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Haute Ecole Libre Mosane

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Concevoir des projets, gérer des institutions, développer des recherches

Le portrait ON & OFF de Cécile WERA

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Le portrait ON & OFF, c'est l'occasion de découvrir un des visages qui composent notre Haute Ecole et d'en savoir un peu plus sur sa personnalité dans et en dehors des murs de l'institution. Pour ce dernier portrait de l'année académique, rendez-vous dans la catégorie paramédicale où nous rencontrons Cécile Wéra, nouvellement élue coordinatrice de la formation en Psychomotricité. 

 

 
Un livre  L’enfant autiste et son corps. Une approche psychomotrice de l’autisme infantile. C’est un ouvrage collectif écrit en 2016 sous la direction de Fabien Joly.
C’est un état des lieux des connaissances théoriques et cliniques.
 Comment l'enfant autiste éprouve-t-il son corps ? Comment décrypter ses signaux corporels ? Comment peut-on aider l'enfant autiste à habiter son corps, à le symboliser, mais aussi à le faire parler ? Quels sont les signes psychomoteurs précoces de l'autisme ?  
Chacun des auteurs explique, à travers des approches diverses, pourquoi la thérapie psychomotrice se révèle une modalité de traitement privilégiée dans la sphère de l'autisme.
Les concepts particulièrement intéressants pour analyser la pratique psychomotrice des étudiants sont par exemple :
Les particularités sensori-motrices dans la construction de la « maison du corps » de Bernard Meurin qui s’inspire des travaux de Monsieur Bullinger.
Les profils sensori-perceptuels chez ces enfants par Monsieur Michel Lemay.
La motricité ludique et en relation de Monsieur Joly qui défend l’idée que le développement psychomoteur et les expériences du corps en relation sont le chaînon manquant ou manqué par le jeune enfant en voie d’autistisation. Ainsi, il réaffirme la pertinence de la psychomotricité tant dans la recherche que dans la thérapeutique de l’autisme.
UN livre de chevet :
Puissance de la douceur (2013) de la philosophe et psychanalyste Anne Dufourmantelle, elle y décrit la douceur comme une puissance parce qu’elle a une force symbolique et le pouvoir de transformation sur les êtres et les choses.
« Attenter à la douceur est un crime sans nom que notre époque commet souvent au nom de ses divinités : l’efficacité, la rapidité, la rentabilité. »

Un livre/ projet :
Drive your adventure (2017) de Elsa Frindik Pierret et Bernard Lanneau. C’est le témoignage d’un jeune couple qui est parti 6 mois sur les routes d’Europe en campervan pour vivre une expérience de mobilité, de liberté et d’évasion…
C’est un livre que mon grand garçon m’a offert pour soutenir mes aspirations pour l’été à venir. En effet, nous avons mon compagnon et moi, le projet d’aller jusqu’à la côte ouest du Portugal. Nous vagabonderons à travers la péninsule ibérique pendant un mois, avec l’envie de nous donner le temps « d’être en route », de vivre une aventure presqu’improvisée. On s’est promis : il n’y aura pas d’itinéraire préétabli, pas d’étapes programmées pour ce voyage, nous nous donnerons la liberté de nous arrêter au gré des rencontres, des paysages….
 Le vrai voyage c’est d’y aller. Atteindre sa destination, c’est le terminer. Beaucoup de gens commencent par la fin. » Hugo Verlomme.
Une discipline Ce que j’aime beaucoup, ce sont les séminaires dont j’ai la charge car ils permettent aux étudiants d’être actifs et de se mettre au travail sur des thématiques qui les intéressent pour leurs prises en charge. Par exemple, nous participons à des colloques ou journées d’étude pendant l’année académique, c’est l’occasion lors d’un séminaire préparatoire, de faire une recherche en bibliothèque afin de découvrir qui sont les intervenants, la spécificité de leur exercice professionnel, comment ils développent/argumentent/illustrent une thématique puis de la complémenter/discuter à l’aide des apports d’autres auteurs. Ensuite, les étudiants font des synthèses des infos recueillies en petits groupes, préparent des questions à poser…
Après le colloque, ils intègrent les nouveaux apports entendus et les articulent avec ce qu’ils avaient trouvé dans la littérature et préparent des affiches pour présenter au grand groupe ou aux étudiants d’un autre Bloc ce qu’ils ont découvert, le relier avec leur pratique de stage, ce dispositif les amène à débattre entre eux…. Ce sont des séminaires enthousiasmants dont je ressors heureuse car je suis témoin de leur potentiel réflexif.
Je participe régulièrement à des activités avec mon chien Ruffy, toutes par la méthode d’éducation positive (obédience, balades libres, mantrailing…) C’est un berger australien, il a donc un grand besoin de se dépenser, d’apprendre, de jouer avec des congénères, mais c’est surtout un merveilleux moyen de construire une belle complicité entre nous.
Un projet Des projets, nous en avons dans la section psychomot…
Le 19 septembre, nous organisons dans notre HE la journée européenne de la psychomotricité. Au cours de cette journée, différents intervenants, souvent des jeunes diplômés, viendront témoigner de leur pratique psychomotrice, le public sera essentiellement constitué d’étudiants issus de diverses écoles de Belgique accompagnés de leurs professeurs. En fin de journée, est prévu un temps de rencontre entre les professeurs des différentes écoles qui comme nous forment de futurs bacheliers en psychomotricité, c’est l’occasion de créer des synergies entre les écoles et d’amorcer peut-être d’autres perspectives de rencontre. Pendant la pause de midi, nous organisons une foire au réseau, c’est l’occasion pour diverses asbl de psychomotricien de faire connaître la spécificité de leur offre et de tisser un réseau liégeois où chacun est mieux identifié.
  Avec des collègues, nous avons déposé une déclaration d’intention concernant un projet recherche qui pourrait démarrer dès l’année académique prochaine et dont l’objet est : « L’intégration de la lecture psychomotrice du bénéficiaire dans le bilan en psychomotricité. » Cette recherche prendra appui sur les outils existants tout en développant une démarche complète destinée à guider le (futur) psychomotricien dans la réalisation d’un bilan psychomoteur structuré d’un bénéficiaire. Elle répond ainsi au besoin tant des professionnels de terrain que des étudiants du bachelier confrontés à la disparité des pratiques et outils en termes de bilan psychomoteur ce qui génère des difficultés. La mise en place d’une pratique commune pourrait ainsi contribuer grandement à l’édification identitaire du psychomotricien.
Vivre le plus souvent possible en harmonie et en confiance avec ce que je suis, ce que je ressens, mes aspirations au jour le jour et tenter d’accorder la même liberté à ceux que j’aime.
 
Un moment L’année académique à venir sera un moment fort important pour moi puisque j’investirai le poste de chargée de mission de coordination pour notre section.
A la veille de mon entrée en fonction même si j’ai dans mon bagage une connaissance du métier et du terrain acquise par ma longue expérience professionnelle, je suis consciente que la coordination est un nouveau métier et j’en mesure la responsabilité. Je devrai être active pour développer et/ou perfectionner certaines compétences. Je le vis comme un défi mais aussi comme une nouvelle aventure professionnelle qui m’enthousiasme. Mon projet serait de poursuivre le développement du bachelier en psychomotricité en œuvrant avec l’équipe pour son actualisation et sa visibilité.
Mon moment, c’est le début du jour, j’ai de la chance puisque ce doux recommencement est quotidien. Alors que tout encore est calme à la maison, je m’installe avec un bon café à la porte fenêtre de la cuisine ou à la petite table sur la terrasse à la belle saison. Je reste un moment à observer l’éveil progressif de tout ce qui fait vie. C’est le moment de la journée où je me sens pleine d’énergie, j’aime souvent me lever tôt car j’ai ainsi le sentiment de disposer de temps libre avant de démarrer pour le boulot.
 
Un lieu Dans notre grand campus, cette citation prend tout son sens : « Ensemble, c’est mon endroit préféré ». J’investis certains lieux comme le bureau de Judith, le petit local de travail pour les enseignants, la salle des profs essentiellement parce que j’y rencontre des collègues.
Cependant, dès que le soleil brille, j’accorde une mention spéciale à la terrasse adossée à la salle des profs, pour prendre un café ou manger un bout à midi, c’est super !

Mon jardin sans hésitation et à proximité de ma maison, tout autour, la nature avoisinante façonnée en bocages rondement vallonnés, de vergers, le sentier qui sillonne le long du petit ruisseau d’Asse où j’aime et j’ai besoin de me promener quotidiennement, de me poser pour me connecter, me reconnecter…
 

Un plat Je passe souvent à la Cafétéria parce que je soutiens des initiatives comme celle de l’équipe de JEFAR qui intègre des personnes du service d'accueil de jour "Les Bleuets" qui prend en charge des personnes en situation de handicap mental. Cela me donne l’occasion de revoir un jeune homme qui y travaille et que j’ai bien connu et investi au début de ma carrière professionnelle lorsqu’il était enfant. C’est émouvant ! Les plats que je préfère sont le potage et les salades variées. Chaque année, mon jardin est généreux, fraises, groseilles, prunes, rhubarbe, pommes…j’aime beaucoup en faire des tartes, des confitures, des compotes. 
Nous faisons aussi des alcools de fruits que nous sommes heureux d’offrir à nos amis en fin de repas.
 Les haricots, pommes de terre, tomates, carottes, courgettes et potirons sont récoltés et préparés à 4 mains avec amour et gratitude pour des réserves hivernales… Cela prolonge la belle saison !
Un tic de langage Je pense que j’ai un accent et j’utilise quelques liégeoiseries. « Une rawette en plus, les personnes âgées ont des mèhins, ça me goûte bien, vous me direz quoi demain… »
Je m’exclame souvent : « Ho, c’est super »
Punaise…
Cécile raconte comme suit le parcours qui l'a menée à HELMo :
Un parcours professionnel de presque 30 années a forgé en moi une solide identité de praticienne en psychomotricité et m’a permis de développer une expérience de travail en équipe d’abord au sein d’un centre de jour pédopsychiatrique puis dans un centre de santé mentale. 
 La belle opportunité de commencer à HELMo est à l’initiative d’une collègue psychomotricienne et enseignante de notre HE qui m’avait ouvert les portes de son ASBL lorsque je suivais une formation continue sur le travail psychothérapeutique parents/bébé. En 2014, elle a eu la bonne intuition de me relayer la recherche de nouveaux Maître de Formation Professionelle pour le bachelier en psychomotricité.
 Je me suis vite passionnée pour l’accompagnement des étudiants dans les Activités d'Intégration Professionnelle. Et je me suis investie pour une charge plus large d’année en année. Je suis consciente de la chance qui est la mienne de contribuer à la formation de jeunes adultes et de les accompagner dans la construction de leur identité professionnelle.

Ce que l’on pourrait me souhaiter ? Cela touche toutes les étudiantes et tous les étudiants du bachelier, l’équipe des enseignants mais aussi tous les professionnels qui exercent notre belle profession, c’est évidemment la pleine reconnaissance du métier de psychomotricien !


 


Contact: Alice Driesen
Publié le : 26-06-19