WorldSkills Belgium : Cédric et Guillaume parlent de leur expérience
Vous devez accepter les cookies fonctionnels pour lancer cette vidéo. Changer les réglages
En novembre dernier, les Startech’s Days ont départagé de nombreux compétiteurs dans des domaines variés des métiers techniques, technologiques et scientifiques. Parmi eux, Cédric Dewolf et Guillaume Mathieu, étudiants à HELMo Saint-Laurent, respectivement en Robotique industrielle et en Automatisation. Tous deux ont remporté une médaille d’or à l’issue de la compétition !
Comment avez-vous eu l’idée de participer au concours ?
Cédric (médaillé d’or en Intégration Robotique) : Giovanni, un ancien compétiteur, est venu nous rendre visite dans notre classe. J’ai été intéressé de participer au concours pour me lancer un défi et voir ce que ça pouvait donner. J’ai d’abord passé une qualification en Belgique, puis j’ai suivi une formation chez FANUC, le fournisseur officiel des cellules pendant la compétition. Puis il y a eu la compétition belge, les Startech’s Days, avec à la clef, la possibilité de partir aux WorldSkills à Shanghai en 2026.
Guillaume (médaillé d’or en Mécatronique) : En mars, on a eu une première partie où on devait remplir un dossier théorique et faire un premier programme pour qu’ils puissent présélectionner parmi les candidats. De mars à novembre, on était 10 sélectionnés et on a suivi des formations « techniques » et « soft skills ». Ensuite, en septembre/octobre, il y a encore eu une sélection parmi les 10 pour choisir qui allait faire les finales. C’était ma deuxième participation, l’année dernière j’avais également réussi à me sélectionner pour les finales en duo avec un étudiant de Henallux. On avait fini deuxièmes, un peu contre toute attente, donc cette année on était très motivés à retenter l’expérience pour essayer de faire mieux !
En quoi consistait la compétition dans vos domaines respectifs ?
Cédric (Intégration Robotique) : La compétition se déroule sur une journée. On reçoit à l’avance un programme pour s’entraîner et on sait de quel matériel on va avoir besoin. Le jour du concours, on peut seulement avoir un cahier de notes et on a 7 heures pour réaliser l’assemblage et le code demandés. Il s’agit d’une simulation de ce qu’on pourrait avoir en entreprise, avec un cahier des charges à réaliser. Ici, l’application demandée était de prendre des boîtes, les disposer sur un tapis, les remplir et ensuite les mettre sur une autre palette, en boucle, comme une palettisation en entreprise.
Guillaume (Mécatronique) : Cette année, l’épreuve était plus poussée que lors de ma première participation. On part d’un cahier des charges d’une mini-usine pour un client. Je m’occupais de la partie montage – électricité, pneumatique, etc. – et mon binôme de la partie programmation – trier les pièces, vérifier leur couleur, taille, etc. On était chronométrés pendant les 3 jours de compétition. Comme on manque de temps, il faut faire des choix sur ce qu’on met en place ou pas, sélectionner ce qui peut faire la différence au niveau des points, et la dernière journée, on s’en est vraiment bien sorti, on a réussi à proposer quelque chose de très fonctionnel et de très propre.
Comment vous êtes-vous sentis pendant la compétition ?
Cédric (Intégration Robotique) : Pas trop stressé. Très concentré, pour ne pas rater, ne pas oublier des détails, vérifier que tout fonctionnait parfaitement, et c’était le cas en fin de journée ! Pour moi, la difficulté du concours était bonne, ça force à bien réfléchir, à penser à tous les petits détails, sans être trop pointilleux ou difficile.
Guillaume (Mécatronique) : C’est une expérience de fou. Faire la compétition pendant 3 jours consécutifs, on ne se rend pas compte, mais c’est très fatigant ! C’est stressant de voir le public passer autour de nous, de voir qu’on n’aura pas le temps. On aime bien quand les choses sont bien faites, mais quand on manque de temps, il faut trouver des solutions et rester très lucides : ça m’aide beaucoup pour l’être encore plus qu’avant et je sais que c’est quelque chose de crucial en entreprise, d’être capable de travailler sous le stress.
Que retirez-vous de cette expérience ?
Cédric (Intégration Robotique) : Humainement, c’était très chouette. On peut voir beaucoup de monde et c’est intéressant de savoir par où les experts du domaine sont passés pour arriver là où ils sont. Les formations sont également très intéressantes, surtout celles sur les « soft skills ». C’est une bonne expérience à faire, je recommande !
Guillaume (Mécatronique) » : J’ai appris plein d’astuces grâce aux experts qui nous ont donné les formations. J’ai bien vu que cette année, j’étais encore plus efficace que l’année dernière. Au fur et à mesure des années, on peut vraiment bien progresser. L’expérience acquise et les formations, c’est toujours ça de pris ! Je recommande vraiment de tenter l’expérience, il n’y a pas de raison de ne pas essayer, en plus c’est gratuit !
Début décembre, le comité de WorldSkills Belgium a annoncé les métiers qui seraient représentés aux mondiaux de Shanghai en 2026, ainsi que les compétiteurs sélectionnés. Cédric Dewolf représentera notre pays dans la catégorie « Intégration Robotique » aux côtés de son binôme pour cette compétition, Sacha Van der Cuylen, de Henallux. Ils seront coachés par Giovanni Crapanzano, diplômé de HELMo Saint-Laurent, « expert » dans ce domaine et lui-même ancien médaillé d’or et compétiteur lors des EuroSkills de 2023. Nous leur souhaitons d’ores et déjà bonne chance pour cette belle aventure !