Haute Ecole Libre Mosane

Coopération et Innovation pédagogique : Techniques de l’ingénieur en Afrique Centrale

Le projet CITAC a pour objectif premier de mettre en place et consolider des partenariats entre établissements d’enseignement supérieur (EES) en Afrique sub-saharienne afin d’instaurer de manière pérenne au sein de ces établissements des processus d’assurance de la qualité et des pratiques des personnels académiques, techniques et administratifs garantissant une transformation durable de ces EES afin qu’ils soient reconnus comme des acteurs du développement économique et social.

Objets et objectifs

Le projet CITAC contribuera à la réforme des EES et s’appuiera sur l’expérience et le partage de bonnes pratiques entre les établissements africains et les partenaires européens, en particulier en s’appuyant sur l’historique des systèmes qualité dans l’enseignement supérieur en Europe, et sur l’innovation dans l’enseignement supérieur : méthodes d’apprentissage et d’enseignement innovantes, dialogue permanent avec les acteurs du monde économique et écoute des étudiants.

HELMo Gramme y contribue selon les axes suivants :
•          renforcer et sécuriser le(s) système(s) qualité au sein des établissements d’enseignement supérieur africains à partir du partage d’expérience entre établissements européens et africains, et suggérer les bases de la mise en œuvre des réformes institutionnelles correspondantes nécessaires au sein de ces établissements,
•          garantir un enseignement adapté aux besoins des territoires et de haute qualité. La qualité des enseignements dans le domaine des sciences de l'ingénieurs et des TIC est vue comme un moyen efficace pour tisser de solides liens entre établissements d’enseignement supérieur et les secteurs productifs ; des liens mis au service d’un emploi productif et décent pour les jeunes et au service d’acteurs économiques qui ont besoin de femmes et d’hommes qualifiés.

L’objectif commun des écoles d’ingénieurs d’Afrique Centrale participant à cet appel à projet est de progresser significativement dans la montée en qualité de leurs formations d’ingénieurs. Travailler l’ingénierie pédagogique implique de mettre en place des manières de faire locales en s’inspirant des standards et outils déjà présents en Europe, tels que la formalisation de la prise en compte des attentes des parties prenantes autour de l’école (entreprises, familles, tissu économique, etc.), la formalisation des compétences attendues et la contribution de chaque module de formation au parcours global (acquis d’apprentissage).

De même, les écoles du consortium souhaitent renforcer les outils qualité et d’amélioration continue tels que l’évaluation des enseignements par les parties prenantes, les revues qualité ou la traçabilité des activités particulières de chaque étudiant au cours de son parcours de formation en vue du Supplément au Diplôme.

L’ensemble du tissu économique et social bénéficiera également du projet, dans la mesure où l’employabilité des ingénieurs issus de ces formations s’appuiera sur des travaux d’adéquation emploi et formation menés en amont entre les acteurs du projet.

Démarche

Le projet fait, dans un premier temps, un état des lieux des situations, pratiques, référentiels actuellement en vigueur au sein des EES en s’attachant à représenter simultanément les référentiels africains et européens. Cet état des lieux est complété d’une proposition d’organisation de collectifs et d’indicateurs qui seront actifs dans les phases ultérieures du projet. Tout cela se déroule sur la première année du projet dans les WP 1 et 2.

La consultation des secteurs productifs, des institutions et des alumni est traitée dans le cadre du WP3. Ce WP s’accompagne de la constitution de Conseils de perfectionnement pour conduire à une expression des besoins des entreprises en termes de compétences et d’employabilité. Ces besoins seront pris en compte par les EES en vue d’enrichir ou harmoniser les méthodes d’apprentissage, connaissances, compétences, outils numériques, modalités d’évaluation afin de répondre aux besoins guidés par l’employabilité des futurs diplômés et par l'exigence de standards qualité revisités. À mi-parcours du projet, ces éléments seront disponibles.

De manière progressive et en parallèle des actions précédentes seront conduites :
- une phase de transfert d’expériences tirant profit des référentiels et pratiques déjà en place dans les établissements européens, avec une phase d’immersion (WP4),
- une phase d’expérimentation, puis d’évaluation au sein des EES africains (WP5).

La communication et la dissémination des résultats du projet vers la communauté des EES, les pouvoirs publics, les entreprises et la société seront mises en place dès le début du projet et pendant toute sa durée (WP6). Le pilotage du projet fera l’objet d’un lot de travail spécifique (WP1).

Types de résultats

  • Réingénierie de 8 parcours de formation suivant l’approche compétences, avec inputs des partenaires socio économiques
  • Formation de 50 enseignants à l’approche centrée sur l’étudiant
  • Intégration des outils d’assurance qualité dans la gouvernance des EES (évaluation des enseignements, revues qualité)
  • Création d’un club des responsables qualité avec participation de 16 EES de la région au colloque de fondation

Partenariats

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Chercheuses et chercheurs

Olivier PRAZ
Jean-Claude ENGLEBERT

Contact

Olivier PRAZ - o.praz@helmo.be

Date de début

01-01-23

Date de fin

01-01-26