Un article scientifique pour le projet MIBREAST !
Abstract
Projet MIBREAST : une publication scientifique sur la reconstruction mammaire par impression 3D
Une matrice imprimée en 3D pour soutenir la reconstruction des tissus après une mastectomie : c’est la piste explorée dans le cadre du projet MIBREAST. Une première publication scientifique issue de ces travaux, menés par Frédéric Oprenyeszk et Rachel Dobbelstein, chercheurs au sein de l’UR Gramme, Informatique & Bio Tech, en étroite collaboration avec le Dr Christophe Nizet du CHU de Liège, est parue dans la revue Scientific Reports.
Une matrice pour soutenir la reconstruction des tissus
L’étude porte sur des matrices fabriquées par impression 3D à partir de PLCL, un polymère biorésorbable. Ces supports sont conçus pour permettre aux tissus de se développer, avec l’objectif de contribuer, à terme, à de nouvelles approches de reconstruction mammaire après une mastectomie.
Les chercheurs ont comparé deux modèles présentant des espacements internes différents : 3 et 6 millimètres entre les axes des éléments qui composent la structure. L’enjeu est d’étudier comment cette architecture influence les propriétés mécaniques du support et son intégration dans les tissus.
Des résultats encourageants au stade préclinique
Les deux modèles ont été évalués en laboratoire et chez le lapin, avec un suivi allant jusqu’à 36 semaines. Selon les résultats présentés par l’équipe, ils montrent une bonne compatibilité biologique : les tests n’ont pas révélé de toxicité pour les cellules et la réaction inflammatoire observée est restée légère.
Les observations mettent également en évidence une intégration des matrices dans les tissus et le développement de vaisseaux sanguins, avec un pic de formation de nouveaux vaisseaux à 12 semaines. Enfin, le modèle présentant un espacement de 6 millimètres possède une résistance à la compression située dans la gamme de celle du tissu adipeux naturel, une caractéristique importante pour envisager son utilisation dans la reconstruction de tissus mous.
Ces résultats constituent une étape de recherche, et non une solution déjà disponible pour les patientes. L’étude étant préclinique, des travaux complémentaires restent nécessaires avant d’envisager une application chez l’être humain.
Une collaboration entre recherche et pratique clinique
Ce travail réunit les équipes de l’UR Gramme, Informatique & Bio Tech, le service de chirurgie plastique et maxillo-faciale du CHU de Liège et de l’ULiège, ainsi que le CER Groupe. Il illustre les collaborations entre chercheurs et cliniciens autour du développement de nouvelles pistes pour la reconstruction mammaire.
L’article, intitulé « 3D-printed PLCL scaffolds for breast reconstructive tissue engineering: a pre-clinical study in a rabbit model », est publié dans Scientific Reports.