Haute Ecole Libre Mosane

Parcours d'Alumni : Pierre Mareschal

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Ce mois-ci, HELMo Alumni a rencontré Pierre Mareschal, diplômé Assistant social de HELMo ESAS en 2011. Pierre travaille comme animateur socio-culturel à la Maison des Jeunes de Marche.

Parallèlement, il développe l’ASBL Atypik dont l’objectif est de valoriser le patrimoine à travers le jeu. Passionné par son métier, Pierre nous partage son expérience professionnelle et nous confie ses états d’âme face au confinement.

Parcours scolaire

Originaire de Marche, Pierre y effectue ses secondaires. Passionné par les métiers techniques, il s’oriente en 3 et 4ème années vers l’option électro-mécanique à l’Institut Saint-Roch à Marche mais il ne trouve pas d’affinités avec ses camarades de classe et décide de s’orienter en 5ème vers l’option Technique sociale, dans la même école. Il y passe deux belles années et lie des amitiés fortes.

Il termine sa sixième secondaire et s'inscrit immédiatement à HELMo ESAS pour suivre la formation d'Assistant.e social.e. C'est avant tout le programme de cours qui le stimule mais aussi le fait de venir sur Liège et de rejoindre une amie qui y poursuit déjà ses études. L’accueil aux portes ouvertes renforce sa motivation.

En première année, il découvre les joies du folklore estudiantin et passe des soirées entières à refaire le monde! Il échoue pour quelques crédits: un premier échec dans son parcours scolaire difficile à encaisser, mais qui lui dégage du temps l'année suivante et lui permet de travailler en tant qu’étudiant comme technicien dans une société de sonorisation. Ce travail étudiant lui apporte une nouvelle corde à son arc.pierre-maison-jeune-reduite-(4).JPG 

La suite de son parcours à HELMo ESAS se passe sans embûche. Il apprécie l’esprit humain et bienveillant qui règne au sein de l’école et se rappelle en particulier de Mano, concierge et responsable de la cafétéria qui, par son attention, renforce le sens de la famille qui y règne. Il reste marqué par les cours de philosophie de M. Schmetz et M. David mais aussi par le cours de M. Somzee où il apprend à se forger un esprit critique à travers les nombreux débats qui s’y déroulent.
Son dernier stage à l’ASBL Droit des jeunes lui apporte énormément. Il s’y sent utile et confirme son choix d’orientation.  

Premiers pas dans la vie active
En juin 2011, il a la chance de croiser plusieurs connaissances qui lui proposent du travail. C’est finalement au sein de la Maison des Jeunes de Marche qu’il postule avant même de recevoir son diplôme. « De toutes les propositions, j’avais l’impression que c’est celle pour laquelle j’aurais le plus envie de me lever le matin », explique-t-il.
Il y découvre l’intérêt du projet et son importance pour la construction des jeunes qui y adhèrent.

Actuellement Pierre y travaille toujours comme animateur socio-culturel. « Les maisons de jeunes apportent beaucoup de moyens à mettre en oeuvre avec les jeunes pour qu’ils deviennent des CRACS *».

Différentes approches y sont proposées et c'est résolument celle par projet qui stimule Pierre. « Le processus de construction du projet est au moins aussi important que le projet lui-même », explique t-il.maison-des-jeunes-reduite-(4).jpg

Il encadre ainsi un collectif d’organisation d’événements culturels, une webradio et, plus récemment, le projet « Record your sound » pour lequel deux autres Maisons de jeunes collaborent, ce qui permet aux ados d’échanger. Il commence aussi à développer le projet de la création d’un studio d’enregistrement mais ce projet, comme tous les autres, est actuellement à l’arrêt, à cause du Covid19.
Quand le COVID s’en mêle

En mars dernier, les activités en présentiel s’arrêtent net à la Maison des jeunes. Elles sont remplacées par de l’accueil virtuel sur les réseaux, des projets de musique à distance, une expo photo où Facebook devient le musée virtuel des œuvres réalisées, des activités "détente" où on fait bouger les jeunes à distance. Durant l’été, les activités en présentiel reprennent. Mais depuis novembre, tout est à nouveau à l’arrêt.  

« Aujourd’hui, les jeunes ne veulent plus entendre parler des écrans. Ils sont dégoutés et ne répondent plus aux projets virtuels proposés comme précédemment », raconte Pierre. "Depuis octobre, la Maison des jeunes est pratiquement à l’arrêt. Elle permet uniquement aux jeunes de se retrouver en extérieur à 4 maximum et d’aller se promener pour se voir en vrai".

Il tente alors, avec l’équipe des éducateurs, d’initier un groupe de bénévoles pour aider les hôpitaux au niveau logistique mais le groupe constitué ne sera jamais appelé. C’est finalement au Resto du Cœur que le groupe trouve une place pour aider bénévolement à la rénovation des locaux. Pierre est également mis à contribution d’autres services communaux comme les écoles de devoirs où il apporte du soutien scolaire.

Parallèlement il assure, en rotation, une permanence téléphonique à la Maison des jeunes et prépare l’été pour la reprise tant espérée. « Le socio-culturel est pour moi aussi essentiel que l’école pour le développement des jeunes. Actuellement, certains décrochent et suivent les cours depuis leur lit.  Ils peuvent juste aller faire des courses » constate Pierre. "Ce n’est pas comme ça qu’ils peuvent se construire. Le cadre professionnel devrait à présent soutenir les démarches des jeunes. La santé de tous doit être protégée, mais il faut aussi être solidaire avec les jeunes dont le manque de perspective affecte considérablement leur moral».

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Atypik Games
Malgré cette frustration, Pierre profite du temps libéré pour développer son projet d’ASBL Atypik Games, mise sur pied en 2018. Il s’agit de valoriser et de permettre la découverte culturelle et patrimoniale par le biais de jeux ludiques et innovants. « J’adore l’histoire et les vieilles pierres », explique-t-il.

Il développe ainsi avec deux amis, des activités ludiques pour réconcilier les familles et les jeunes avec le patrimoine de la ville. Il crée par exemple un escape game qui permet de découvrir les vestiges des remparts de la ville et travaille actuellement au développement d’un jeu familial pour le musée de la Famenne.

Pierre est aussi musicien et accompagne au niveau technique les groupes locaux. A travers son métier, il peut développer son goût pour la musique et utilise tous les jours les compétences acquises lors de son année supplémentaire à HELMo. « La musique est un vecteur d’avancement », dit-il.

Pierre vit en colocation, adore les voyages, le sport et la compagnie de ses amis…qu’il se réjouit de retrouver, dès que ce sera possible !
 
Plus d'info :

  *CRACS = C comme Citoyen, R comme Responsable, A comme Actif, comme Critique, comme Solidaire 

 
 


Contact: Cécile Esser
Publié le : 26-01-21