Haute Ecole Libre Mosane

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Diagnostic différentiel des allergènes du froment

ALERBLOT

Mise au point d'une stratégie de diagnostic différentiel des allergènes par Westernblot 2D

Objets et objectifs

L’allergie alimentaire est un problème de santé publique qui touche 2-3% de la population mondiale et 6-8% des enfants.
A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement disponible, hormis l’éviction de l’aliment en cause. Au sein d’un même aliment, il existe plusieurs allergènes responsables de réactions allergiques. Actuellement, les méthodes de diagnostic ne permettent pas de définir avec précision l’allergène responsable, or il y a un lien entre l’allergène identifié et la sévérité de l’allergie.

Le projet Alerblot répond à une demande de nombreux allergologues qui désirent établir un diagnostic précis des allergies alimentaires et qui souhaitent évaluer le risque d’accidents graves, le risque de réactions croisées et adapter au mieux le régime d’éviction.

Le froment fait partie des aliments les plus fréquemment identifiés comme cause d’allergies.  Pour l’instant, seul un faible nombre d’allergènes de froment ont été identifiés. C’est un aliment complexe, contenant de très nombreuses protéines difficiles à isoler et à identifier.
Le western blot 2D est la méthode de choix dans le diagnostic des allergies alimentaires car elle permet de séparer des mélanges complexes de protéines selon leur charge et leur taille, et d’identifier  avec précision les allergènes responsables de l’allergie dont souffre le patient.

Le but du projet est de relier un profil protéique donné à des symptômes cliniques précis. Il existe différentes manifestations de l’allergie dans le cas du froment : l’asthme du boulanger, la rhinite allergique, l’allergie alimentaire induite par l’effort (AAIE), l’urticaire, le choc anaphylactique, la dermatite atopique et l’allergie alimentaire aux hydrolysats de blé. En fonction du profil de spots obtenus en Western blot 2D pour un patient, il sera possible d’orienter le diagnostic de manière plus précise et d’adapter le traitement et le régime d’éviction de manière optimale.

Partenariats

  • Université de Liège, Laboratoire de Chimie clinique du CHU (Romy Gadisseur)
  • Partenaires industriels : CER Groupe, Département de la santé (Dr Philippe Delahaut) ; D-tek s.a. (Dr Alain Vigneron)

Chercheurs

Birgit Quintin (Promoteur HELMo)
Justine Courtois (Chercheur-CRIG)