Les News de la spécialisation en Orthopédagogie

Echange avec Chicoutimi, au Québec

Au cours de cette année de spécialisation en orthopédagogie, nous avons eu l’opportunité de réaliser un échange avec des étudiantes du Québec (Chicoutimi, UQAC). Deux étudiantes de notre classe sont partie là bas du 29 février 2011 au 11 mars 2011. Là bas, elles ont pu rencontrer diverses pratiques d’intervention auprès de bénéficiaires mais elles ont aussi découvert les activités locales (chien traineau, raquette,…) et la vie quotidienne (elles ont dormi dans les familles des étudiantes).

A leur retour, elles nous ont partagé cette expérience unique. Elles nous ont fait part des diverses pratiques rencontrée (méthode TEACCH, intégration, …). Dès ce retour, nous avons-nous aussi commencé à organiser l’échange des Québécoises vers la Belgique. En effet, elles sont aussi venues réaliser un séjour de dix jours dans notre pays. Elles étaient quatre accompagnées de leur enseignante et ont dormi chez celles qui avaient réalisé l’échange. Trois dans une famille et une dans une autre. Trois de ces étudiantes avaient une formation d’enseignante et une était en adaptation scolaire. Ce qui créait donc un groupe hétérogène très enrichissant.

Les activités avec elles ont été très diversifiées. Différentes visites ont été organisées : le centre Solival à Namur, le collège-Providence de Herve qui accueille des élèves en intégration, le centre scolaire Notre-Dame à Cerexhe-heuseux, l’école d’enseignement spécialisé la crout’échelle, la fermette (service d’accueil de jour pour adulte), une école d’enseignement ordinaire à Ans. Des questions éthiques ont été abordées avec des regards culturels différents. Nous avons également réalisé des visites culturelles : la chocolaterie charlemagne et les coteaux de la citadelle. En dehors de ces moments plus formels, nous avons beaucoup partagé, nous avons organisé des soupers, des soirées autour d’un verre. Cet échange a été très positif et enrichissant pour tous.

Lors du bilan, plusieurs choses sont ressorties : la volonté d’avoir autant d’étudiantes du Québec que d’étudiante de Liège et que chacune dorme dans une famille différente plutôt que d’être regroupées, garder toutes les visites car elles étaient intéressantes et très diversifiées, le moment de l’échange n’était pas tr ès bien placé dans notre horaire mais nous avons quand même pu participer chacune à notre manière à cet échange, grâce aux visites nous avons pu découvrir différentes points de vue mais nous avons pu également nous nourrir chacune des pratiques utilisées au Québec. Quelques points ressortent de ces échanges : premièrement, les classes intégrées et l’intégration sont très présentes au Québec et beaucoup plus rares chez nous. Deuxièmement, les Québécoises reçoivent une bourse pour effectuer leur échange en Belgique par la Belgique et les étudiantes belges n’y ont pas eu droit.

Après cet échange, nous pouvons chacune nous rendre compte de la diversité des opinion et de l’importance d’aller à la rencontre des autres et de s’ouvrir aux cultures pour aller plus loin et enrichir nos pratiques.

Jennifer LECHANTEUR

Des liens étroits entre Liège et le Québec pour la spécialisation en orthopédagogie

Comme cela s’est déjà déroulé auparavant, la spécialisation en orthopédagogie de HELMo Sainte-Croix organisait l’accueil, pendant 10 jours, de plusieurs étudiantes canadiennes, accompagnées de leur enseignante. Durant leur séjour à Liège, Josépier GUILLOT, Patty RIVERIN, Noémie BARON-FRASER et Karine DESMEULES ont eu l’occasion de visiter différentes institutions scolaire et d’accueil et de prendre part à des cours et à des rencontres, tout cela en lien direct avec leur formation et leur futur métier. « C’est vraiment différent entre ici et chez nous, expliquent-elles. Au Québec, l’intégration est quasi naturelle. Nous ne possédons pas d’écoles spécialisées comme chez vous, en Belgique. Pourtant, malgré ces différences, il existe quand même de nombreux parallèles au niveau de la prise en charge de la personne. C’est surtout le fonctionnement qui est différent mais les objectifs restent les mêmes dans les deux pays ».

Le fait de participer à ce projet d’échanges a été vécu comme très riche par l’ensemble des participantes : « Nos perceptions ont changé, analysent-elles. C’est intéressant de voir comment les choses fonctionnent ailleurs, différemment. De plus, culturellement et humainement, ce projet est très riche ».

Les découvertes ont aussi été touristiques… « L’architecture est magnifique en Belgique, s’exclament les quatre étudiants canadiennes. Tout est plus ancien. Et vous avez encore des pavés dans les rues ! Nous avons aussi appris des expressions francophones différentes des nôtres. Mais, pour le reste, tout est quasi pareil. Je ne m’attendais pas à voir autant d’américanismes : les Belges écoutent les mêmes musiques que nous, regardent les mêmes films que nous, mangent les mêmes hamburgers que nous… ».

Si la visite des étudiantes de Chicoutimi, au Québec, s’est effectuée en mai, deux étudiantes de la spécialisation en orthopédagogie de HELMo Sainte-Croix sont, elles, parties au Canada en  mars dernier. Marie LEBURTON et Pauline DENEUBOURG étaient à Chicoutimi du 28 février au 13 mars. « La première chose à retenir de ce séjour, c’est la vision canadienne de l’intégration, s’exclament-elles. Là-bas, il n’existe pas de différence entre les personnes. L’intégration dans la société est quasi naturelle et est présente partout. A l’école, les enfants en difficulté sont intégrés tout à fait normalement dans les classes et cela va de soi ! Ce n’est donc pas du tout comme ici. D’après ce que nous avons vu voir, visiter et découvrir en nous rendant dans diverses institutions, ils sont en avance sur nous en matière d’orthopédagogie. Même si ce mot n’a pas la même signification là-bas qu’ici ».

Aller au Canada au cœur de l’hiver n’a pas tellement impressionné les deux étudiantes liégeoises : « Il faisait froid, mais on n’a jamais été gelées, à part une seule fois. Par contre, la température, là-bas, se calcule aussi sur base du facteur vent et là, c’est plus froid que chez nous ! Mais, dans l’ensemble, nous n’avons pas été tellement dépaysées. Ils ont certes un accent quand ils parlent, mais nous aussi avons un accent. Pour le reste, on porte les mêmes vêtements, on écoute les mêmes musiques… Il n’empêche que ce séjour était enrichissant à tous points de vue ! Le seul petit reproche, c’est que sa durée est malheureusement trop courte. On a juste le temps de s’adapter et on doit déjà revenir ».

Organisation d'une table ronde sur l'intégration scolaire le 11 décembre 2010

La spécialisation en orthopédagogie de HELMo Sainte-Croix, en partenariat avec la plateforme accueil de l'enfant malade et handicapé à l'école et la ligue des droits de l'enfant organise une  table ronde sur l'intégration scolaire à propos du décret "intégration" de 2009. L'invitation s'adresse aux enseignants de l'enseignement ordinaire et de l'enseignement  spécialisé, aux parents, aux professionnels de structures d'accompagnement, aux  autres professionnels concernés, aux formateurs, aux étudiants et à tout citoyen intéressé de faire l'état des lieux et d'envisager les perspectives pour la législation relative à la scolarité des élèves en situation de handicap dans l'enseignement ordinaire avec le support de l'enseignement spécialisé. En savoir plus

Deux étudiants en échange Belgique – Québec

C'est avec de supers souvenirs que nous sommes revenu du Québec ! En effet, et pour la première fois avec la section d'orthopédagogie de HELMo Sainte-Croix, un échange Belgique – Québec a été organisé. Nous sommes 2 étudiants de la section d'orthopédagogie et nous sommes partis début avril pendant 20 jours au Québec, dans le but d'y visiter des écoles et des institutions, afin de voir les différences avec la Belgique, voir comment les professionnels travaillent dans différentes écoles au Québec. Nous avons été hébergés à Chicoutimi par des étudiantes de la section "adaptation scolaire" de l'Université du Québec à Chicoutimi.

En visitant les écoles et les institutions, la première chose chose qui nous a marqué, ce sont les moyens dont dispose le Québec. En effet les écoles disposent de moyens matériels plus importants qu'en Belgique (plusieurs ordinateurs par classe, des tableaux interactifs, ...) et chaque matériel est adapté à l'élève. Les élèves ayant des problèmes de vue disposent de claviers avec des touches plus grandes, les élèves ayant des troubles moteurs ont des moyens de guidance leur permettant de guider leurs mouvements, ... Mais ce dont les écoles québecoises disposent également, ce sont des classes d'orientation, des classes de redressement (où les enfants ayants des problèmes de comportements vont passer quelques mois pour se faire aider), des salles “snoezelen” bien réfléchies, ... Les écoles sont vraiment organisées pour faire avancer l'enfant de la façon qui lui sera la plus favorable, et pour que l'enfant soit placé au centre de ses apprentissages, qu'il soit fier de ce qu'il réalise. De plus, ce qui diffère beaucoup de la Belgique, c'est que les enfants en difficultés sont rarements placés dans des écoles dites "spécialisées". Un enfant en situation de handicap sera souvent placé directement en intégration dans une classe "ordinaire", avec des enfants ne posédant pas de handicap. Le fait de favoriser l'intégration permet à l'enfant de ne pas se sentir différent à cause de son handicap. Ce n'est pas l'enfant qui est placé en fonction de ses possibilités, mais bien les pédagogies et les méthodes de travail qui sont adaptées en fonction des élèves, quels qu'ils soient. L'hadicap n'a pas une image négative au Québec. Souvent, lorsqu'on vous parle d'une personne handicapée, un image d'une personne moins douée, inférieure, "pas parfaite" vient en tête. Cette image négative est beaucoup moindre dans la société québécoise. Quand on parle d'une personne handicapée, c'est une personne différente, mais en aucun cas différente négativement !

Nous avons également visité beaucoups d'institutions qui ont un projet bien spécifique et qui travaillent avec les enfants sur ce projet. Nous avons visité une école qui travaille sur un projet "le cirque de l'école". Les enfants peuvent s'exprimer certaines après midi, en faisant du cirque. Ils disposent de tout un tas de matériel de cirque "trapèzes, diabolos, bâtons du diable, monocycles, boules de jonglages, ...) et les enfants sont libres de les manipuler, et de s'entraîner à un atelier. Cette pédagogie permet aux enfants d'être valorisés dans ce qu'ils font et leur permet d'aquérir une confiance en eux-même.

Nous avons également visité une institution pour adultes qui travaillent la menuiserie. Les bénéficiaires disposent d'un hangar où ils travaillent le bois et réalisent des meubles, pour les vendre par la suite. Nous avons également visités une institution qui réalise des fleurs.

Toutes ces activités placent les bénéficiaires dans un cadre très professionnel. De nouveau, les moyens sont là! L'institution dispose de plusieurs serres qui couvrent plus ou moins la superficie d'un terrain de foot!

Faire du papier, c'est le projet d'une autre école que nous avons visitée. Les enfant y réalisent du papier afin de faire des cartes, des feuilles, ... Toutes ces pédagogies permettent aux enfants de donner un sens à ce qu'ils font, de voir un résultat concret à ce qu'ils apprennent.

Malheureusement, si nous devions parler de tout ce que nous avons découverts, on devrait presqu'écrire un livre! Mais on peut vous dire que si vous voulez faire un voyage riche en découvertes, le Québec est une région qui vous conviendra! On ne peut que vous conseiller d'aller découvrir cette superbe région de vous-mêmes, vous reviendrez surement, comme nous, pleins de souvenirs et d'enrichissements !

Julien Pothen et Hervé Schoonbroodt

 

Semaine de travail avec l'UQUAC (Université du Québec à Chicoutimi)

Du 5 au 12 mai 2010, la spécialisation en Orthopédagie de HELMo Sainte-Croix a organisé une semaine de travail avec professeurs et étudiants de l'UQAC (Université du Québec à Chicoutimi). L'occasion pour la section d'échanger sur ses pratiques et de mieux comprendre les politiques menées de part et d'autre de l'Atlantique. Pendant une semaine, l'occasion de visiter des instiutions d'accueil et des écoles mais aussi de prendre part à des séances de travail et à des conférences.

Il y a quelques mois, deux étudiants de HELMo Sainte-Croix partaient en stage à Chicoutimi, au Canada. Une première occasion pour eux de découvrir la réalité du métier d'orthopédagogue au Québec : "Cela nous a permis de faire la comparaison entre ici et là-bas, explique Julien POTHEN, étudiant. La mentalité canadienne est très différente, notamment en matière d'intégration des personnes handicapées. L'intégration des enfants y est tout à fait naturelle. De plus, le métier d'enseignant est beaucoup plus valorisé qu'en Belgique".

"Au Canada, tout est fait pour permettre à chacun de réussir, poursuit Hervé SCHOONBROODT, étudiant. Les moyens des écoles sont énormes. Tous les outils sont mis à disposition pour permettre une intégration de tous!".

Qu'en est-il des étudiants canadiens de passage chez nous? Perçoivent-ils les mêmes différentes entre nos systémes éducatifs? "Nous découvrons plein de choses et c'est très différent de chez nous, expliquent Suzie GAUDREAULT et Sylvie TURCOTTE, de l'UQUAC. La place de la personne handicapée n'est pas la même et la conception de l'intégration est très différente en Belgique. Chez nous, les enfants en difficulté sont intégrés dans les classes et tout est mis en oeuvre pour permettre à tout le monde d'atteindre son meilleur potentiel".

Lors de leur séjour à Liège, les étudiants canadiens et belges ont visité ensemble différentes institutions : "Nous avons beaucoup apprécié ces visites, poursuivent Suzie GAUDREAULT et Sylvie TURCOTTE. La perception de l'intégration n'est pas la même. De plus, il faut savoir qu'au Québec, les études s'étalent sur une durée de quatre année alors qu'ici, en Belgique, vous avez une spécialisation sur une seule année. Je ne pense pas qu'il y a un système idéal, ou meilleur qu'un autre. L'avantage d'une semaine de travail comme celle que nous venons de vivre, c'est que nous partageons nos expériences et que cela nous permet ensuite de garder le meilleur des deux systèmes!".

Les étudiants belges partis à Chicoutimis gardent eux aussi un excellent souvenir de leur séjour ouyre-Atlantique : "Ce fut une magnifique ouverture personnelle et professionnelle, concluent Julien POTHEN et Hervé SCHOONBROODT. Nous avons désormais un autre regard sur notre enseignement et sur notre métier. Il est clair qu'en Belgique il faut valoriser la profession car l'éducation et l'intégration des enfants et des personnes handicapées est une question d'avenir!"

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