderne, attrayant et ludique. Ensuite, nous sommes passés du côté “adultes”, où chacun a pu choisir de visiter l’espace thématique de son choix. Le sous-marin  situé sur l’esplanade et le planétarium ont également séduit bon nombre d’entre nous.

Un carnet de voyage bien rempli

Le programme de la semaine était chargé. A peine de quoi nous laisser le temps de prendre le metro pour aller, en soirée, découvrir un peu le centre de Paris, Montmartre, tour Eiffel, ou petit théâtre parisien…
Le petit carnet de voyage offert à tous les participants par la directrice, Anne Schillings, n’est par resté vierge. Il commençait par ces mots: “Une bonne idée peut survenir à n’importe quel moment. Ce serait dommage de la perdre. (…) Plus une idée est originale, plus elle est volatile”. (Hubert Jaoui, Vous êtes tous créatifs).

Les idées ne se trouvent pas forcément de l’autre côté de la frontière, mais c’est sans doute en franchissant les frontières que l’on s’élargit les idées.

Céline DISPAS (enseignante)

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Circuit découverte à Theux le 7 octobre 2011 !

Quelques jours après la rentrée, les étudiants de BAC1 de la section instituteur primaire de HELMo Saint-Roch, à Theux, vivent déjà leur second AFP (Atelier de Formation Professionnelle) : le circuit de découverte !

Carte à la main, les voilà partis dans les prairies et la forêt pour remplir différentes missions : coconstruire un théâtre, rencontrer un drôle de peintre, recenser des arbres et réaliser le plan d’une micro-réserve.  Les étudiants vont à la découverte de l’environnement proche de leur école normale. La journée ensoleillée est de bon augure pour la suite de leurs aventures.

Après les sensations, les observations, la recherche et l’action, le temps de l’analyse fait son apparition… Nous structurons sur les quatre approches de l’environnement et sur le concept d’éveil.

Les étudiants doivent transférer leur vécu et concevoir, à leur tour, des activités de découverte de l’environnement en favorisant le contact direct entre les élèves et le réel. Travailler en équipe leur permet de différencier les modes de rencontre du réel et de faire vivre des activités susceptibles de rencontrer les quatre types d’approche.

Rapidement, les étudiants sont donc au boulot pour préparer leur activité, destinée à des classes de la première à sixième primaire : préparation des ateliers, mais aussi repérage du trajet, identification des passages délicats et d’un lieu avantageux pour (de) la pause diner … Ils doivent organiser et gérer toute la journée ! Le temps de préparation est l’occasion de plonger dans la complexité du programme intégré. La bibliothèque, aménagée pour cette activité, regorge de ressources, ce qui leur permet de trouver mille et une idées.  Les profs sont disponibles pour soutenir, relancer, orienter, enrichir, interpeller…

Et nous voilà enfin au 4 octobre ! Quinze classes de primaire participent à notre circuit de découverte : la campagne theutoise résonne des pas, chants et rires. Excitation, participation, les enfants se sont donnés à fond pour faire de cette journée une expérience inoubliable.

Merci aux instituteurs des écoles de Polleur et de Saint-Michel d’avoir encadré les étudiants et d’avoir contribué à la réussite de cette journée.

MPD, DB, DH, AQ, LS et AM

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15 septembre 2011 … Ce jour tant attendu est arrivé pour 58 étudiants de BAC1

Cette première matinée est déjà très bien remplie ! Elle commence par le discours de Mme Schillings, directrice adjointe, qui nous met directement dans le bain : cadre de l’implantation, objectifs de la formation et le métier d’instituteur aujourd’hui.

Il est suivi d’une présentation des objectifs de 1ère année et des cours par Mme Muselle, pédagogue en 1ère normale. Après une pause, des activités d’impro sont proposées par mesdames De Hesselle, Dispas et Muselle. L’objectif est d’apprendre à se connaitre autrement que par les mots : la machine infernale, une discussion en chiffre et une course au ralenti … On riait à gorge déployée dans le jardin de St-Roch !

Cette  matinée se clôture par un temps de rencontre avec les étudiants de troisième année. Cet échange 1N-3N est riche : confronter les différentes représentations des enfants de 1ère primaire est un premier contact avec le milieu professionnel… Certains sont étonnés et se rendent compte que leur image de l’enfant est à actualiser. Ils en profitent également pour prendre des informations sur les profs et sur l’organisation de notre école normale HELMo St-Roch.

L’après-midi, nous entrons dans le vif du sujet en préparant déjà la première activité dans le cadre des AFP (atelier de formation professionnelle) : La Ronde des livres. Mesdames Dispas et  Muselle font vivre l’activité en présentant des livres de la valise du défi lecture (une activité de français qui va occuper nos étudiants tout au long de l’année). Le vendredi 16 est consacré à la structuration et à la préparation. Le lundi 19 est LA journée redoutée mais tant attendue : nos étudiants de 1ère sont déjà dans les classes de l’école primaire pour proposer leur première activité et observer les maitres chevronnés de l’école fondamentale Notre-Dame. Ils ont composé un couplet d’une chanson bien connue pour faire part de leurs premières impressions (voir ci-dessous) !

Quelle folle rentrée !

Pour l’équipe,
Alice MUSELLE

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Accueillir et s’amuser ensemble : une après-midi sportive à HELMo St Roch

Oui, bien entendu, vu de l’extérieur, la spécificité de HELMo Saint-Roch découle de son cadre rural et de la petite taille de l’implantation : le contact privilégié qui s’établit d’emblée entre étudiants et professeurs. Mais pour y parvenir, il ne suffit pas de réduire le nombre d’étudiants et de s’établir à la campagne. Encore faut-il que la volonté de pérenniser cette culture d’école existe.

Chaque année, plusieurs activités conviviales sont ainsi organisées et la journée sportive du mois de septembre est chronologiquement le premier évènement qui permette de faire connaissance avec les nouveaux arrivants de BAC1 et de les intégrer dans la communauté de l’école.

Après un barbecue préparé de mains de maitres par les étudiants de BAC3, et particulièrement les membres du Comité des Fêtes, les participants au tournoi de volley se déguisent. Chaque équipe choisit un thème et adopte un costume en fonction de celui-ci. Une équipe composée de professeurs espère bien conserver son titre conquis de haute lutte l’an dernier. Chacun gagne le hall omnisport pour écouter les consignes d’organisation du tournoi, dispensées par Arnaud CORNET.

Les rencontres se suivent à un rythme soutenu et la condition physique est mise à rude épreuve. Le but est que les étudiants des trois années se rencontrent et fassent ainsi connaissance. Et ce ne sont pas toujours les plus âgés qui remportent la victoire… Pour preuve, la finale est gagnée par une équipe d’étudiants de BAC3, supporters du Standard de Liège, qui ravit le titre à l’équipe des professeurs, laquelle ne résista pas à tant de fougue.

Étudiants et professeurs prennent un dernier verre ensemble et rangent le matériel. Demain, les cours reprennent. Mais un lien existe désormais entre tous ceux qui ont participé à cette après-midi de détente.

Michel RENARD,
pour les enseignants de HELMo Saint-Roch.

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Vivre la pédagogie des missions : le BAC1 à Braives les 17, 18 et 19 mai 2011

L’éveil, porte d’entrée pour l’intégration des savoirs : un truisme ? Toujours est-il que l’interdisciplinarité, et donc le travail des compétences de haut niveau, semble rester le parent pauvre des pratiques pédagogiques dans les écoles primaires. Pour outiller en ce sens les futurs professionnels de l’éducation qui lui sont confiés, HELMo St Roch Theux propose, entre autres, un module en résidentiel à Braives, à proximité du Parc Naturel de la Burdinale. Ce module permet aux étudiants de BAC1 instituteur/trice primaire de s’éveiller davantage à l’environnement, en vivant une pédagogie active sous la forme d’une mission à remplir en groupes restreints. Les compétences transversales y sont mises en valeur : le relationnel, l’instrumental et la prise de conscience de son fonctionnement trouvent leur place tant dans la vie en commun et le travail de groupe que dans le dispositif construit par l’école normale.

De manière à rencontrer les 4 dimensions de l’éveil, les missions proposées envoient les étudiants à la découverte des oiseaux, de l’apiculture, des moulins et des centrales électriques, des vieux métiers, de la cuisine sauvage, de l’agriculture, des traces d’animaux sauvages et de l’homme ou encore de la fanfare de Braives. N’oublions pas la mission restaurant qui demande à un groupe d’étudiants de préparer les repas pour tous les participants durant les trois journées du séjour. Outre les savoir-faire, l’accent est également mis sur la connaissance des différentes matières sans lesquelles les compétences mises en jeu dans ce module interdisciplinaire ne peuvent s’exercer. La langue française et les mathématiques y sont donc également sollicitées.

Lors de la présentation finale de leur travail, chaque groupe dispose de 20 min. pour présenter les résultats observables, concrets, de sa mission. Les participants doivent ainsi indiquer les démarches mises en œuvre pour obtenir ces résultats, s’assurer de leur fiabilité et fonctionner en groupe à tâche heureux et efficace.

Le séjour a été évalué très positivement par les étudiants qui mettent en avant une ambiance appliquée mais détendue, une proximité bienvenue avec les professeurs ainsi qu’une bonne humeur constante que même l’échec du Standard de Liège pour l’obtention du titre de champion de Belgique de football n’a pu altérer.

Michel RENARD,
pour l’équipe des enseignants du module interdisciplinaire « Missions »

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Une journée à Bruxelles

Ce 24 février, le départ pour Bruxelles était prévu à 8h15 à la gare de Verviers … Nous voilà partis pour une nouvelle aventure avec les étudiants de 1 ère normale.

Les objectifs de cette journée sont variées afin de permettre à chacun et chacune de rencontrer notre belle capitale :

•  Susciter l'ouverture culturelle  … Chacun a pu choisir le musée ou l'exposition qu'il avait envie de visiter … Les étudiants ont écrit sur l'ambiance du musée, sur leur ressenti, sur leur coup de cœur, … Une démarche qui étonne et qui est éloignée des demandes scolaires habituelles (et tant mieux !)

•  S'immerger dans une grande ville  … pour notre école à la campagne ce n'est pas banal ! Pour qui n'en a pas l'habitude, prendre ses repères pour se déplacer, prendre le métro… Percevoir la différence des lieux, des personnes, des ressources, d'idées …

•  Autonomie  … Une sortie cela se prépare ! Chacun a planifié sa visite pour optimaliser le temps imparti qui malheureusement était trop court …

Une journée différente, certes … mais riche en découvertes !

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Entretenir ses racines et renouveler la tradition de la Chandeleur à HELMo St Roch

Faire des crêpes à la chandeleur est une activité culinaire qui trouve facilement sa place dans les classes des écoles fondamentales. Mais accorde-t-on aux enfants le temps de s'interroger ? Pourquoi des crêpes à la Chandeleur ? Que fête-t-on ce jour-là ? Et une question en entrainant une autre, des ateliers de découverte des origines de cette fête peuvent être mis en place.

Qui dit origine, dit temporalité. Qui dit fête dit célébration. Qui dit célébration dit religion. Qui dit religion dit philosophie et explication du monde.

Les étudiants du BAC1 instituteur/trice primaire de HELMo St Roch se sont retroussé les manches pour trouver quelques éléments afin d'étayer cette suite logique. Une ligne du temps fut construite : recherche des grandes époques dans la littérature, calcul de la proportionnalité des espaces représentant les siècles par rapport au mur où la ligne du temps serait affichée, confection de la représentation de quelques grands évènements historiques. La Chandeleur, fête chrétienne ? Et bien oui et la Bible fut elle aussi explorée et décryptée pour retrouver le sens donné par les Pères de l'Église à ce moment festif. Mais cette fête existait déjà avant le christianisme qui s'était empressé de la réinterpréter. Une recherche dans les textes fut organisée pour réaliser un inventaire des fêtes païennes en fonction des saisons, la manière qu'avaient nos ancêtres d'appréhender le monde. Mais si les fêtes jalonnent le rythme des saisons, comment se fait-il que celles-ci existent ? Nos étudiants se sont transformés en géographes pour construire une maquette, matériel intuitif destiné à la visualisation de ces concepts difficiles. Chaque groupe avait également pour tâche de réfléchir à la présentation du résultat des recherches qui fut communiqué avant de déguster ces crêpes blondes et rondes.

Ainsi, après avoir décoré les tables tout en ayant dans les narines la douce odeur des crêpes cuisinées par le groupe chargé de choisir et de mettre en œuvre quatre recettes destinées à réjouir nos papilles, nos étudiants ont entraperçu l'interdisciplinarité par la pratique, ils ont affermi diverses compétences selon les ateliers, ils ont appris à gérer une activité (célébrer la Chandeleur) doublée de projets de savoir où les disciplines jouent un rôle fonctionnel.

La Chandeleur à HELMoSaint-Roch ? Une porte de plus ouverte sur toutes les facettes de l'apprentissage.

Pour l'équipe de l'AFP Chandeleur de HELMo Saint-Roch : Michel Renard (enseignant)

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Quand les jeunes bricolent... Le 3ème bac mène un projet avec l'enseignement professionnel à Don Bosco Verviers

C'est du lundi 13 au jeudi 16 décembre 2010 que des étudiants de troisième professionnelle de Don Bosco Verviers et des normaliens de troisième année à l'école Saint-Roch de Theux se sont rencontrés afin de réaliser des jeux de société en bois et en métal. Ces jeux ont pour but de travailler le français et les mathématiques tout en s'amusant. Cette fois-ci, c'est l'occasion de se mélanger.

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Stage 1N1

Depuis plusieurs années, notre parti pris est de plonger directement nos étudiants dans la complexité de leur métier. Notre objectif est qu’ils puissent se positionner professionnellement au terme de leur première année de formation et répondre à la question : suis-je fait pour ce métier ? Les divers contacts avec le terrain sont des temps privilégiés pour se rendre compte des différentes facettes du métier d’instituteur aujourd’hui.

Dès la rentrée, nos étudiants font vivre des activités, préparées à l’école normale, à des élèves de l’école primaire. Après trois ateliers de formation professionnelle (langue française, éveil – à lire dans l’article « circuit découverte » - et mathématique), il est déjà temps de préparer un premier stage ! Hé oui, après seulement deux mois et demi, une première semaine de stage est vécue par nos jeunes, encadrés par des maitres de stage bienveillants.

Lors de cette première semaine de stage, les activités des stagiaires sont triples : agir, s’informer et observer.

AGIR ? Les étudiants doivent mener des activités d’apprentissage couvrant environ 1/3 du temps.

S’INFORMER ? Nous invitons nos étudiants à dialoguer avec le maitre à propos du métier d’enseignant aujourd’hui.

OBSERVER ? Armer l’observation des étudiants est un des objectifs de la première normale. La préparation et l’exploitation de ce premier stage ont pour objectif de faire évoluer les représentations du métier d’enseignant par le biais de la construction et l’exploitation de points d’observation communs à l’ensemble du groupe.

Lors de la préparation, nous avons construit des grilles d’observation à partir de la théorie du triangle pédagogique de J. Houssaye. Chaque étudiant a choisi quatre questions pour lesquelles il doit ramener des traces de qu’il a pu observer dans sa classe de stage. Toutes ces traces sont traitées le jour de l’exploitation du stage. Notre objectif de formateur est de faire évoluer les représentations du métier en les confrontant à la réalité du terrain (observations) mais aussi à des lectures de divers textes professionnels. Le but de production est donc que chaque équipe de trois ou quatre étudiants écrivent des articles de fond sur des thématiques qui proviennent du traitement des données reçues (observations) et de lectures. Ces articles sont présentés sous le format d’une Une de journal. Les étudiants ont suivi les quatre étapes d’écriture (planification, mise en œuvre, révision au cours de MLE et publication) pour la réalisation de leur Une. Ci-après, voici une production aboutie : la Une de Rachel, Florine et Loïc. Leurs articles mettent en exergue la vision du métier après (seulement) trois mois de formation.

Pour l’équipe, Alice MUSELLE (enseignante)

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Paris sera toujours Paris: les tribulations des étudiants de 3ème bac dans la banlieue parisienne.

Depuis le début du mois de septembre, soit dès avant la rentrée académique, les étudiants de 3ème BAC insituteur(trice) primaire de l’HELMo St Roch préparent leur stage du mois de novembre en 1ère année primaire. Après quelques jours d’observation dans les futures classes de stage et leur exploitation, les choses sérieuses commencent au sein des cours de disciplines et de pédagogie: les ressources sont mises en commun pour que nos étudiants puissent faire face, dans les meilleures conditions possibles, aux défis auxquels ils seront confrontés en stage.

Afin de compléter la formation dispensée dans le cadre des cours à St Roch, le mois d’octobre voit traditionnellement une partie de l’équipe éducative encadrer les étudiants lors d’une semaine de stage dans la banlieue parisienne. Il y a plus de vingt ans, la région d’Écouen a enfanté d’un groupe d’enseignants-chercheurs qui se sont spécialisés dans l’apprentissage du lire et de l’écrire, la littératie. Encore aujourd’hui, certains de leurs ouvrages font figure de référence: former des enfants lecteurs, des enfants producteurs de textes... L’héritage de ce groupe, aujourd’hui disparu, perdure dans nombre de pratiques innovantes que les enseignants du fondamental de cette circonscription prennent plaisir à partager depuis six ans avec nos étudiants de St Roch.

Durant toute la semaine de ce voyage d’étude, observation de dispositifs pédagogiques dans les classes, audition d’exposés, rencontre avec des conseillers pédagogiques et mise en œuvre d’activités construites en Belgique alternent avec les approches culturelles: visite du musée d’Écouen et découverte de son exploitation pédagogique, le Centre Pompidou de Beaubourg, la Cité des Sciences et plus particulièrement la Cité des Enfants, après-midi libre dans la Ville Lumière... L’appréciation par les enseignants des activités de français et de mathématique données dans leur classe par nos étudiants, était particulièrement attendue et instructive. Les retombées de ces cinq journées bien remplies sont multiples, tant sur le plan du développement des compétences professionnelles que sur celui du développement personnel.

Deux semaines après la rentrée en Belgique, c’était au tour de St Roch d’accueillir des enseignants de la région d’Écouen, désireux d’en apprendre davantage sur le système éducatif de la Communauté Française de Belgique. Mettant à profit leur congé d’automne avancé par rapport à notre semaine de Toussaint, une dizaine d’entre eux ont vécu deux journées dans les classes de la région liégeoise, qui dans l’enseignement spécialisé, qui dans une école bénéficiant d’un encadrement différencié, qui dans un établissement ordinaire. Ils ont également profité d’informations sur la formation initiale des enseignants, bien différente de celle qu’ils connaissent en France comme nous l’a appris l’Inspecteur de l’éducation nationale rencontré à Écouen.

Une expérience très riche pour nos amis français tout comme le voyage à Paris l’a été pour nos étudiants de St Roch: s’ouvrir sur le monde, s’enrichir et partager connaissances et compétences.

Pour l’équipe de HELMo Saint-Roch: Michel RENARD, enseignant

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AFP pour le 1er bac : circuit découverte

Une semaine après la rentrée, les étudiants de 1ère vivent déjà leur second AFP : le circuit découverte !

Carte à la main, les voilà partis dans les prairies et la forêt pour remplir différentes missions : rencontrer des farfadets et un drôle de peintre, recenser des arbres et réaliser le plan d’une micro-réserve.

Après les sensations, les observations, l’action, le temps de l’analyse fait son apparition … Nous structurons sur les quatre approches de l’environnement et le concept d’éveil. L’intention est de concevoir des activités de découverte de l’environnement en favorisant le contact direct entre les élèves et le réel et en utilisant les quatre types d'approche pour ainsi différencier les modes de rencontre du réel. Rapidement, les étudiants sont donc au boulot pour préparer leur activité destinée à des classes de la 1ère à 6ème primaire : préparation des ateliers mais aussi repérage du trajet, identification des passages délicats et de la pause déjeuner, … Ils doivent organiser et gérer toute la journée !

Ce 12 octobre est la journée tant attendue et parfois redoutée … Quinze classes de primaire participent à notre circuit de découvertes : la campagne theutoise résonne des pas, chants et rires. Excitation, participation, les enfants se sont donnés à fond pour faire de cette journée une expérience inoubliable. Le soleil bien présent a fait oublier le froid ambiant !

Nos étudiants sortent grandis de cette expérience.

DB, MPD et AM

La chanson de Yannick Noah revisitée donne une idée de leur vécu : cliquez ici pour la télécharger.

Volley pas comme les autres …

Comme chaque année, les étudiants de 1er, 2ème et 3ème de HELMo St-Roch sont rassemblés pour une après-midi sportive. Ce temps en commun favorise la rencontre entre les trois années. C’est l’occasion pour chaque équipe de rivaliser de créativité dans la réalisation de ses costumes. Quel plaisir de les voir avec des déguisements hauts en couleur!

Le comité des fêtes gère le bar et les pains-saucisses, Monsieur Cornet organise les matchs de manière à ce que chaque année se rencontre … Tout ça dans une bonne ambiance et avec le soleil ! La salle omnisports a donc résonné de musique, fous rires et  cris d’encouragement tout au long de ce bel après-midi.

Vivement l’année prochaine !

Alice MUSELLE (enseignante)

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Rencontre Pédagogiques d'Eté : des enseignants de St-Roch y étaient!

Cette année encore nous y étions !

Les rpé (Rencontres Pédagogiques d’été) deviennent le rendez-vous de fin de vacances de certains professeurs de l’école normale. Ces six jours de formation sont le lieu de rencontres et d’échanges avec différents professionnels qui gravitent autour du monde de l’Ecole : enseignants, bibliothécaires, éducateurs, animateurs, … Un moment privilégié pour poursuivre notre formation et pour s’enrichir du contact et des expériences des autres.

Les journées sont consacrées aux ateliers et les soirées à différentes activités : conférence, découverte de matériel pédagogique, spectacle, …

Cette année encore, trois professeurs ont vécu différents ateliers durant 6 journées.

Céline Dispas, professeur de français, et Alice Muselle, professeur de pédagogie, ont suivi l’atelier « clown et masque neutre. À la recherche de son double dérisoire… et de soi » avec comme formateurs Jacques BURY et Christian WERY. Le clown comme le masque neutre sont des moyens pour aller à la rencontre de soi-même sous le regard bienveillant de joyeux comparses. Le clown est un des exercices théâtraux les plus difficiles car on ne joue pas un personnage extérieur à nous, mais on doit découvrir en nous le clown... Pas de fioritures ni de texte savant, tout se fait en impro, avec notre simple présence comme outil. Obligé d'être soi, et de jouer avec ses fragilités pour être authentique. Amuseurs publics s'abstenir…

Françoise Crutzen, professeur de mathématique, a suivi deux ateliers : « Mathématiques citoyennes. Observer des cloches sans céder aux sirènes… » et « Sanctionner sans punir. Serrer la vis ou changer d’outils ? ».

Les deux formateurs de ce premier atelier étaient  Julie SAELEN et Benoît JADIN. Les participants ont appris à manier quelques outils statistiques élémentaires, portant sur des questions proches de leur vécu : résultats scolaires, revenus, etc. Des approches possibles avec des enfants dès l’école primaire ont été envisagées.

Les deux formateurs du second atelier étaient Anne CHEVALIER et Benoît GALAND. Les participants ont eu l’occasion d’échanger et de réfléchir sur les significations, les rôles et les effets des règles et des sanctions dans la vie d’un groupe. Le recours à l’analyse de situations vécues leur a permis de prendre du recul, de se positionner par rapport à ces questions et de se donner des balises pour imaginer des pistes d’action éducative.

Les rpé terminées, une nouvelle année scolaire démarre avec des enjeux d’égalité (malheureusement) toujours d’actualité pour le mouvement socio pédagogique « Changement pour l’égalité ». Et cette année, CGé fête ses 40 ans ! Cet anniversaire est l’occasion de proposer de nombreuses manifestations, comme l’exposition Melting Classes.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter leur site Internet http://www.changement-egalite.be

Céline Dispas, Françoise Crutzen et Alice Muselle

HELMo Saint-Roch reçoit un indien de l'Amazonie

Recevoir un indien Kichwa à Helmo St Roch, quelle aubaine!

José Gualinga, fils du Yachak (chamane) Don Sabino, et Sabine Bouchat, son épouse d'origine theutoise et habitante de Sarayaku depuis 23 ans, vivent avec leurs 4 enfants au cœur de la forêt amazonienne équatorienne. Lors d'une tournée de sensibilisation en Belgique et en France et grâce à un projet mené en partenariat avec la commune de Theux, ils sont venus dans notre école, rencontrer les étudiants de 2° et 3° bac instituteur primaire.

José est leader politique, il tente d'influencer le gouvernement équatorien et d'informer les populations occidentales quant aux menaces perpétrées par les entreprises pétrolières qui convoitent les gisements de pétrole situés sous leur territoire. Il est l'un des initiateurs du projet « Frontière de vie »*. Ce projet consiste à planter de hauts arbres à fleurs de couleurs vives, visibles d'avion, destinés à délimiter leur territoire et constituer un symbole de paix. La frontière d'arbres protège en outre 3 autres projets: une école bi-culturelle (enseignement des savoirs ancestraux Kichwa et éducation interculturelle), un centre de conservation de la biodiversité et un centre d'application de la médecine Kichwa.

Dans notre école, José a su bouleverser les consciences.

- Par une présentation des modes de vie de son peuple (se nourrir, se loger, se soigner...tout repose sur ce que leur offre la forêt), il nous a fait pénétrer dans l'univers amazonien.

- Par l'information et la sensibilisation quant aux méthodes peu « orthodoxes » des firmes pétrolières et l'armée équatorienne, il nous a fait comprendre l'impact destructeur de notre mode de vie, totalement dépendant du pétrole, sur des peuples ayant conservé un lien profond avec la nature.

Comme en témoignent les idées retenues par les étudiants ( voir les bulles ci-autour), les messages semblent être bien passés auprès de nos futurs instituteurs.

En tout cas, voilà un fameux départ pour le cours d'approche de la diversité culturelle et une fabuleuse opportunité pour entamer les cours d'Education à l'Environnement et au Développement Durable!

Cette journée constitue une amorce idéale pour l'ancrage de concepts tels que société traditionnelle, civilisation occidentale, interdépendance, mondialisation mais aussi pour se sentir concerné par les problèmes environnementaux comme la déforestation, l'épuisement des ressources...

Cet ensemble de cours devrait aboutir, durant le 2° semestre, à la création d'outils pédagogiques de sensibilisation à l'emprise de notre mode de consommation sur la planète et ses peuples.

*Pour toute information sur le projet « Frontière de vie », consultez le site www.frontieredevie.net

Quelques idées épinglées par les étudiants :

  • - Leur vie est basée sur l'harmonie: l'harmonie avec la nature, l'harmonie entre les générations, l'harmonie entre les hommes et les femmes...
  • - Nous vivons en total dépendance du pétrole, avec plus de superflu que d'essentiel. Ils vivent en total dépendance de la forêt, l'essentiel est au coeur de leur vie.
  • - Cette rencontre nous donne envie de mettre en place des choses positives pour l'avenir de la terre et de l'humanité. Nous prenons conscience de l'importance de notre rôle d'instit'.
  • - En Amazonie, ils donnent une bien plus importante place à l'enfant que chez nous.
  • - Notre culture est trop agressive, elle ne laisse pas la place à chacun.
  • - Nous venons de prendre conscience qu'il est urgent d'agir en prenant exemple sur le peuple de Sarayaku

Le 1er bac part une journée à l’Expo-Sciences de Bruxelles.

Le vendredi 23 avril 2010, les élèves de première normale de Helmo Saint-Roch ont passé une journée à Bruxelles afin de visiter l’Expo-Sciences à Tour et Taxis.

L’expo-sciences est un concours de projets scientifiques réunissant des centaines de jeunes de 5 à 20 ans (de primaire et de secondaire). Durant deux jours, ces jeunes présenteront des projets à caractère scientifique ou technologique qu’ils auront élaborés avec l’aide de leur professeur ou d’un autre adulte. Un groupe de scientifiques (enseignants, chercheurs, industriels, journalistes…) est présent en tant que jury afin de déterminer les meilleurs projets dans chaque catégorie.

L’objectif de cette exposition est de développer chez les jeunes le goût pour les pratiques de loisirs scientifiques, de valoriser leurs travaux et de favoriser les échanges entre les jeunes et le public d’une part, entre les jeunes et les chercheurs d’autre part.

Les étudiants de Saint-Roch se sont surtout arrêtés aux stands concernant les élèves de l’école primaire. Il y avait une centaine de projets à observer et beaucoup d’observateurs. Ils avaient pour consigne de prendre des notes (quelles démarches ont été suivies ?) sur l’un des stands qui avait retenu particulièrement leur attention, ainsi que de repérer les différentes compétences de mathématique présentes. Ils ont pu observer autant de projets pour les petits que pour les grands, ce qui était vraiment intéressant.

Cette activité a été très enrichissante pour ces futurs enseignants, leur donnant l’envie de vivre ce genre d’expérience avec leurs futures classes.

Lola PIRLET
étudiante de 1ère Normale à HELMo Saint-Roch

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Onze étudiants de 2ème et 3ème bac en stage au Sénégal

Au mois d’avril dernier, onze étudiantes de 2ème et 3ème bac instituteur primaire de HELMo Saint-Roch (Theux), accompagnées par trois de leurs professeurs, ont réalisé un stage de quinze jours dans les écoles EBS de Sassal et de Keur N’Diol Fal. Un séjour riche en rencontres, en émotions, en découvertes… Récit de voyage :

"Nous étions épuisées et poussiéreuses lorsqu’enfin, après plusieurs heures de cahots dans le taxi-brousse, l’une d’entre nous a crié, faisant écho à ce que lui annonçait le guide : « on arrive ».. Jamais nous n’oublierons cette image : la haie d’honneur formée par les enfants agitant de petits drapeaux aux couleurs du Sénégal et de la Belgique, puis, sous un imposant anacardier, la cérémonie d’accueil, au rythme des tams-tams improvisés des femmes et de leurs danses, en présence des autorités du village. C’est un moment fort, qui, pour nous, rompait décidément avec nos premières impressions du Sénégal. Nous avons été bouleversées et profondément touchées, tout au long de notre séjour, par la générosité, la bonne humeur, le sens de l’hospitalité et la solidarité des habitants de la brousse. Lorsque nous poussions timidement la tête à l’entrée d’une concession, les Sénégalaises riaient de bon cœur et nous invitaient à entrer, déployant immédiatement des nattes pour que nous nous installions. On ne pouvait pas toujours se dire grand-chose, mais cela a été l’occasion pour nous de constater à quel point l’échange ne passe pas que par la parole.

Un autre temps fort de notre séjour a bien sûr été la rencontre avec les maitres sénégalais. Après un premier échange où les instituteurs nous ont expliqué comment ils travaillent, nous avons pu les observer à l’œuvre, puis tenter de les imiter, dans le but de mieux comprendre leurs démarches, les contraintes et conditions dans lesquelles ils enseignent. Les longs échanges que nous avons eus avec nos maitres de stage nous ont aussi permis de mieux cerner les difficultés qu’ils rencontrent, dans le quotidien de leur classe comme dans leur parcours professionnel : une formation très succincte, une situation souvent précaire, une carrière qui piétine et, en classe, peu de matériel, peu de moyens et, dans certains cas, une classe nombreuse et très hétérogène. L’humilité et la modestie, comme le disait l’Inspecteur général de l’Iden de M’Bour, à qui nous avons pu rendre visite, sont l’une des leçons que nous retenons en priorité. Nous avons appris à nous décentrer, à considérer d’autres pédagogies, d’autres relations entre le maitre et l’enfant. Il s’agissait de situations d’enseignement totalement différentes de celles que nous avons rencontrées jusqu’ici : l’écoute, la capacité d’adaptation et la débrouillardise ont été indispensables au moment de nous lancer dans le stage pratique.

Souvent, des images resurgissent : l’hilarité bon enfant des pileuses de mil quand on s’essayait maladroitement à les imiter ; le sourire solaire des jeunes femmes quand nous entrions à la « cuisine » ; l’air espiègle et rieur des enfants quand ils s’amusaient à vous faire répéter leur nom ; les cris enthousiastes quand l’une d’entre nous entamait « les pouces en avant… » ; les soirées avec les habitants; les premiers « Madame, madame, madame » scandés par les enfants au rythme de leurs claquements de doigts lorsqu’ils voulaient répondre à l’une de nos questions… De petits souvenirs qui, si anecdotiques qu’ils puissent sembler, nous évoquent l’indicible chaleur des échanges et la profondeur des rencontres.

Ce voyage ne s’arrête pas aux quinze jours que nous avons vécus là-bas, il se poursuit en nous. Le choc culturel est grand et il a ébranlé notre conception européenne d’une vie confortable, mais individualiste et peu soucieuse de l’autre et du monde. Après avoir vécu sans eau courante et sans électricité, sans internet et sans téléphone (ou presque), sans aucun de nos loisirs habituels, nous ne pouvons ni ne voulons plus regarder notre vie de la même façon. Notre expérience sénégalaise a été, pour nous toutes, enrichissante et vivifiante… Et, bien sûr, pour beaucoup d’entre nous, il y a aussi la ferme volonté de retourner au Sénégal – si possible à Sassal."

Le 1er bac suit l'atelier de formation professionnelle « lire et décrire des paysages »

L’atelier de formation professionnelle 1ère normale « lire et décrire des paysages » s’appuie sur les disciplines « éveil géographique » et « français ». En mars 2010, l’équipe enseignante était formée d’Alice Muselle (pédagogie), Marie-Pierre de Hesselle (géographie), Régine Denooz (français), Nathalie Jacquemin (institutrice MFP), Alain Quoidbach (pédagogie) Les mises en situation, d’abord face aux paysages in situ puis dans une réflexion en classe, se proposent :

De doter les étudiants du vocabulaire spécifique actif qui leur permettra d’exprimer de façon univoque ce qu’ils voient, tant pour décrire les éléments perçus que pour exprimer leurs relations dans l’espace. Une première clé d’analyse est transmise à savoir les composantes du paysage : le relief, l’hydrographie, le bâti, l’affectation du sol et les infrastructures.

D’aborder un paysage selon une démarche qui pourra être mutatis mutandis utilisée avec les élèves de l’école primaire. La progression va du global au particulier, de la syncrèse à l’analyse :

Parvenu à un point haut d’où s’ouvre une large perspective sur Theux et la vallée de la Hoëgne, exprimer son ressenti : « qu’en pensez-vous ? ». La consigne fait appel aux sensations et à l’affectif. L’impression peut être forte. Si nécessaire, le prof oriente l’attention : les formes, les couleurs, les distances… écoutez… humez… que vous disent vos pieds… quelle ambiance… Le paysage, c’est d’abord des détails qui résonnent avec nos valeurs. Il nous parle de nous.

Désigner des objets familiers, reconnaissables dans le paysage : ma maison, la maison d’un copain, la route du Mont Theux, l’église de Juslenville. Le prof demande de situer l’objet pour que chacun puisse le reconnaître. Recours au vocabulaire, aux organisateurs spatiaux de façon fonctionnelle. Certains reconnaissent dans le paysage des espaces parcourus.

Extension d’éléments reconnus à d’autres qui ne sont pas visibles mais peuvent être connus : la Hoëgne, d’où vient-elle ? où va-t-elle ? dans quel sens coule-t-elle ? et la ligne de chemin de fer… la grand route… Dans quelles directions se trouvent Pepinster, Verviers, Spa… Comment le savez-vous ? Petit à petit, nous arrivons à situer la portion d’espace observée par des repères connus, observables ou non.

Mais le paysage ne dit pas tout. La carte servira à le faire parler : il révèlera des toponymes, des objets ou des relations qui n’ont pas été aperçus. Pour bien utiliser la carte, il faut l’orienter. Comment ? A partir du chemin suivi pour y arriver ; à partir des points cardinaux (le soleil), à partir de points connus et visés dans le paysage.

Pour fixer et s’exercer, des jeux d’observation sont mis en œuvre.

Le point de vue se prête bien à une analyse du relief (plateau) et à la perception de lignes de force du paysage. A partir d’un profil transversal de la vallée, les étudiants s’entrainent à nommer et à décrire.

En clôture, un exposé présente comment, au fil des temps géologiques, le relief de la vallée de la Hoëgne a pu se former. « Fermez les yeux et imaginez… » le jeu de l’érosion n’est pas toujours évident.

Prendre l’habitude de se poser les questions du géographe  : Qu’y a-t-il dans cette portion de l’espace ? Pourquoi là et pas ailleurs ? Quels liens entre les éléments ? Comment caractériser les conditions naturelles dans lesquelles l’homme vit et a vécu ? Comment l’action passée et actuelle de l’homme se manifeste-t-elle ? Comment ce paysage pourrait-il évoluer à courte et longue échéance ?

L’analyse d’autres paysages, plus lointains, induira des effets sur les sentiments identitaires  : quand est-ce que je me sens chez moi ? mon cercle de familiarité est-il large et restreint ? Le paysage a une dimension psychologique.

Tout cela ne s’acquiert en une séquence d’activité, bien sûr. Nous avons fait un pas. Un pas dans la bonne direction.

Alain QUOIDBACH

« C'était au temps où Bruxelles chantait » : visite de la capitale

Bruxelles, une ville qui bouge. Bruxelles, une ville qui enchevêtre ancien et moderne. Bruxelles, une ville d’histoire avec ses vieux quartiers et sa Grand Place

Ce 4 mars 2010, nous avons joué les touristes pendant une journée avec les étudiants de 1ère normale :

- en prenant le train et pour certains le métro, le tram, le bus
- en se repérant pour aller à la rencontre de divers lieux remarquables
- en observant les visiteurs de la Grand Place
- en visitant un musée choisi au préalable … Cette année, certains ont rencontré des monstres multicolores au Palais des Beaux-arts …

Nous avons regardé, lu, senti, ressenti, écouté, … Bref nous avons pris le temps d’aller à la rencontre de notre culture.

« Une belle journée à Bruxelles et des fous rires assurés!! La vieille ville est pleine de surprises ; un drôle de mélange entre les bâtiments anciens et modernes. Voyage en métro et visite d’un musée accompagnés d'un grand tour du Parc du Centenaire, zut on a raté le camion de glace à la sortie! A refaire sans hésitation! » Lynn

Françoise SAUVAGE, Michel THIRY et Alice MUSELLE

Le 1er bac fait connaissance avec Archimède

Mardi 23 février, les étudiants de 1N arrivent en classe le cerveau encore un peu endormi…Pourtant, Archimède les attend et, lui, est bien décidé à réveiller les troupes ! Pendant toute la matinée, Archimède les défie…"A ton avis, cet objet coule ou flotte ? Pourquoi ? Tu crois ? Comment l'expliques-tu ?" ; les cerveaux se réveillent et s'échauffent. Par-ci, par-là quelques expressions spontanées … parfois optimistes, "Madame, je crois que j'ai compris"…parfois, découragées "Madame, je ne comprends plus rien !". Malgré tout, les troupes persévèrent et progressent dans leurs réflexions ; les étudiants manipulent, discutent, confrontent leurs résultats d'expériences. Régulièrement, ils sont invités à formuler une théorie sur le phénomène de flottaison et celle-ci est toujours soumise à l'expérience pour vérifier si elle est valide…Au terme d'une journée riche en expériences, questionnements, partage et réflexions, les étudiants finissent par formuler une loi qui semble bien se vérifier. Ouf, on y est arrivé…Quel plaisir de constater le travail (intellectuel) accompli par tous !

Mardi 9 mars : Archimède n'a pas dit son dernier mot et compte bien le faire remarquer…En effet, c'est maintenant le principe du ludion qu'il faut réussir à expliquer ! Les notions sont approfondies. Enfin, après une réelle tempête de cerveaux, les étudiants préparent l’activité qu'ils iront mener dans une classe du primaire.

Mardi 16 mars, journée tant attendue … L’école Notre-Dame de Heusy vit au rythme de la science … Tous les élèves de l’école réfléchissent, expérimentent, questionnent et reformulent autour d'une et une seule et même question clé…à priori "si simple" …« Pourquoi un objet coule ? Pourquoi un objet flotte ? ».

Delphine BOULANGER, Nathalie JACQUEMIN, Alice MUSELLE

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Retrouvailles de la promotion 2004 à HELMo St-Roch

Ils s’étaient dit « rendez-vous dans cinq ans… » (air connu).

Ce qui fut dit fut fait ce 20 février où la soirée rassembla à St-Roch des diplômés de juin 2004. Nous avons pu reconnaitre : Juliette Coen, Régis Defays, Pierre-Yves Dejong, Anne-Catherine Denne, Joachim De Stoop, Julie Hallut, Cindy Jacquet, Florian Klassen, Sandrine Léonard, Julie Nadrin, Audrey Rahier, Dominique Ranzy, Maïté Roufosse, Régine Stassen, Sylvie Vasbinder, Sophie Vercruysse et Valérie Weber. Ils n’étaient pas seuls mais entourés des conjoints et d’une marmaille de joyeux bambins !

Les organisatrices avaient pensé à l’intendance : un traiteur fournit un buffet froid où nul n’eut faim ni soif.

Un data projecteur suspendu au plafond laissa les anciens ébahis : leur vieille école normale s’équipait ! L’installation permit non seulement de diffuser de la musique mais aussi de projeter des photos du temps de leurs études : activités d’éveil au fil d’un parcours vélo sur la Meuse entre Visé et Maastricht en 2eN, analyse de la qualité de l’eau du Wayai en 3eN, stage en école de brousse au Sénégal. Souvenir marquant incontournable : la comédie musicale Out of Trouara à Burg Reuland dont nous avons revu le DVD. Un galopin de bientôt deux ans reconnaissait son papa et scandait « Allez Piè Piè ! »

Laissant les adultes à leurs conversations, les rejetons menaient une sarabande autour de la table, dessinaient sagement ou lançaient des avions de papier.

Ils se sont dit : « rendez-vous dans cinq ans ! »

Alain QUOIDBACH et Françoise CRUTZEN

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Spectacle de comédie musicale "Sweeney Todd" par le 3ème bac

Comme chaque année, les étudiants de 3ème bac proposent un spectacle de comédie musicale de leur création. Cette année, le thème choisi est celui de Sweeney Todd : c'est est le nom d'un tueur en série du folklore anglais dont l'histoire a donné lieu à des adaptations au théâtre et au cinéma.

Il s'agit d'une activité interdisciplinaire en résidence qui permet aux étudiants de se frotter à la création d'un spectacle et aux arts de la scène. Les représentations se sont déroulées 12, 13 t 15 mars au Lido, à Spa.

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Que peut-on apprendre à l’école primaire à l’occasion de la Chandeleur ?

La Chandeleur, c'est les crêpes.  Qui parcourt les supermarchés autour du 2 février ne peut l'ignorer.

Depuis plusieurs années déjà, les profs de St-Roch tenaient à célébrer cette fête : après s'être comptés, ils se répartissaient la préparation de crêpes destinées aux étudiants du 1er Bac.

La pente enseignante demeurant, nous tenions à rappeler l'origine et le sens de cette tradition : après la distribution des crêpes, un moment de structuration organisait les idées rapportées par les étudiants.  Pas question de manger des crêpes idiot.  Quoi de plus indigeste qu'une crêpe idiote?!

Mais voilà ! De moins en moins d'étudiants pouvaient éclairer notre lanterne : pourquoi des crêpes le 2 février?

Nous y avons vu un signe du ciel : un projet de savoir devait faire reculer l'ignorance et rendre sens aux crêpes.

De manière plus générale, l'occasion était donnée de répondre à la question "que peut-on apprendre à l'école primaire à l'occasion de la Chandeleur?"

Ainsi ce 2 février dernier, plusieurs ateliers de recherche sur la Chandeleur : pourquoi les saisons sous nos latitudes (Marie-Pierre de Hesselle)? le temps cyclique des saisons jalonné par des fêtes (Michel Renard); le temps linéaire représenté par une ligne du temps comme il devrait y en avoir dans toutes les classes (Alice Muselle); les origines païennes (Alain Quoidbach) et chrétiennes (Nathalie Jacquemin) de la Chandeleur.

L'après-midi célébra la Chandeleur : préparation de pâtes à crêpes (Françoise Crutzen), décoration de la salle, composition de chansons de circonstance.

Démarche réussie?

Les étudiants ont été invités à rédiger anonymement leur appréciation.  Certes, certains ne savent toujours pas réussir une crêpe et encore moins la faire sauter.  Néanmoins, la plupart des commentaires sont encourageants  :

J’ai vraiment apprécié travailler pour les autres étudiants : leur préparer des chants, la surprise de la décoration et les différentes pâtes à crêpes. Très sympa !

Activité très chouette …. Tout comme le fait que beaucoup de prof étaient présents.

C’est une activité qui donne des responsabilités et c’est très intéressant.

J’aimerais faire vivre le Chandeleur en classe pour faire comprendre/apprendre aux enfants qu’il ne s’agit pas que de manger des crêpes mais qu’il y a une signification.

Cette activité m’a donné envie de

- faire découvrir les traditions aux élèves en leur permettant de les vivre.

- prévoir des journées d’activités ludiques avec les enfants où ils fabriquent, cuisinent, construisent eux-mêmes les choses.

- de montrer aux élèves d’où viennent certaines fêtes et les fêter dans ma classe plus tard.

- de savoir le « pourquoi » lorsque l’on fête quelque chose, d’appliquer cela à d’autres fêtes et de le partager avec une classe.

Alice MUSELLE, Françoise CRUTZEN, Alain QUOIDBACH

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Le 1er bac suit un "module contes"

Pour débuter l'année, les étudiants du 1er bac instit' primaire ont suivi un module consacré aux contes. Il s'agit d'une activité interdisciplinaire". "Ce module est la suite logique du module oralité et évangile que suivent nos étudiants en décembre, explique Alice MUSELLE, enseignante à HELMo Saint-Roch. Nous sommes trois professeurs, Régine DENOOZ et Marc DELACROIX, pour trois cours différents, maîtrise de la langue orale, français et psychologie de la relation et de la communication, à encadrer les étudiants lors de ce module réparti sur deux jours".

Le jeudi 14 janvier, une conteuse, ancienne étudiante de HELMo Saint-Roch, s'est déplacée à Theux afin de partager son art avec l'ensemble des étudiants de 1ère année. "Nous avons commencé par parler de la théorie et des techniques relatives à l'art de bien conter, poursuit Alice MUSELE. Nous avons ensuite fait une comparaison du "Petit Chaperon Rouge". Cela a permis aux étudiants de comprendre qu'on pouvait développer, raconter et interpréter une même histoire de façons différentes".

Le lendemain, vendredi 15 janvier, les étudiants ont été placé en processus de création. "Nous leur avons présenté différentes techniques et chaque groupe en a adopté une, raconte Alice MUSELLE. Certains étdiants devaient s'appuyer sur une histoire existante, mais d'autres devaient inventer un conte de toute pièce. Chacun devant maîtriser une technique en vue d'une présentation et créer d'un livret pour une exposition organisée le jour-même dans nos locaux".

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3 Pro J’ADOre ! Une collaboration Don Bosco Verviers - HELMO Saint-Roch pour revisiter les examens de décembre !

Pendant la semaine du 7 au 11 décembre, les étudiants de 3 ème Normale de HELMo Saint-Roch de Theux vont travailler la main dans la main avec les jeunes de 3 ème professionnelle de l’Institut Don Bosco de Verviers.

Une centaine d’élèves et d’étudiants, accompagnés de professeurs des deux écoles, vont mener à bien un projet commun : la création de jeux de société permettant de revoir en jouant des notions de mathématique et de français. Un concours mettant en avant les « meilleurs joueurs » (comprendre les plus motivés, les plus engagés, les plus fair-play, etc.) clôturera l’activité … l’équipe lauréate se verra attribuer un prix … surprise !

L’initiative de cette collaboration est née dans le cadre d’une semaine spéciale à Don Bosco (« 3Pro, j’ADOre »), où les traditionnels examens de Noël ont été remplacés par des journées faisant la part belle aux remédiations à travers le jeu et la créativité.

Du point de vue du français, les jeunes seront amenés à écrire les règles des jeux, bien sûr, mais surtout à collaborer dans des jeux d’expression, des joutes verbales, … Car il est avéré que l’expression orale constitue le fondement de tout apprentissage langagier, et ce pour toutes les disciplines d’enseignement.

En mathématique, les jeux proposés font intervenir des notions de géométrie, et aussi des compétences relatives aux grandeurs et aux nombres.

Jouer, c’est l’occasion pour les jeunes de faire des révisions…. sans trop y penser !

Une belle expérience pour les futurs instituteurs de Saint-Roch, qui vont découvrir différentes facettes d’un univers qu’ils connaissent très peu : des sections du secondaire auxquelles leur diplôme leur donnera bientôt accès. Une belle expérience aussi pour les jeunes de l’école verviétoise qui pourront mettre en valeur et partager leur savoir-faire professionnel.

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Le vendredi 23 octobre, le salon de l’éducation nous ouvre ses portes …

A 10 heures, nous voilà lâchés dans l’immense salle de Namur expo.

Les étudiants de 3è sont déjà « en chasse » d’idées et d’outils pour leur stage en première primaire. Quelques-uns ont également leur TFE à l’esprit: certaines conférences attirent leur attention. Pour y avoir déjà mis les pieds en première, nos « grands » de troisième savent quoi et où chercher. C’est aussi l’occasion pour eux de découvrir des ressources et références multiples, qui pourront les aider dans leur vie professionnelle désormais toute proche… Deux étudiantes, tellement prises par leurs investigations, ont failli rater le rendez-vous du retour !

Quant aux étudiants de première, ils ne savent pas où donner de la tête. En plus de tout ce qu’il y a à voir, ils ont des consignes pour les cours de français et de pédagogie : acheter un livre de littérature de jeunesse de qualité et participer à une conférence de leur choix. Ainsi, en français, certains étudiants ont pu suivre la conférence d’un conteur (Pierre Delye) ; d’autres ont découvert le travail d’écriture d’un écrivain renommé (Pierre Péju), tandis qu’un petit groupe s’interrogeait sur la façon d’enseigner l’orthographe en primaire. Enfin, quelques-uns sont allés écouter une longue causerie d’Alain Bentolila qui a suscité en eux nombre de questions et de réactions sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture… En pédagogie, les thématiques étaient variées : la découverte des sites enseignement.be et enseignons.be, la classe « zéro émission », la pédagogie différenciée, les droits de l’enfant, la formation des adultes de demain et l’Education nouvelle. Tant de sujets sources d’échanges et de questionnements.

L’exploitation des conférences à l’école normale nous a permis de rencontrer un maximum d’idées, d’outils, de conceptions de l’école. Que de points de départ à la réflexion …

Les albums achetés au Salon du Livre de Jeunesse font, quant à eux, l’objet d’une expo à la bibliothèque de Saint-Roch, intitulée « Si j’étais un livre, je serais ». On pourra y feuilleter chacun des livres choisis par les étudiants de 1er bac et y découvrir les fiches attrayantes qui présentent les qualités et raisons pour lesquelles leur cœur a craqué pour tel ou tel album. Un petit coin aux couleurs chatoyantes pour prolonger et faire partager à tous une belle rencontre supplémentaire avec les livres de jeunesse ! Mais ce fut aussi l’occasion, pour chacun et chacune, de réfléchir à ce qui fait la qualité d’un album !

Voici quelques réactions d’étudiants :

"Il faudrait venir avec des centaines d'euros tant il y a de choses intéressantes !" Marie, 1N

"Super, le salon d'éducation, une foule d'informations et d'astuces qui me donne de l'eau à la bouche pour le futur. Je suis tombée en admiration devant les possibilités du tableau "noir" informatisé. Quel outil pour stimuler les petites têtes en classe!!! Les découvertes nombreuses et des informateurs très disponibles et professionnels. Une journée agréable, rehaussée par le salon des livres de jeunesse où là je  ne sais plus où donner de la tête!! J'y serais restée plus longtemps à admirer des ouvrages magnifiques, mais il y avait d'autres choses à découvrir....." Lynn, 1N

« C'est avec grand plaisir que nous nous rendons au salon de l'éducation. C'est un endroit très riche en livres, en ressources, en informations. 

De plus, les différentes conférences qui nous sont proposées aux différents moments de la journée sont très intéressantes pour prendre conscience de diverses opinions sur plus d'un sujet. » Maïté, 3N

« La visite du salon de l'éducation est toujours quelque chose de très enrichissant quand on est à l'école Normale. Nous passons des heures dans les livres, à rencontrer des personnes, recueillir des témoignages... Mais le salon de l'éducation, c'est surtout la pêche aux idées, on y trouve des tas de choses auxquelles on ne penserait pas...Saint-Roch nous a fait découvrir et nous intéresser au salon en 1re. Cependant en 3ème,  nous n'avons plus besoin de quelconque motivation pour l'explorer...
Je retournerai encore visiter cette mine chaque année je pense... Seul point négatif?! On ne sait pas tout acheter!!! » Aurélie 3N

Journée sportive : tournoi de volley-ball

Ce 30 septembre 2009, les enseignants de l’HELMo Saint-Roch ont trouvé une solution pour rassembler tous les étudiants lors d’une activité: organiser un tournoi de volley à thème. Entre les cow-boys, les « kitchs », les profs et tant d’autres équipes, ce sont les Hawaïens de 3ème bac normale primaire qui ont remporté le premier prix.

En passant dans cette salle de gym, on pouvait entendre les nombreux fous rires, cris de supporters et parfois quelques tricheries (surtout du camp professoral pour ne citer qu’eux).

Après s’être dépensés au sport, les étudiants ont organisé, par année, des activités pour remercier Monsieur Alain QUOIDBACH qui prenait sa pension. Des chansons, des courses relais, des jeux… tout était organisé pour fêter dignement son départ. Pour clôturer cette après-midi, les enseignants et les étudiants se sont réunis autour d’un morceau de tarte et d’un karaoké.

Une après-midi à refaire au plus vite!

Isabelle DEVIGNE,
étudiante 3ème Normale Primaire à HELMo Saint-Roch

Lancement d'une cantine bio et projection-débat

La cafétéria de HELMo Saint-Roch vient de passer en mode bio. A l’origine de ce virage, se trouve Croc’Espace : « Il y avait une volonté commune de la direction de l’école, qui cherchait une cuisine bio, et de notre nouveau chef, qui a amorcé une relance vers la cuisine bio, explique Olivier GENON, formateur à Croc’Espace. Nous proposons dans un premier tems des sandwiches, des soupes et des fruits. Petit à petit, on compte intégrer des repas chauds à notre offre, toujours dans l’optique bio ».

Lors de l’inauguration de la cantine bio de HELMo Saint-Roch, un film et un débat était proposé aux étudiants et aux membres du personnel. « Nos enfants nous accuseront », titre du film, raconte l’histoire vraie de la commune française de Barjac, dont les autorités communales ont décidé de faire passer la cantine scolaire locale au bio. Ce film montre les changements provoqués dans la vie des enfants, des parents et du village. Après la projection, un débat à réuni un agriculteur bio et la directrice de Croc’Espace.

source : La Meuse / Verviers

Le 3ème bac instit' primaire bac en stage à Paris

Cela devient une tradition dans une école qui a la sortie facile tant le vaste monde nous invite sans cesse à de nouvelles découvertes. A la mi-octobre, les étudiants de 3e bac instituteur primaire investissent une première semaine de leur stage en 1ère primaire dans une visite à Paris.

Certes, nous avons vu la tour Eifel, les quais de la Seine et l’auberge de jeunesse de Clichy. Mais nos pas nous ont surtout dirigés vers les écoles des ZEP de la banlieue nord, particulièrement à Villiers-le-Bel. Qu’allions-nous y chercher ? Qui allions-nous rencontrer ?

Nous quittons Theux alors que les honnêtes gens dorment encore.  Déjeuner sur la route et arrivée à Sarcelles. Accueil par Monsieur JP Duchemin, inspecteur de la circonscription du Val d’Oise et son équipe motivée de conseillers pédagogiques.

La formation initiale des professeurs des écoles par les IUFM a d’abord retenu notre attention et suscité la controverse. Le fonctionnement de l’institution école en France a été comparé avec celui de la Belgique : c’est quand le poisson sort de son bocal qu’il parle le plus aisément de l’eau. Mais la formation par l’action et la réflexion demande immersion. Dès le lundi après-midi, nous étions dans les classes de CP où observation et mise en œuvre d’activités de lecture-écriture made in Belgium allaient s’enchainer.

Suivent des échanges avec les titulaires pour lever les dissonances cognitives qui se font jour. Ici, la bière belge contribua sans nul doute à clarifier les discours. Le jeudi, nous étions mûrs pour rencontrer une conseillère pédagogique qui clarifia les représentations quant à certaines activités riches qui pourront être utilisées en stage : dictée à l’adulte, copie de mots, écriture essayée ou inventée, écriture de la phrase du jour, …

L’expérience ne pouvait en rester là. La pratique de la lecture en CE2 (5 e année) était aussi au programme. Ajoutons des mises en situation d’éveil esthétique au château d’Ecouen accompagnées de démarches de structuration.

Le vendredi, visite à la Cité de Sciences dont la Cité des Enfants (5-12 ans) qui a enchanté bien des étudiants. Carole témoigne : « j’ai adoré ! Les enfants se plongent dans différentes activités, font des expériences, des recherches, jouent… et par toutes ces choses, ils découvrent, ils approfondissent les notions concrétisées par les ateliers. » Isabelle est prudente : « le fait que ce soit ludique ne veut pas dire que l’activité permet un réel apprentissage. Il faut veiller à ce que les enfants se posent véritablement des questions, formulent des hypothèses avant ou après la manipulation. » Jenny a analysé les dispositifs : « … les enfants font des expériences pour voir, ils manipulent à partir d’un protocole donné, ils établissent des relations entre un dispositif concret et une schématisation… » Sophie précise : « ne pas donner des explications toutes faites aux enfants ! » Malorie aura le mot de la fin : « Vive Paris ! ».

Alain Quoidbach

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Circuit découverte : une sortie bien arrosée

Ce mardi 6 octobre 2009, les étudiants de 1 e normale ont accueilli des classes de primaire venant de Verviers pour les mener dans des circuits de découverte.

Un circuit de découverte, c’est d’abord une activité de plein air, un peu comme une classe-promenade renforcée : l’éveil commande de mettre les enfants au contact direct du réel le plus souvent possible. Certains semblent peu familiers avec l’environnement campagnard : « oh ! une toute petite vache ! » (voyant une chèvre au poil blanc et brun) ; « Aïe, elle m’a piqué ! » s’outrage un gamin voulant cueillir une ortie. « Oups ! » gigotte un loustic qui n’avait pas cru l’étudiante qui l’avait prévenu : « touche pas à cette clôture de prairie, elle est électrifiée ».

La météo officielle n’était guère encourageante. Grâce aux efforts de professeurs bien en cour dans les milieux célestes, le ciel se montra favorable à notre entreprise. Jusqu’à l’après-midi. Traitrise ! Alors que nous étions loin de l’école normale et pour beaucoup de classes loin des abris, la drache nous surprit. A l’étonnement de certains normaliens, la motivation des enfants ne faiblit pas. La pluie fut ressentie comme un agrément supplémentaire de cette journée dépaysante : « c’est nous qui sommes les plus mouillés ! » « Et nous les plus sales : nous avons glissé dans la boue ! »

Les activités de l’école normale : rafraichissantes !

Alain Quoidbach

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Des liseuses à Stavelot : prof et étudiante participent

Chaque été, depuis quelques années, un stage résidentiel pour adultes est proposé dans le cadre du Festival du Conte et de la Légende, sous la direction artistique de Marc DE LA CROIX, professeur à HELMo Saint-Roch. Du 19 au 21 août 2009, Laurence SEVERI, étudiante à l’école normale primaire, et Françoise THOORENS-BOILEAU, romaniste et bibliothécaire à HELMo Saint-Roch, ont ainsi fait quelques pas ensemble dans la découverte de cet art difficile.

Cette année le sujet choisi était la « Lecture à haute voix » et c’est Caroline GIRARD, comédienne et fondatrice de la Cie « La liseuse », qui en assurait la présentation. « Notre groupe était composé de personnes d’âges et de formations différentes, explique Françoise THOORENS-BOILEAU. Institutrices, future traductrice, étudiante, bibliothécaires (lecture publique, enseignement), sage-femme, laborantine, comptable, etc. Si les motivations de chacune étaient différentes, nous avions en commun le goût des livres et la même envie de les partager ».

Nuances : Comment votre séjour s’est-il déroulé ?
Françoise THOORENS-BOILEAU : « L’ambiance a été excellente, dès le début, poursuit Françoise THOORENS-BOILEAU. Il faut dire que les conditions de séjour - un gîte au milieu des bois, des hôtes adorables - incitaient à la détente. Nous avons pu ainsi travailler ces trois jours sur un rythme soutenu – celui de Caroline ! – sans perdre pour autant l’esprit vacances et décontraction ».

Qu’avez-vous appris lors de ces journées ?
FTB : « Qu’il ne suffit pas d’être correctement alphabétisé et d’aimer la littérature pour bien lire oralement, et que l’art de lire n’est pas celui de conter ou de mettre en scène. Rigueur, tout d’abord, et analyse : étant elle-même écrivain, Caroline Girard insiste sur la nécessité de repérer, lors du premier contact, la structure d’un texte, ses temps forts, ses intentions ».

« Vient ensuite une remise en question de nos apprentissages passés : les erreurs d’accentuation , par exemple, les brusques changements d’intonation, la recherche d’ « effets » ou la monotonie... Pour lire sans trébucher, il faut s’assurer d’un bon ancrage dans l’espace, apprendre à respirer, libérer de l’énergie à bon escient … et surtout oublier la ponctuation ou plutôt la mettre en retrait, passer de la phrase grammaticale à la phrase musicale : ce qui compte, c’est le sens, la tonalité et les rythmes ».

« Pour cet apprentissage, des textes très différents les uns des autres nous ont été proposés ; nous avons pu plancher ainsi sur pas mal de « cas de figure » et découvrir que les difficultés rencontrées par l’une permettait aux autres d’avancer, grâce à une écoute active et critique. Bref, trois journées passionnantes, que nous n’oublierons pas ! ».

Comment as-tu vécu ce stage ?
Laurence SEVERI : « L’apothéose du stage a été la lecture à haute voix par Caroline d’un passage de « L’Enfant Bleu » de  Henri Bauchau., dans une des caves de l’Abbaye de Stavelot. Durant 45 minutes, dans cet endroit intimiste, assise derrière une petite table de bistrot, simplement armée de son livre et d’un verre d’eau, elle nous a offert un moment de grande émotion. Le public composé d’une centaine de personnes est resté muet devant cette artiste si captivante et passionnée. Au-delà de l’émotion, cela a été pour nous, stagiaires, l’occasion de voir une belle application des nombreux conseils prodigués par Caroline durant ces trois jours ».

Infos : Françoise Boileau - f.boileau@helmo.be

Rentrée : 54 étudiant(e)s en 1ère Normale Primaire

Ce 15 septembre 2009, l'entrée en 1ère normale primaire à St-Roch Theux a vu 54 étudiantes et étudiants franchir la porte des vénérables bâtiments sis au pied du château de Franchimont.

Accueil par Anne SCHILLINGS puis Alice MUSELLE, pédagogue de référence de la 1ère année.  Déjà on use et abuse du Power Point...

Pour lever les inhibitions (il y en a encore, même à la campagne) et enclencher les contacts, des animations sont menées par Alice MUSELLE, Nathalie JACQUEMIN, Marc DE LA CROIX et Alain QUOIDBACH.  Parfois on se parle calmement, parfois il faut courir et se croiser sans se heurter.

Mais déjà la première activité didactique est en préparation : dès ce lundi 21 septembre, les étudiants se trouveront dos au tableau devant une classe primaire.

Pas triste l'entrée en 1ère à Saint-Roch Theux.

Alain Quoidbach

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Des profs de St-Roch aux Rencontres Pédagogiques d'Eté

Du 17 au 22 aout 2009 se tenaient les Rencontres Pédagogiques d’Eté à la Marlagne, près de Namur. Comme chaque année, la CGE (Changement pour l’égalité) propose 14 ateliers de 3 ou 6 jours.

Ces rencontres sont un rendez-vous que nous ne manquons plus à Helmo Saint-Roch. Et cette année encore, la formation continuée n’est pas un mythe mais bien une réalité pour trois professeurs : Françoise CRUTZEN, Michel THIRY et Alice MUSELLE.

L’interdisciplinarité étant un des atouts de notre école, c’est au travers de nos choix d’atelier que nous avons rencontré la discipline de l’autre :

Françoise CRUTZEN, professeur de mathématique, a rencontré la psychologie au travers d’un atelier sur l’analyse transactionnelle.

Michel THIYRY, professeur d’histoire, a vécu et écrit la coopération et la gestion de conflit durant son atelier « Pratiquer la pédagogie institutionnelle ».

Alice MUSELLE, professeur de pédagogie, a questionné l’écriture au travers de la thématique du « Voyage comme lien entre les hommes » tout au long de l’atelier « Lire, Ecrire, Créer ».

Cette semaine allie action et analyse réflexive : en plus des mots nous vivons des activités. Cette articulation nous permet de donner du sens à nos pratiques et de poursuivre notre réflexion sur l’école que nous souhaitons pour demain.

Vivement l’année prochaine !

Pour plus de renseignements : http://www.changement-egalite.be

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